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Jour J... tant attendu... peut être.

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Eil'liathan Tyan'Lirulin

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Mer 22 Aoû - 23:03

Syl'adran était parti, grièvement blessé. Tout puissant qu'il soit, Élémentaire ou Sorcier. Étrangement les deux, il ne pouvait pas lutter contre deux Élémentaires et un virtuose du combat.
Car, même si ça me faisait mal de l'admettre, c'est ce qu'était Wylian. En ce qui concernait le maniement des armes, il valait largement mon frère. La preuve, il l'avait assez agacé pour le pousser à user de toute sa puissance. Mais il n'avait pu résister à notre trio improvisé sur le tard. Jamais je n'aurais pu penser pouvoir me battre de cette façon avec Wylian, lui laissant mener la danse, comptant sur lui pour m'offrir une opportunité. C'était avouer que je ne pouvais pas rivaliser avec lui sur tous les points, et cette constation m'agaçait profondément.
Mais je n'avais pas vraiment le temps de ruminer, Syl'adran n'était plus là certes, mais ses soldats eux étaient bien présent et la disparition de leur chef, loin de les décourager les poussa à redoubler d'ardeur.
Ils étaient nombreux, mais désorganisés et surtout désorientés par les vagues successives de renforts. D'abord celle d'Emea, puis celle des soldats que Wylian avait envoyé en tête sur la route, espérant prendre mon frère de vitesse.
Ils n'y étaient pas parvenu et finalement, ce n'était pas plus mal. Et moi, j'avais un besoin urgent de me défouler.

Croiser mon frère, constater ses nouveaux talents et revivre... ça, c'était beaucoup trop pour une seule journée.
Tremblant encore au souvenir de la vision que m'avait imposé mon frère, je me retournais dès qu'il eut disparut, constatant que si j'étais sauve, je ne le devais qu'à Nerwen qui avait assuré nos arrières, à Emea à moi.
Et la voir soudainement en mauvaise posture ne fut que le prétexte dont j'avais besoin pour laisser totalement libre court à ma colère. Et si j'avais usé d'une grande partie de ma puissance pour déstabiliser mon frère, il m'en restait largement assez.
Échappant un grognement, je laissais de nouveau mes Ombre m'entourer de leur aura noire, crépitante de quelques éclairs faisant écho à ma colère, sous mes pieds, la terre tremblait légèrement et tendant subitement la main en avant un violent courant d'Air cueillit plusieurs Corrompus au niveau de la taille, les envoyant dans les branches des arbres alentours. Branches qui s'enroulèrent soudainement autour de leurs corps pour les étouffer avant de laisser retomber des cadavres d'elfes redevenus ceux qu'ils avaient toujours étés... Leurs vies en moins.

Les elfes noirs entourant Nerwen connurent un sort tout aussi triste, la terre s'effondra sous leurs pieds et je me jetais sur eux, matérialisant une lame d'ombre et de Feu pour trancher tout ce qui passait à ma porté, rejoignant finalement la jeune femme, avec la ferme intention de lui rendre la pareille et surtout... Me défouler.

Puis finalement, le combat perdit de son intensité et un calme de mort retomba brutalement alors que le dernier de nos ennemis rendait l'âme.
Faisant disparaitre mon arme improvisée je tentais de calmer ma respiration et les battements affolés de mon cœur, incapable d'oublier ma vision, mon cauchemar. J'échappais un grognement, comprenant qu'utiliser les ombres avait été mon erreur, je lutais pour les renvoyer au néant alors qu'elles m'entouraient encore.
Et si elles me permettaient d'oublier en me dévorant hein ? Oublier toutes ces morts que j'avais causé ? Comme c'était tentant.





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Nerwen Lythandas

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Mer 22 Aoû - 23:25

La situation commençait à sérieusement se dégrader pour moi, et alors que je tentais pitoyablement de me sortir de ce faux pas, je sentis une nouvelle aura menaçante se former derrière moi. Mais cette fois-ci, je sentais bien qu'elle n'était pas dirigée vers les membres de notre unité. Les Corrompus furent balayés rapidement, perdus dans les étreintes mortelles des arbres, avant que ceux qui m'entouraient s'écrouler dans des trous creusés sous leur pieds. Me redressant maintenant en tentant d'oublier la douleur qui me lacérait la jambe, je m'infligeais une nouvelle brûlure pour stabiliser ma plaie avant de reprendre mes armes et de continuer le combat. Usant de mes pouvoirs comme de ma lame, les derniers Corrompus tombèrent enfin, laissant derrière eux un atmosphère pesante et une odeur ferreuse de sang.

Alors que je me tournais, sans voix, vers la Princesse, je la vis lutter contre les ombres. M'inclinant un instant devant elle, je décidai de reporter mes remerciements pour un instant plus propice. J'accordais un regard à Dame Dall'Assied, m'assurant qu'elle allait bien, avant de laisser les deux elfes seules pour suivre les ordres du Prince. J'étais, au vue de ma jambe boiteuse et douloureuse, considérée comme blessée, ce qui me plut autant que si l'on m'avait planté un couteau dans la poitrine. Inutile pour le moment, je me contentais de rengainer mes armes après en avoir essuyé le sang sur ma cape poisseuse, puis je parcourus des yeux les corps inertes de nos anciens ennemis, récupérant mes couteaux souillés que je remarquais ici et là. Me dirigeant lentement vers l'endroit où Nabilac, qui semblait blessé lui aussi, et les autres soldats avaient rassemblés les chevaux, j'entendis un hennissement strident que je reconnus vite.

Flattant l'encolure de Ligie qui était venue à ma rencontre, j'essuyais maladroitement les tâches de sang qui tâchaient ma joue gauche, sachant qu'il me faudrait plus que ça pour me débarrasser de la saleté incrustée sur mon corps. M'aidant de l'air à cause de ma jambe invalide, je montais en selle et suivis le groupe de soldats vers un endroit tranquille, en périphérie pour éviter à d'éventuels chevaux apeurés -ce qui risquait fort de se produire- de s'enfuir, ou pour parer une contre attaque vu que j'étais encore assez valide. Je laissais derrière moi, sans un regard, un champ de bataille sanglant qui allait bientôt disparaitre.




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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Mer 22 Aoû - 23:50

Les mots de Syl'adran manquèrent de m'arracher un frison. Si sa voix n'avait pas été si sifflante, chargée de menace non ditse et d'une cruauté sans égale, j'aurais pu hésiter.
Mais je ne me laisserais certainement pas avoir si facilement. Préférant rester concentrée, ignorant les provocations de l'ancien Prince, j'écarquillais légèrement les yeux devant la riposte qu'il me réservait, mais je préférais venir en aide à Eil'liathan. Il ne me faudrait que quelques secondes, mais c'était un calcul risqué.
Heureusement pour moi, il ne fut pas trop mauvais, je parvins à envoyer un éclair au coeur de l'illusion qui tourmentait Eil'liathan et à créer, la seconde suivante, un épais mur de terre qui me protégea contre les Eléments que Syl'adran déchaîna sur moi.
Ma protection vola pourtant en éclat sous la puissance de l'impact et je fus projetée quelques mètres en arrière, accusant le choc alors que quelques débris laissaient des marques sanguinolentes un peu partout sur mon corps.
Ignorant la douleur, je me relevais rapidement, soulagé de savoir Nerwen dans mon dos. Elle assurait mes arrières, ne laissant aucun Corrompu m'atteindre, me permettant de me concentrer sur Syl'adran.

Au même moment, la prison d'Eil'liathan céda et l'air s'alourdit encore un peu plus sous sa propre puissance. Elle était en colère, je savais que dès qu'elle réaliserait que ses visions n'étaient pas autre chose, elle en voudrait terriblement à son frère et quand elle tourna les yeux vers moi, je n'hésitais pas une seconde à exciter sa colère, quitte à en payer le prix plus tard.
Je n'eu pas grand chose à dire pour l'obliger à se concentrer et surtout à se battre. Quand elle concentra son attention sur son frère, aux prises avec Wylian, je fis de même et quand elle fit appel à ses pouvoirs, je l'imitais.

J'étais aussi surprise que soulagée de la voir simplement attendre une opportunité, jamais je n'aurais pensé qu'elle puisse assez faire confiance à Wylian.
Mais elle n'avait pas eu tord et dès qu'il eut ouvert une faille dans la garde de Syl'adran, imitant ma compagne, je mêlais entre eux tous les éléments que je maîtrisais pour les envoyer sous une forme de sphère sur le Corrompu. Gêné par Wylian, il ne pu totalement esquiver l'attaque et ouvrit une nouvelle faille dans sa garde et Wylian n'hésita pas une seconde.

Se sachant vaincu, Syl'adran ne pus que reculer et disparaître, non sans avoir lancé un dernier regard lourd de sous entendu à sa soeur.

Mais ce n'était pas parce que Lui était parti que le combat prenait fin, ses soldats semblèrent même redoubler d'intensité dans leurs attaques et je dû me concentrer pour me défendre de nouveau, usant de mes pouvoirs et d'une fine lame pour me défendre. Je remarquais la position inconfortable de Nerwen mais n'eu pas le temps de lui venir en aide que ses ennemis rendait l’âme sous les armes improvisées d'Eil'liathan.

Je n'eus pas à lutter bien longtemps. Maintenant que nous les surpassions en nombre, nos ennemis furent vite éradiqués et un silence de mort retomba soudainement sur le champs de bataille.
Et je dû porter une main à ma bouche pour retenir une nausée provoqué par l'odeur acre du sang frais. Tachant d’oublier les visages aux yeux révulsés des elfes mort au combat, je levais les yeux sur Eil'liathan et grinçais des dents.

J'aurais du m'en douter.

Essuyant rapidement ma lame sur ma cape, je la rengainais avant de ramasser mon arc et courir vers mon amie. Croisant Nerwen qui avait visiblement jugé bon de nous laisser, je lui accordais un vague sourire de remerciement avant de me concentrer sur la Princesse.

"Eil'lia...c'est finit." soufflais-je.

"Reste avec nous."

Hésitant quelques secondes, de peur d'être...blessée par ses ombres, je tendis une main en avant, attrapant la sienne pour la serrer.

"Reste avec nous.." répétais-je alors qu'elle tournait les yeux vers moi.

Le coeur serré devant son regard emplit de larmes, je la pris doucement dans mes bras, murmurant des paroles rassurantes, alors que dans mon dos, Wylian distribuait déjà ses ordres.


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Eil'liathan Tyan'Lirulin

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 0:10

C'était bel et bien finit... Pour cette fois. Et c'était bien là qu'était le problème. Oui, cette bataille ci était bel et bien terminée, Wylian avait suffisamment blessé mon frère, ou ce qu'il en restait pour qu'il ne revienne pas à la charge avant un moment. Et nous n'étions plus loin du port.
Mais ce n'était qu'une bataille. Une seule et pour une seule personne. Comme j'aurais aimé n'être qu'un soldat, qu'une elfe parmi tant d'autre et comme je maudissais ce sang sacré coulant dans mes veines. J'aurais voulu tout oublier, m'enfuir, ne jamais revenir, disparaitre. Mais je n'en avais pas la possibilité.

A moins que mes Ombres ne m'offre ce paradis ? Celui de l'oubli.
Plus je les sentais s'insinuer plus profondément en moi, moins je leur résistais me laissant séduire par leurs promesses. Plus de vies sacrifiées pour la mienne, plus de responsabilités, plus de souvenirs.
Juste, du vide, simplement le néant. Cette perspective me semblait terriblement tentante. Et j'allais ouvrir la porte de mon coeur aux ombres que je ne maitrisais finalement pas si bien quand je sentis un contact doux sur ma main.
Sursautant à peine, je n'en avais pas la force, je fronçais les sourcils, encore une fois ramenée à la réalité par les paroles d'Emea. Et je réalisais soudain que nous serions certainement tous mort, ou presque si elle avait obéit.

Finalement, si elle n'avait pas été là, il n'était pas certain que Wylian ait pu reprendre le combat contre mon frère et moi, je serais resté prisonnière de mes souvenirs.
Et une fois encore, elle me sauvait, me rappelant à la réalité alors que j'avais faillis m'abandonner aux Ombres. Ombres qui se dissipèrent lentement à regrets, mais je n'écoutais plus leur murmures.
J'avais tourné les yeux vers Emea, soudain très lasse et lui rendis son étreinte, cachant mon visage sans ses cheveux pour cacher plusieurs larmes.
Soupirant légèrement, je la laissais rompre notre étreinte et tendit vaguement l'oreille pour entendre Wylian distribuer plusieurs ordres et pour une fois, l'idée de protester ne m'effleura même pas l'esprit.
J'aurais voulu pouvoir rendre un dernier hommage aux soldats qui avait sacrifié leurs vies et promenant mon regard sur les survivants, je constatais avec soulagement qu'ils étaient bien plus nombreux que je ne l'aurais pensé.

Sur la trentaine de soldats composant notre escorte, plus de la moitié avait survécu, les morts devaient être une dizaine, à peine plus. Et même si c'était une dizaine de trop, au moins tous n'étaient pas mort.
C'était une bien maigre consolation, mais je m'en contenterais pour le moment. Je pleurerais leur mort plus tard. Sur la plage, quand je pourrais être seule et leur rendrais hommage à ma façon.
Ce n'était pas grand chose, mais peut être ma conscience s'en trouverait-elle soulagée.

Me laissant entrainer par Emea, je jetais un rapide coup d’œil à Wylian, mais il ne le vis pas, occupé à ordonner ses soldats. Retrouvant Itarillë, je constatais avec soulagement qu'elle n'avait rien.
Je n'aurais jamais dû quitter son dos. J'aurais dû la laisser s'enfuir, écouter son instinct alors que nous faisions face à Syl'adran. Elle savait que son apparence n'était qu'une feinte, mais j'avais refusé de voir dans ses piaffements la preuve que je tombais dans un piège à pieds joints... Et le pire c'est que j'avais été la seule.

Pitoyable...

Me hissant en selle, j'aperçus de nouveau Nerwen et lui adressais un timide sourire, heureuse de la savoir en vie, elle qui avait si bien assuré nos arrières.
En tête, Nabilac semblait un peu plus amoché mais en vie et plus morose encore que d'habitude. Je n'avais pas imaginé que ça puisse être pire. Laissant trainer mon regard, je reconnu encore plusieurs soldats et crispais la mâchoires pour retenir mes larmes en étant incapable d'en reconnaitre d'autre.

Nabilac nous mena légèrement à l'écart et nous pûmes penser nos plaies sans être dérangés.
N'étant pas franchement atteinte, je tentais de me rendre le plus utile possible, souriant gentiment alors que l'on me faisait remarquer que je n'avais pas à me donner tout ce mal.
Pour moi, c'était plus que normal...





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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 0:24

Je retins à peine un soupir de soulagement en voyant les Ombres disparaitre lentement, me demandant vaguement jusqu'à quel point elles avaient pu atteindre Eil'liathan cette fois-ci.
Quand elle me rendit mon étreinte, je souris, comprenant que j'étais pardonnée pour mon forcing et je murmurais encore quelques paroles que je voulais apaisantes. Mais je savais que je pourrais lui assurer autant que je voudrais qu'elle n'était coupable de rien, jamais elle ne l'admettrait. Tout ce que j'espérais, c'était que ce nouvel épisode sanglant n'offrirait pas une excuse supplémentaire à ses Ombres pour tenter de s'emparer d'elle.
Tant que je serais avec elle, je m'assurerait autant que possible qu'elle ne sombre pas, tout ce que j'espérais c'était en avoir la force.

Rompant doucement notre étreinte, je saisis ses mains dans les miennes, souriant légèrement avant de me concentrer sur les ordres que distribuait Wylian.
J'aurais bien protesté, pour pouvoir rester avec lui, mais je préférais encore m'abstenir, sachant parfaitement que cette bataille ci laisserait plus de traces encore que toutes les autres.
Je ne savais pas à quel point le souvenir qui lui avait été imposé le hantait, je n'avais jamais réussit à le deviner, je ne pouvais qu'imaginer, mais je n'avais aucun doute quant au fait qu'il serait encore plus vivace dans les jours à venir.

Cette vision avait été particulièrement horrible, monstrueuse. Je connaissais l'histoire, mais la voir ainsi, c'était autre chose. Vaguement, je me demandais comment l'enfant qu'il était alors avait pu survivre à une telle épreuve et sourit en me rappelant sa force.
Soupirant de nouveau, renonçant à croiser son regard, puisque de toute façon, il nous tournait le dos, j'entrainais Eil'liathan vers les chevaux que les soldats avaient commencé à réunir.
Retrouvant Kementari un peu nerveuse, elle n'avait pas l'habitude de ce genre de... balade. Je mis un moment à la rassurer complétement avant de pouvoir me hisser en selle et suivre Nabilac et les soldats blessés vers un lieu sur.
Chevauchant lentement aux côtés d'Eil'liathan, je tentais d'évaluer les pertes. Même si elles étaient certainement moins lourdes que ce à quoi nous nous étions attendus, nous avions tout de même perdu de bons soldats.

Nabilac nous choisit finalement une petite clairière à à peine un kilomètre de la route et nous mimes pieds à terre. Il était temps de panser nos plaies avant de repartir.
Les soldats les moins atteint assurant la protection de notre pseudo campement de fortune. Nous ne monterions aucune tente, ne ferions aucun feu.
Nos capes et le nécessaires de soins qu'emportait chaque soldats suffirait. Nabilac avait été très clair. Certes, les plaies devaient être pansées, mais nous ne devions pas relâcher notre vigilance.


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Nabilac Alaëstra

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Ancien Eclaireur
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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 0:43

Autour de moi, les combats faisaient rage. L'atmosphère était alourdie par la magie des Élémentaires, qu'ils soient soldats ou Corrompus, mais surtout par la puissance anormalement écrasante de ce qui fut l’Héritier du Trône Daes.
Qu'il use des Dons des Sorciers me perturbait. Je ne comprenait pas comment c'était possible, et surtout, je n'arrivais pas à déterminer comment ce détail avait pu m'échapper.
Aucun Sorcier ne pouvait échapper à la vigilance de ma chevalière, même en usant de sort de dissimulation, ils laissent forcément derrière eux une empreinte magique.
Il en allait de même pour les Élémentaires et même s'ils pouvaient camoufler leur puissance, ils ne pouvaient dissimuler leur présence et pourtant, étant l'un et l'autre, Lui avait réussit à complétement disparaitre.

Plusieurs fois, je manquais de me faire tuer, trop préoccupé par les pouvoirs étonnant de Syl'adran et dû me reprendre. Ce n'était pas le moment de penser à ça, pas alors que la vie du Prince était menacé. Mais j'avais beau me démener, privé de l'usage de l'un de mes bras, je n'arrivais pas à le rejoindre, je ne pouvais rien faire d'autre que trancher la chair des ennemis qui se présentaient devant moi, toujours plus nombreux.
Jusqu'à ce que des renforts inespérés ne fasse leur apparition. Encore une fois, je ne comprenais pas ce que l'escorte de Dame Emea faisait là alors qu'elle aurait du être à des kilomètres de là, en sécurité, mais je préférais ne pas me poser de question.

Il est dangereux de penser en combat. Alors, je me laissais enfin aller à mes réflexes alors qu'Emea et les soldats l'accompagnant se jetaient dans la bataille.
J'aperçus la fiancé du Prince se ruer vers lui et son adversaire, Nerwen sur les talons, défendant ses arrières, mais la suite de leur combat m'échappa. Je fus juste capable de sentir une nouvelle vague de puissance, comprenant qu'elle émanait de la Princesse.
Mais le reste m'échappa totalement. Je n'avais pas vraiment l'occasion de m'en préoccuper, soulagé à l'idée que le Prince était de nouveau libre de ses mouvements, je continuais de tuer tout être à la peau noircie par les ombres passant à porté.

Enfin, le nombre de nos ennemis sembla décroitre et dans mon dos, j'eus vaguement conscience d'une troisième vague de renforts. Nous pouvions enfin nous organiser et nous battre à armes égales.
Quoi que l'on en dise, tous autant que nous étions ne pouvions nous résoudre à ne défendre que notre vie alors que celle de notre Général était en péril et le voir peiner face à l'adversaire n'était pas bon pour le moral des troupes, alors, quand Syl'adran du battre en retraite sous les assauts commun de Wylian, sa Dame et la Princesse Daes, nous redoublâmes d'effort pour éradiquer l'ennemi.

De loin, je vis Nerwen en difficulté, la bataille n'était pas finie, des vies pouvait encore disparaitre, mais l'idée que la sienne s'arrête ici me glaça le sang, j'étais bien trop loin pour faire quoi que se soit.
Mais ce fut inutile... et il va sérieusement falloir que je me reprenne !!

Quand le silence retomba finalement sur le champs de bataille, j'échappais un soupir de soulagement mais refusais de rengainer, m'attendant à une contre attaque et quand le Prince m'appela, je hochais simplement la tête, plus du tout certain que j'étais la bonne personne pour mener les blessés et nos protégées en lieu sure.
Mais je n'en laissait rien paraitre, appliquant les ordre à la lettre, je nous trouvais finalement une petite clairière proche de la route et organisais au mieux les défenses alors que les blessés les plus graves étaient soignés.
Inutile de risquer encore bêtement des vies, mais je refusais de relâcher mon attention et poussait mes compagnons à faire pareille. Refusant les soins qu'on me proposa.
Je pouvais attendre !


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Wylian Tyl'Illian

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 10:35

Mon poignet me brûlait atrocement, et plusieurs fois je dus réfréner l'envie de regarder ce qu'avait pu m'infliger ce fou pour que ce soit plus douloureux encore que s'il me l'avait brisé. Mais quoi qu'il ait fait, mes hommes en avait assez vu comme ça - d'apparence extérieure, je ne portais pas la moindre trace de blessure, le seul sang souillant mes habits étant celui de mes ennemis, et j'avais une image de pseudo Général invincible à préserver. Pourtant, ce n'était pas moi qui avait propagé cette rumeur douteuse... mais c'était moi qui en subissait le plus les effets, condamné par la force des choses à ne plus devoir faire un seul faux pas. Oh bien sûr, ma simple nomination à ce poste de Général impliquait trop de responsabilités pour me laisser le droit à l'erreur... mais la réputation que l'on m'avait taillé sur quelques exploits me pesait de temps à autre... et tout particulièrement maintenant alors que je reconnaissais le visage de quelques uns de mes meilleurs soldats parmi les corps inertes que nous rassemblions pour les brûler.

Je totalisais le nombre des victimes dans nos rangs à onze - une broutille si on considérait la violence des assauts que nous avions subits et la puissance de l'ennemi, onze de trop selon moi, et mon expression se durcit un peu plus alors que le feu purifiait la scène du théâtre de ce massacre. Repoussant - une fois encore - l'envie de jeter un coup d'oeil à mon poignet, je récupérais avec mes hommes les armes de prédilection de nos soldats morts, mises de côté pour les rapporter à leurs familles à notre retour, et bondis souplement sur le dos de Maeglin, imité par mes soldats qui ne portaient que quelques blessures superficielles pour certains. Docile, pour une fois Maeglin se contenta de l'allure que je lui imposais, soit un petit galop rapide, et bien que je surveille les traces du passage du premier groupe de nos compagnons... il me guida presque de lui-même jusqu'au campement improvisé par Nabilac dans une petite clairière. J'avais eu beau en apparence les ignorer, je m'inquiétais à m'en rendre malade pour Emea et pour la Princesse - je n'avais pas été dupe... utiliser les Ombres avait été une très mauvaise idée.

Je m'arrachais les cheveux de l'admettre, mais si Emea n'avait pas été là, je ne sais pas comment nous aurions pu nous en sortir. Elle avait été le petit plus, la diversion qui avait fait pencher la balance en notre faveur, et pour ça... elle méritait des excuses. Mais elle s'était aussi sciemment mise en danger en venant à notre rencontre, en désobéissant à mes ordres - elle méritait autant des excuses qu'une engueulade en bonne et due forme, mais ce serait pour plus tard - le sang, les combats, ma vision, ma peur pour elles me rendait encore trop nerveux et confus pour que j'envisage seulement pouvoir aligner deux mots cohérent les uns à la suite des autres. Deux mots autre que des ordres, bien sûr.

Arrivant dans la clairière, je la balayais du regard pour évaluer les dégâts - la moitié des soldats restant avaient reçu au moins une blessure méritant des points, et l'autre moitié restait assez secouée - ce combat n'avait pas eu grand chose à voir avec ceux dont nous avions l'habitude. En temps normal, nous ne combattions pas des fous moitié élémentaires, moitiés sorciers, et leurs sbires, le tout surgissant de nulle part pour nous mettre des battons dans les roues alors que nous tentions de protéger une Princesse capricieuse et sa Dame de compagnie têtue. Pfff...

Mettant pied à terre, je rejoins Alaëstra et fronçais les sourcils en voyant son état.

- Tu as fait du bon travail, dis-je doucement, conscient malgré tout qu'il devait s'estimer responsable de l'état de nos troupes puisque c'est lui qui nous avait guidé. Soigne tes blessures et prend un peu de repos - je te veux en forme pour mener tes éclaireurs lorsque nous repartirons, conclu-je en posant ma main sur son épaule, la serrant brièvement, avant de me détourner pour aller à la rencontre de la Princesse.


Pâle, les traits tirés, je soupirais en la voyant se démener pour se rendre utile, et je lui barrais la route alors qu'elle s'approchait d'un autre soldat occupé à suturer lui même la blessure tailladant son avant-bras, dans l'idée sans doute de lui proposer son aide.

- Vos attentions les honorent, Princesse, mais mes soldats sont parfaitement à même de s'occuper d'eux tout seul, expliquais-je avec douceur, exprimant sans doute tout haut ce qu'ils n'osaient même pas penser tout bas. S'il vous plait, asseyez-vous, buvez un peu, mangez quelque chose, et laissez nous nous occuper des blessés.


J'avais eu beau m'exprimer d'une voix douce, l'ordre dissimulé était pourtant bel et bien présent - nous étions tous très touchés par sa volonté de nous aider, mais nous étions des Elfes Diossads - un peuple guerrier, et laisser une Princesse soigner nos blessés était plus que honteux. C'était inacceptable, mais personne n'avait encore eu le courage ni l'autorité nécessaire pour le lui faire remarquer.


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Eil'liathan Tyan'Lirulin

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 17:08

Enfin au calme, je mis pied à terre quand Nabilac nous y autorisa, certain que l'endroit qu'il nous avait choisi était sûr. Je lui aurait bien suggéré de ne pas s'en faire, Syl'adran ne reviendrait pas avant d'être totalement remis et malgré ses pouvoirs, aux vue des blessures que lui avait infligé Wylian et la combinaison de mes pouvoirs ajoutés à ceux d'Emea, sa guérison pourrait prendre un moment.
Tout nos ennemis avait été défais et il fallait que Syl'adran soit sur place pour en invoquer d'autres. Puisque c'est ce qu'il avait fait. Finalement, nous disperser nous avait plus desservi qu’autre chose.
Peut être qu'avec n'importe qui d'autre, la stratégie mise en place par Wylian aurait fonctionné, mais avec Syl'adran... J'avais été idiote de laisser faire.
Mais je n'aurais jamais pu deviner qu'il puisse avoir développé de tels pouvoirs. En temps qu’Élémentaire Herdir, il n'était censé avoir accès qu'au Premier Livre des Sorts des Sorciers et pas à tout leurs pouvoirs. Jamais il n'aurait du pouvoir invoquer tous ses Corrompus d'un coup. Je n'étais même pas certaine que Dirpk en soit capable.

En même temps, je ne savais pas vraiment ce dont Dirpk était capable...

Je me consolais en me disant que, quelque soit la stratégie que nous aurions pu mettre en place, Syl'adran aurait trouvé le moyen de la tourner à son avantage.
Peut être que finalement, la dispersion avait été une bonne chose, Syl'adran avait été bien trop occupé à combattre lorsque les renforts étaient arrivés et n'avait pas pu invoquer d'autres de ses soldats. Peut être que si nous étions arrivés en force, il aurait pu prendre le temps de doubler ses effectifs, nous dépassant en nombre.

J'avais beau tourner et retourner le problème, je savais que de toute façon, nous n'aurions pas pu lui échapper et au final, nous nous en sortions mieux que ce que je pensais.
J'étais toujours moi même, Emea était vivante et nous lui devions, Wylian et moi, énormément et les pertes étaient moins lourdes que se à quoi je m'attendais.
Forcément, je ne pensais pas que mon frère laisserait derrière lui un seul survivant.

J'aurais voulu pouvoir rassurer Nabilac, lui permettre de se détendre un peu et panser ses plaies, mais, si j'en croyais l'expression de son visage, plus fermé encore qu'à l’accoutumée, c'était totalement inutile.
Alors, vérifiant d'abord l'état de ma jument, puis celui de mes armes... Que je n'avais même pas pu utiliser, je tentais de me rendre le plus utile possible, aidant d'abord les blessés les plus graves.
Nous serions certainement obligés d'en laisser derrière nous, je doutais que certains blessés supportent un voyage en mer.

Wylian ne tarda pas à nous rejoindre pour se mettre une fois de plus en travers de mon chemin. Je soupirais légèrement, il ne pourrait pas plutôt s'occuper d'Emea ?!
Après tout, elle méritait bien un peu de son attention. Non, il fallait qu'il vienne me faire la morale. Jetant un coup d'oeil par dessus son épaule, j'avisais le soldat à qui j'avais eu l'intention d'offrir mon aide et constatais qu'il s'en sortait très bien sans moi.

Forcément, il ne devait pas en être à sa première blessure. Retenant un soupir, me sentant totalement inutile, je reportais mon attention sur Wylian, me confectionnant un masque d'ironie, bien que le cœur n'y soit pas vraiment.

"Je serais curieuse de savoir si vous n'auriez tenu le même discours si j'avais été l'un de vos soldats."
remarquais-je simplement, réellement blasée d'être traitée comme un être à part à cause de mon rang.
Et... Il est sérieux là ? Haussant un sourcil, je croisais les bras sur ma poitrine.

"Manger hein... C'te blague..."

Mais, sachant qu'il avait raison et trop troublée pour protester, je me détournais simplement retournant près de ma jument et attendant sagement que l'on reparte.
Je n'aime pas être une Princesse, sérieusement, si lui pouvait s'occuper des blessés, pourquoi ne le pourrais-je pas ?
J'aurais peut être du remercier Wylian de m'avoir défendu, mais je préférais encore m'éviter son discours sur le devoir et compagnie... Ca aurait pu finir par être vexant.
Et puis, je suis pas atteinte à ce point là non plus !





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Nabilac Alaëstra

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 17:52

M'assurant que l'endroit que j'avais choisi était sûr et sans danger, j'autorisais le groupe à mettre pied à terre. Les blessés les plus légers aidèrent ceux qui était plus atteints, de mon côté, j'organisais nos défenses, pour la forme, m'aidant des soldats tenant sur les deux jambes encore capables de manier une arme. Debout dans un coin de la clairière, tendu comme un arc, je restais le plus attentif possible à notre environnement, inquiet que nous puissions être attaqués de nouveau.
Mais j'avais du mal à oublier ce qui c'était passé et surtout mon échec. Parce que j'avais échoué. J'étais censé mené notre groupe à l'abri du danger, au lieu de ça, je les avais mené droit dans la gueule du loup, incapable de sentir le danger. Baissant rapidement les yeux sur ma chevalière, je fronçais les sourcils, j'avais beau y réfléchir, je ne comprenais pas ce qui avait bien pu se passer.
Alors que je menais ma monture à travers les bois, Wylian et la Princesse Daes derrière moi, je sentais parfaitement les Corrompus et Elémentaires autour de nous et n'avait eu aucun mal à les éviter. Puis, ils avaient tout simplement disparut et ma chevalière avait cessé de réagir, je nous avait alors cru en sécurité.
Pourquoi n'avais-je pas pu sentir Syl'adran, alors qu'il était plus puissant que tous les magiciens que j'avais pu croiser jusque là ?
J'avais beau me torturer les méninges, je ne trouvais aucune explication et l'idée que ce genre d'incident puisse se reproduire me rendait malade. Face à cet elfe, j'étais totalement impuissant.
Incapable de le sentir.
Quant à le combattre... Ca tenait plus de l'utopie qu'autre chose.

Refusant de détourner mon attention des bois nous entourant, j'entendis avant de voir le Prince et ce qu'il restait de notre escorte revenir. En entendant les bruits de cavalcade, je m'étais tendu encore un peu plus et ne parvins pas vraiment à me relâcher en constatant que nous n'étions pas en danger.
Remarquant que Wylian me rejoignait, je fus définitivement incapable de me détendre, m'attendant à un sermon dans les règles et largement mérité. Ignorant les élancements de mon épaule, j'attendis le verdict qui ne tomba finalement pas et je retins un haussement de sourcil devant les paroles du Prince.

C'est une blague c'est ça ?
Grinçant légèrement des dents à force de serrer les mâchoires je hochais simplement la tête, résistant à l'envie de m'excuser. Je n'étais pas vraiment de son avis, mais j'avais dans l'idée que le lui faire remarquer ne servirait pas à grand chose. Et même si je ne me sentais plus digne de continuer à le suivre, je devais simplement appliquer ses ordres, puisque ce n'était pas à moi de décider.
Puisque c'était un ordre et que de toute façon, j'avais encore du travail qui m'attendait, j'envisageais la possibilité de panser la plaie profonde de mon épaule. Soupirant légèrement, je demandais à un soldat de me relever pour pouvoir me soigner, commençant par mon épaule. Je ne pourrais pas utiliser mon bras encore quelques jours. Ça allait être pratique !
Mais avec un peu de chance, d'ici un jour ou deux, nous serions en mer et normalement, plus en sécurité que sur terre.


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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 18:07

Au calme, loin de la route et surtout du champ de bataille qui exhalait une odeur acre de sang et de Mort, les blessés purent panser leur plaies. Les plus valides aidaient les moins bien portants et ceux encore capables de manier une arme organisaient les défenses sous les ordres de Nabilac. Je ne le connaissais pas bien, mais de là où j'étais, j'avais l'impression qu'il était plus tendu que d'habitude, de loin, il m'avait semblé froid, complètement inaccessible, concentré sur son devoir... Bizarrement, il me rappelait Wylian.
Je songeais vaguement qu'il devait se sentir coupable. Pourtant, il n'y était pour rien, personne n'aurait pu échapper à Syl'adran, encore moins alors qu'il avait développé de nouveau pouvoir.
Ca aussi ce n'était pas normal ! Mais je préférais oublier ce... Détail pour le moment. Il était inutile d'enfoncer le couteau dans la plaie. Surtout que je doutais qu'Eil'liathan en sache beaucoup plus que moi.
Profitant du peu de répis qui nous était offert, sachant que nous repartirions dés que nos blessés seraient soignés, je m'assurais de l'état de ma monture et de mon arc qui n'avait pas apprécier sa rencontre avec le sol, puis me penchais sur l'état de ma dague, la nettoyant méticuleusement.
J'aperçus Eil'liathan abandonner Itarillë après s'être assuré de son état pour tenter de se rendre utile, j'esquissais un sourire, mais m’abstins de l'imiter, sachant que les soldats étaient tout à fait capables de s'occuper d'eux seuls et leur offrir mon aide aurait été douter de leur capacité et les insulter.
Enfin... A force de côtoyer Wylian, j'avais fini par adopter une partie de sa façon de penser, j’espérais que les soldats comprendraient qu'Eil'liathan tentait simplement d'aider ceux qui avaient mis leur vie en jeu pour elle.

Décidant d'enfin m'occuper un peu de moi et toutes mes plaies superficielles, je me débattais avec une bande qui refusait de s'enrouler gentiment autour de mon épaule quand je remarquais que Wylian revenait et grinçais des dents.
J'aurais tout donné pour pouvoir le rejoindre, me blottir dans ses bras et oublier tout le reste, mais non seulement ce n'était pas le moment mais en plus, je n'étais plus certaine d'en avoir le droit.
Je préférais attendre patiemment qu'il me pardonne, doutant de plus en plus qu'il puisse le faire. Après tout, il ne m'avait pas adressé la parole depuis plus d'une semaine et les rares fois ou j'avais pu croiser son regard, il était teinté d'indifférence.

Alors, assise sur ma cape, prés de ma jument, me débattant avec ce fichu bandage, je le suivis un moment des yeux, espérant pouvoir capté son regard sans grand espoir.
D'un autre côté, je craignais qu'il se pose des questions quant à l'accueil que m'avais réservé Syl'adran, je ne lui avais jamais révélé ce qui m'avait vraiment lié à l'ancien Heritier du Trône Daes, par honte... Peur aussi peut-être et je redoutais de devoir lui avouer maintenant.
Entre cette révélation et mon comportement un peu plus d'une semaine plus tôt, je n'étais pas certaine de sa réaction et je la redoutais terriblement.

Le voir s'adresser à Eil'liathan sans m'accorder un regard m'agaça profondément, mais je tachais de ne pas oublier que de toute façon, je n'avais que ce que je méritais.
Mais au moins, j'avais atteint mon but et j'étais certaine que ma meilleur amie et l'homme que j'aimais était en vie. C'était le plus important.


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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 20:20

Une fois arrivés à l'abri, je me laissai tomber plus que je ne descendis de ma selle, évitant de m'appuyer sur ma jambe blessée. Je pris mon sac et laisser Ligie, après m'être assurée qu'elle allait bien, se reposer. M'asseyant en gardant ma jambe tendue, je pris ma trousse de premiers secours et entrepris de nettoyer ma plaie avec mes pouvoirs et les onguents contre les brulures qui ne me quittaient pas. Je brûlais mes blessures au combat, pour qu'elles ne saignent pas trop, mais elles n'étaient pas assez vives ni assez étendues pour me laisser des cicatrices. Une fois la plaie nettoyée, je pris de quoi suturer la plaie et serrais les dents en vue de la douleur.

Après plusieurs minutes, ma plaie était recousue et bandée et je m'occupais des autres blessures, moins graves. Je vis du coin de l'oeil la Princesse Eil'liathan cherchait à aider certains d'entre nous, vite arrêtée par le Prince Wylian... Enfin le Général. Nous n'avions pas besoin d'aide et elle devait se reposer après l'utilisation des Ombres dont j'avais été témoin. Retournant au soin de mes plaies, je finis ma dernière application avant de ranger le tout dans mon sac. Je changeai rapidement d'uniforme, celui-ci étant lacéré et souillé de sang, avant de me laver le visage et de refaire ma couette. J'étais mieux déjà, même si ce n'était qu'un état physique et superficiel par dessus le marché. Me levant difficilement, j'entrepris de traverser le camp pour évaluer l'ampleur des dégâts, me déplaçant lentement avec ma jambe raide, que je forçais à garder au chaud pour qu'elle ne soit pas immobilisée par le froid.

Après avoir compté onze pertes et de sérieux blessés, j'arrivais dans le dos de Nabilac, qui s'occupait de sa blessure à l'épaule. Je l'avais vu, raide, froid, encore plus inexpressif que d'habitude, mais je savais d'où venait cette réaction. Il devait s'en vouloir... Mais j'étais persuadée qu'il n'avait rien à se reprocher, notre ennemi avait su se faire suffisamment discret pour passer outre sa vigilance. M’arrêtant a ses côtés, je le regardais sans pour autant m'assoir, m'assurant qu'il voudrait bien de moi à ses côtés.

- Nabilac ?... Tu t'en sors avec ta blessure ?

Je ne voulais pas lui proposer de l'aide directement, mais s'il avait besoin je pouvais le soigner... Comme s'il avait besoin de solitude je pouvais partir.




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Nabilac Alaëstra

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 20:58

Choisissant de me mettre à l'écart, je me laissais tomber au sol et enlevais précautionneusement ma cape puis les plusieurs couches de vêtements recouvrant mon épaule.
Le froid sur ma peau me fit frisonner un peu trop violemment, réveillant la douleur lancinante de ma blessure. La lame avait presque traversé mon épaule, juste sous ma clavicule, mais à y regarder de près, elle n'avait touché aucun nerf, ce qui était une chance, j'aurais pu perdre dans cette bataille l'usage de mon bras. Et il en aurait été finit de ma carrière de soldat.
Ce n'était tout simplement pas concevable.

Récupérant ma trousse de premier soin, j'entrepris de nettoyer la plaie, serrant les dents. Si la plaie aurait nécessité quelques points, je ne pourrais pas les faire, pour la simple raison que la plaie était trop mal placée, les points n'auraient jamais tenus. Il aurait fallu que je reste au repos pour ça, et ce n'était pas au programme.
Penché sur ma blessure, je n'en entendis pas moins de légers bruits de pas dans mon dos et retins un soupir en entendant la voix de Nerwen. Un peu plus chaleureuse qu'à l'accoutumé et serrais les dents.
Je n'avais besoin de la pitié de personne et la compassion... Je m'en passais très bien. De toute façon, je ne la méritais pas. J'avais merdé, et personne ne pourrait me faire changer d'avis, c'était aussi simple que ça.

Attrapant le bout de la bande qui constituerait mon pansement entre les dents, j'entrepris de bander mon épaule. Avec une seule main, ce n'était pas pratique et la douleur n’arrangeait rien, mais je refusais de demander de l'aide à qui que se soit, encore moins laisser apparaitre mon désarroi actuel.

"Oui..." répondis-je simplement, hochant la tête sans même me retourner.

Mon ton était plus froid qu'à l'accoutumé, j'étais de mauvaise humeur et même si le Prince considérait que j'avais fait du bon travail, je n'arrivais simplement pas à être d'accord avec lui.
Je ne comprenais même pas pourquoi il voulait encore me confier la tache d'éclaireur. Je n'étais même plus certain de pouvoir faire confiance à mes capacité.
Et le premier qui me dit que tout le monde fait des erreurs, je lui fait avaler ses dents. Tout le monde peut être, mais nous n'étions pas tout le monde. Dans notre monde, la moindre erreur était mortelle la preuve.
Et je porterais le poids de la mort de mes onze compagnons sur la conscience jusqu'à la fin de ma vie... ce qui faisait plutôt long.

Entendant les pas de Nerwen s'éloigner, je pestais un peu plus et relâchais mon bandage. Soupirant, je me relevais pour tenter de la rattraper.

"Nerwen..." appelais-je, m'adoucissant un peu, autant dire que je revenais à la normale ou presque.

"Est ce que tu..."

Tu pourrais m'en coller une ou me gueuler dessus, histoire que je me sente moins stupide...

"peux cautériser, s'il te plait ?"

Oui, je sais, je ne voulais pas demander de l'aide, mais puisque j'avais encore des responsabilité et du travail, il était hors de question que je commette une erreur de plus et cette blessure m'handicaperait de trop pour que je soit complétement efficace.


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Nerwen Lythandas

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 21:20

Sa réponse, bien que neutre et claire, sonnait de façon beaucoup plus froide qu'à l'accoutumée. Je baissais les yeux un instant avant de me détourner pour commencer à m'éloigner en boitant. J'en avais pour quelques jours de déplacements difficiles, et si je devais me battre je ne devais pas quitter le dos de Ligie. Apparemment Nabilac n'avait pas besoin de quelqu'un, peut-être avait-il était vexé par ma question posée avec plus délicatesse que d'habitude. Je ne savais même pas pourquoi je lui avais parlé ainsi, connaissant les réactions des soldats Diossad face à ce qu'ils analysaient comme de la pitié vu que je réagissais moi-même ainsi. Soupirant légèrement, tout de même un peu désolée de ne pouvoir rien faire, je regardais de nouveau le soldat quand il m'appela. Sa question, coupée par une hésitation, semblait lui arracher la gorge, ce que je pouvais comprendre. Revenant sur mes pas en boitillant, je regardais la plaie de son épaule.

- Bien sûr... Serre les dents, ça risque de te faire un peu mal.

Ma main se recouvrit d'une langue de feu qui ne me brûlait cependant pas, ne faisant qu'allumer une lueur orangée dans mes yeux dorés. Je saisis avec fermeté le bras de Nabilac pour éviter un éventuel réflexe, avant d'approcher mes doigts de la plaie, limitant les brûlures inutiles, laissant le feu lécher sa peau blessée pendant un petit moment avant de faire disparaitre les flammes. Le froid mordant des alentours aliéna rapidement la douleur de l'elfe et je posais doucement ma main froide sur la brûlure pour qu'elle ne soit pas trop vivace. Fixant mon regard doré dans ses orbes noires, je lui accordais un très léger sourire.

- Ça va aller maintenant.

Je me penchai un peu pour reprendre le bandage qu'il avait abandonné au sol.

- Tu veux finir de t'en occuper tout seul ou tu me laisse faire ?

Je pouvais tout aussi bien continuer si ça ne le dérangeait pas, mais je ne souhaitais pas prendre les devants pour ne pas le froisser un peu plus.




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Nabilac Alaëstra

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 22:16

Face à Nerwen, je remarquais maintenant ses blessures. Ou plutôt, son boitement. Visiblement, elle s'était déjà occupée d'elle toute seule et avait du se changer puisque ses vêtements n'étaient plus ni déchirés, ni sales. Contrairement au miens couverts du sang de mes ennemis et accessoirement du mien.
Serrant les dents en constatant qu'elle était déjà prête à repartir alors que je trainais, je préférais ne faire aucune remarque. Elle tenait debout, c'est donc qu'elle allait bien, lui poser la question aurait été douter de ses capacités de récupération et de ses capacités tout court.
J'étais bien placé pour le savoir.

Haussant un sourcil alors qu'elle revenait sur vers moi, j'esquissais un faible sourire.

"Sans rire ?"

Pure rhétorique. Je savais qu'elle n'avait aucune intention mauvaise, mais j'étais de bien trop mauvaise humeur pour ne pas laisser filtrer un soupçon d'ironie.
La laissant saisir mon bras, sachant que si elle ne l'avait pas fait, j'aurais reculé devant ses flammes par pur réflexe, j'appliquais son conseil et serrais les dents, allant jusqu'à me mordre la langue quand ses flammes embrasèrent la chair à vif de mon épaule.

Mal... C'était un doux euphémisme, mais j'avais connu pire. Serrant encore un peu plus les dents, je baissais les yeux, retenant un grognement de douleur et quand ce fut, enfin, finit, je relevais la tête, échappant un faible soupir et hochais la tête.

"Merci..."

Je ne pouvais toujours pas bouger le bras, mais après quelques heures, je me serais assez habitué à la douleur pour utiliser mon bras comme si de rien n'était.
La cautérisation avait un côté pratique, mais je devrais faire attention à ne pas laisser ce qu'il restait de ma plaie s'infecter.

"Ça ira merci." répondis-je en saisissant le bandage qu'elle venait de ramasser.

J'avais assez quémandé son aide pour le moment.


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Nerwen Lythandas

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Jeu 23 Aoû - 22:43

Son faible sourire et son ironie visible ne me vexèrent pas pour autant. J'étais presque rassurée de voir qu'il arrivait à en faire usage, aussi je ne me formalisais pas de la chose et je ne lui répondis pas. Je remarquais sa crispation quand je m'occupais de sa plaie, avant qu'il ne se détende légèrement à la fin. Je lâchais son bras et lui souris un peu, me voulant moins froide que d'habitude.

- De rien, si je peux t'être utile...

Ça n'était pas de la compassion, de la pitié ou quoi que ce soit d'autre. Je m'étais juste rendu compte dans cette bataille ce qu'avait pu ressentir Nabilac alors que Finwë mourrait. Je n'avais pas fait de mission avec quelqu'un que je connaissais plus personnellement, aussi je n'avais jamais pu ressentir cette pique d'angoisse à l'idée qu'une vie soit en danger sous mes yeux. Reculant un peu lorsqu'il décidait de s'occuper de sa blessure seule, j'inclinais légèrement la tête.

- Bien. Soit prêt, nous allons avoir besoin de toi et de tes éclaireurs.

Je ne savais pas réconforter les gens sans risquer de les blesser et je me doutais aussi que Nabilac ne recherchait pas du réconfort. Il était encore trop en colère contre lui-même pour réaliser qu'il n'avait en rien fauté et que Syl'Adran a fait l'impossible pour s'interposer entre sa soeur et le but de notre mission. Je préférais ne rien dire, ou en tout cas ne pas m'engager dans un discours que je ne maitriserais pas. Je ne supportais pas de ne pas maitriser ce que je faisais. Attendant quelques instants, je décidais de m'éloigner pour le laisser seul se préparer.




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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Ven 24 Aoû - 13:54

Après avoir tenté d'apporter un maigre réconfort à Alaëstra, qui devait se sentir plus que coupable et responsable vu l'ai renfrogné qu'il affichait, et sur les nerfs par-dessus le marché, j'interceptais la Princesse dans sa campagne de soin. Lui arrachant un soupir agacé, je restais pourtant sur sa route, la laissant réfléchir à mes paroles, conscient du soulagement du soldat dans mon dos - il n'aurait pas eu le courage de la repousser, mais son sens de l'honneur aurait été sérieusement entaché si je n'avais pas été là pour mettre fin à sa ronde. Je comprenais ce qu'elle voulait faire, j'avais beau appliquer et respecter le Code d'Honneur Diossad et avoir participé à l'élaboration de quelques uns de ses points majeurs, j'étais assez large d'esprit pour savoir que vu de l'extérieur, ça pouvait paraître difficile de s'y tenir, surtout pour les étrangers... Mais nous, nous pensions comme ça, nous vivions comme ça, et je ne pouvais pas la laisser continuer pour la simple raison que si j'avais moi-même été à la place d'un de mes soldats, je n'aurais pas supporté qu'une Princesse de si haute naissance se salisse les mains à panser des plaies dont je pouvais m'occuper seul.

- Si vous aviez été un de mes soldats, je n'aurais même pas eu à vous expliquer cela, car vous n'auriez pas agis ainsi, répondis-je d'un ton égal sans me formaliser de celui qu'elle employa.


A croire que je commence à m'habituer... enfin, si elle arrive encore à m'envoyer balader, c'est qu'elle doit pas aller trop mal non plus, c'est déjà ça... L'observant alors qu'elle croisait les bras, je m'attendis à devoir batailler un peu pour qu'elle se décide à aller se reposer dans un coin... mais elle se détourna finalement, et je retins un soupir de soulagement. C'était vraiment, vraiment pas le moment de contester mes ordres, j'avais eu ma dose pour la journée. Balayant une nouvelle fois le camp du regard, je constatais avec satisfaction que les choses reprenaient enfin leur cours normal - les soldats valides, après une brève toilette, avaient rassemblé les chevaux et les abreuvaient tout en surveillant la forêt - les blessés légers avaient fini de s'occuper d'eux-même, et venaient en aide pour endiguer hémorragies et réduire les fractures des soldats les plus atteints - en un seul coup d'oeil, je notais qu'il nous faudrait nous séparer d'encore quatre elfes, trop grièvement blessés pour pouvoir poursuivre la route avec nous, ce qui réduisait notre effectif de moitié - nous aurions intérêt à nous faire discrets pour le retour. Alaëstra s'occupait enfin de sa blessure à l'épaule, et je vis Lythandas traverser le camp pour le rejoindre - bien... bien.

Alors, faisant enfin volte-face, sentant son regard peser sur mon dos depuis tout à l'heure, je me décidais à rejoindre Emea, occupée à essayer de soigner son épaule sans grand succès. Sans un mot, à peine un regard, je posais un genou à terre, retirais mes gants de cuir brun, posais mes mains sur les siennes pour les rabaisser afin de voir la blessure - petite et peu profonde, elle était pourtant propice à l'infection, et toujours sans un mot, je m'armais d'un tissu propre et du flacon d'alcool pour m'occuper moi-même de ses plaies. Après avoir d'abord désinfecté mes propres mains avec l'alcool, je tamponnais avec douceur le tissu imbibé d'alcool sur chaque blessure avant de bander les plaies qui risquaient d'être irritées par des frottements, chacun de mes gestes rapides et rodés par l'habitude néanmoins teintés de douceur. Il ne me fallu que quelques minutes pour en faire le tour et toute les soigner, au terme desquelles je relevais enfin les yeux pour croiser son regard - posant ma main sur sa joue, j'essuyais du pouce une trace de sang séché, avant de soupirer doucement.

- Ne désobéis plus jamais à mes ordres, murmurais-je finalement, avant de me redresser et de la laisser pour aller constater de plus près l'état définitif de mes troupes.


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Nabilac Alaëstra

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Ven 24 Aoû - 14:23

Me concentrant de nouveau sur ma blessure, ou ce qu'il en restait, je relevais furtivement les yeux sur Nerwen, hochant simplement la tête.
J'avais beau savoir qu'elle n'avait aucune pitié, il n'y avait franchement pas de quoi, son ton, un peu plus doux qu'à l'accoutumé me tapait sur le système, mais je n'en laissais rien paraitre, ne me permettant aucune remarque, préférant mettre ça sur le compte de la fatigue.
Retenant un soupir, je baissais de nouveau les yeux sur ma blessure pour me concentrer sur mon pansement, retenant un soupir.

J'ai cru comprendre oui et franchement, l'idée ne m'enchante vraiment pas. Il fallait bien que je l'admette, j'étais mort de trouille à l'idée de me planter de nouveau.

"Oui... je sais..." soufflais-je sans relever les yeux

Nous ne résisterions jamais à une nouvelle confrontation et si j'étais incapable d'éviter de nouveau l'ancien Prince ? Je porterais la responsabilité de l'échec de notre mission et non content de déshonorer mon nom, je déshonorerais également toute notre armée et son chef.
Pour moi, c'était inconcevable, j'avais déjà bien assez entaché mon nom à mon sens. Quoi qu'on en dise, j'étais responsable de ce que j'avais sous les yeux et je n'étais plus du tout certain de pouvoir assumer mon rôle.
Surtout que nous ne serions plus que deux Éclaireurs et que je ne pouvais plus compter sur ma bague. Serrant le poing sur ma bande, tirant un peu trop, ce qui m'arracha une légère grimace, je tentais de me calmer.
Même avant de trouver ma chevalière, j'étais capable de traquer n'importe quel être vivant et maintenant que j'avais pu ressentir l'aura de Syl'adran, je pourrais certainement identifier de nouveau. Il avait bien dû laisser une trace, même toute petite de sa magie. Et il fallait que je trouve comment y faire réagir mon objet magique.



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Eil'liathan Tyan'Lirulin

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Ven 24 Aoû - 14:42

Soutenant le regard du Prince, les bras croisés sur la poitrine, ravie de pouvoir retrouver mon ironie coutumière qui m'empêcherait peut être de penser, satisfaite de constater que je maniais assez bien ce masque pour en faire une habitude, je relevais un sourcil.
Il se fiche de moi là hein ? Si j'avais été un soldat, blessé légèrement , je me serais occupée de moi pour ensuite pouvoir aider au mieux ceux qui ne pouvait même plus tenir debout.
Après tout, c'est bien ce que faisait tous ses soldats autour de nous, alors pourquoi ne pourrais-je pas aider moi aussi ? Je n'étais pas blessée, pas physiquement au moins et si en plus aider pouvait m'occuper l'esprit, pourquoi m'en empêcher. Simplement parce que j'étais une Princesse ?
Non vraiment, j'avais du mal à saisir. Est ce que pour une fois, on ne pourrait pas me considérer comme quelqu'un de normal ? La réponse était non, évidement.
Préférant abandonner, pas certaine de pouvoir tenir tête à Wylian bien longtemps et désireuse d'oublier tout ce que son attitude m'évoquait, je haussais simplement les épaules, retenant un haut le cœur au mot "manger".
Rien que l'idée... je préférais encore ne pas y penser.

Retournant près de ma jument, je m'assis à même le sol, ne me restais plus qu'à penser et je n'avais certainement pas besoin de ça !! Sentant le nez de ma jument dans mon dos, je passais distraitement la main sur son chanfrein, lui lançant un regard reconnaissant avant de me concentrer sur les soldats devant moi. J'échappais un léger sourire en apercevant Wylian près d'Emea et soupirais presque de soulagement à l'idée qu'ils puissent se réconcilier, réfrénant une pointe de jalousie. Ils n'y pouvaient rien, l'un comme l'autre, si j'étais privé de l'être aimé, c'était ma faute et uniquement ma faute.

Apercevant Wylian s'éloigner, je croisais le regard d'Emea alors qu'elle se levait, visiblement en bonne forme pour me rejoindre et je grimaçais quand elle s'assit à côté de moi en souriant.

"Ils s'entraident bien... tu m'explique pourquoi je peux pas y mettre un peu du mien hein ?"
râlais-je, tournant de nouveau les yeux vers les soldats occupés à penser leur plaies.





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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Ven 24 Aoû - 14:47

Bataillant avec mon bandage, je pestais. Pas que je n'ai pas l'habitude de prendre soin de moi toute seule, bien que j'aurais pu oublier comment faire à force de me laisser avoir par les airs de chien battu de mes Dames de Compagnie quand je les renvoyais vaquer à leurs occupations, mais soigner mes plaies, ce n'était vraiment pas dans mes habitudes.
D'abord, je n'avais pas vraiment de raison de me blesser, ensuite, quand ça devait arriver, ce n'était que des écorchures sans importance. Soupirant encore une fois, je relevais les yeux en sentant une présence que je reconnu immédiatement.
En croisant le regard de Wylian, je me figeais, indécise quant à l'attitude à adopter. Devrais-je m'excuser maintenant et remettre, ou plutôt mettre ma trahison sur le tapis ? Lui faire remarquer que finalement, j'avais bien fait de forcer un peu le destin ? Lui demander comment il allait ? Ou me taire ?
Quand qu'il s'accroupit face à moi, me forçant à relâcher mon piteux pansement pour examiner ma blessure, je choisis de me taire et ne soufflait mot alors qu'il s'occupait de penser mes plaies.
Appréciant de sentir sa peau sur la mienne, je retins plusieurs fois un mouvement de recul, me contentant d'une grimace et résistant à l'envie présente de me jeter à son cou et pleurer une bonne fois pour toute.

Sa tache achevée, il releva enfin les yeux sur moi et je penchais légèrement la tête en sentant sa main sur ma joue, j'osais un timide sourire, hochant la tête, je préférais encore garder le silence.
Ce n'était pas vraiment le moment pour des explications. Quant à ses ordres... Je les suivrais s'ils me convenaient. J'avais préféré suivre mon instinct deux fois de suite et deux fois j'avais eu raison, alors, tant qu'Eil'liathan serait dans le coin, je continuerais sur cette voie.
Que ça lui plaise ou non. Après tout, je n'étais pas un de ses soldats et j'avais prouvé que mon avis n'était pas si inutile que ça.

Suivant Wylian des yeux alors qu'il s'éloignait, mon regard tomba finalement sur Eil'liathan, assise près de sa jument, en retrait et l'air contrarié.
Esquissant un sourire, je me levais pour la rejoindre et m'assis près d'elle alors qu'elle râlait, ne me laissant pas vraiment le temps de lui demander comment elle se sentais.
Message reçu.

"Parce que tu es l'objet de leur mission et que se serait humiliant pour eux de te voir te plier en quatre alors que c'est leur travail. Et si tu étais à leur place, tu réagirais de la même façon." répondis-je avec un sourire, sachant que malgré son air buté, elle pouvait comprendre.


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Wylian Tyl'Illian

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Ven 24 Aoû - 15:58

La princesse ne sembla que peu convaincue, mais elle obéit, et c'était tout ce qu'il me fallait. Prenant quelques instant pour m'occuper d'Emea, incapable de la négliger plus longtemps malgré la douleur qui persistait dans mon coeur, je la laissais ensuite pour finir de distribuer une série d'ordre - nos quatre blessés partiraient seuls, s'ils évitaient les zones à risque ils ne craindraient pas grand chose jusqu'à Kalier malgré leurs blessures, et ils pourraient me renvoyer une unité de soldats qui nous attendrait à Quinda pour reconstituer l'escorte au complet à notre retour. La plupart des soldats avaient fini de panser leurs blessures et avaient déjà rassemblé leurs affaires, et je profitais de ces quelques instants de répit pour m'installer un peu à l'écart afin de m'occuper de moi vite fait bien fait. Mon épaule gauche me lançait douloureusement - j'avais à peine eu le temps de me détendre lorsque le Prince déchu avait tordu mon bras dans mon dos, et toutes mes articulations étaient un peu enflammées, mais d'ici quelques jours l'élongation aurait disparu, et cela ne me gênerait pas pour combattre de toute façon. Non, ce qui me gênait vraiment était la pointe d'acier comme chauffée à blanc que je sentais jouer sous ma peau, au niveau de mon poignet, et je changeais rapidement de tunique avant d'enfin y jeter un coup d'oeil.

En transparence sous ma peau, directement nichée dans une de mes veines à l'intérieur de mon poignet, je pouvais voir comme une longue et fine aiguille noire enfoncée comme une écharde. Je ne pouvais voir aucune trace de sang, pas même l'endroit par où elle avait pénétré sous la peau, en revanche son passage avait déchiré des tissus internes, et un hématome prenait lentement forme autour d'elle comme le sombre nuage d'un mauvais présage. La douleur était constante, brûlante, lancinante, augmentait au moindre effleurement - il faudrait que je la retire... Saisissant un de mes couteaux, je serrais les dents, fermais le poing... à peine la pointe de la lame entama t-elle la chair que je manquais hurler de douleur - la violente décharge de douleur me laissa sonné pour quelques secondes, et lorsque je baissais les yeux sur mon poignet, je vis que l'aiguille s'était enfoncée encore plus profondément dans ma chair au point que je ne la voyais presque plus. A ce stade, essayer de l'enlever relèverait de la boucherie... je n'avais pas de temps à perdre, je verrais plus tard. En attendant, même si cela risquait de me rendre relativement irritable, j'arrivais à supporter la douleur, alors je ferais avec.

Revenant vers Maeglin en drapant ma cape sur mes épaules, je donnais le signal du départ - le camp quitta alors son état léthargique d'après guerre pour s'activer, tout ranger, se mettre en selle, adopter la formation, et je bondis souplement sur le dos de Maeglin alors que mes hommes reprenaient place derrière moi, encadrant Emea et la Princesse e adaptant au mieux la formation. Regardant le groupe des blessés partir tranquillement dans la direction inverse, je me tournais vers Alaëstra - je n'attendais plus que lui. Restant au pas jusqu'à la fin de la journée, nous n'étions plus très loin du port, mais je ne voulais pas pousser ni les hommes ni les chevaux après ce que nous avions vécu - ordonnant l'arrêt pour la nuit alors que le soleil se couchait, le camp fut monté en vitesse et dans le silence, et je ne parvins pas à toucher au dîné que j'avais pourtant aidé à chasser - la nuit fut longue et douloureuse, la douleur dans mon poignet semblant irradier deux fois plus alors que je n'avais rien d'autre à faire qu'à écouter la forêt, et je vis arriver le matin avec soulagement - comme selon notre routine bien huilée, le camp fut démonté, la clairière laissée intacte, et le soleil n'avait pas encore atteint son zénith lorsque soudain, apparaissant devant nous après plus d'une heure à regarder le paysage s'éclaircir et l'air devenir de plus en plus salé, le port de Quinda, en pleine effervescence, apparu enfin derrière notre dernier virage.


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Nabilac Alaëstra

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Ven 24 Aoû - 20:53

La plaie de mon épaule finalement pansée, je me penchais sur mes autres blessures. De simples égratignures, mais j'aurais pu les éviter en étant plus attentif et surtout plus concentré. Je grinçais des dents devant ce nouveau constat de ma faiblesse, je m'en serait donné des baffes, puisque personne ne semblait décidé à le faire et préférait encore compter sur moi.
Retenant un énième soupir, j'enfilais un uniforme propre, soulagé d'être nouveau protégé du froid mordant de l'Hrivë. Jetant ma cape sur mes épaules, je rejoignis le reste du groupe pour aider au mieux, jusqu'à ce que le Prince nous donne le signal de départ. Suivant le mouvement, je remballais nos affaire et me hissais en selle.
Tenant mes rênes dans une seule main, je gardais mon bras blessé ramené contre mon torse, histoire de l'épargner au maximum. Puis, je remontais la colonne, jetant un coup d’œil dans mon dos aux soldats qui partaient dans le sens inverse. Comme je m'en doutais, ils étaient trop atteint pour continuer le voyage. Au moins, nous aurions des renforts quand nous rentrerions, ce qui ne serait pas de trop.

Préférant ne pas penser à notre retour et au rôle qu'on voulait que je continue de jouer, je rejoignis le Prince en tête de colonne et partie en tête, avec ce qu'il restait de Mes Éclaireurs... je ne savais même pas comment j'avais été proclamé chef des Éclaireurs. Nous n'étions plus que deux, mais il nous faudrait assumer notre rôle jusqu'au bout. Sur un ordre muet du Prince, je lançais ma monture au galop pour prendre de l'avance, plus tendu encore qu'à l'accoutumé, je me promis de ne rien laisser passer, pousser le zèle professionnel jusqu'à la paranoïa si il le fallait.

Le reste de la journée se déroula pourtant dans le calme, nous n'étions plus très loin du port quand la nuit commença à tomber et comme Wylian avait jugé bon de nous offrir une nuit de plus, je dégotais l'endroit idéal avant de rejoindre le reste du groupe pour les mener à notre lieu de campement.
La soirée se déroula comme s'il ne s'était rien passé et même si nous étions en effectif réduit, presque de moitié, rien n'y parut, chacun assumant double charge pour s'assurer de notre efficacité.
Cette nuit là, je fus incapable de dormir, préférant veiller et au petit matin, je reparti seul, un peu avant les autres. Si je ne remarquais aucun danger, je les attendrais à l'entrée de Quinda, dans le cas contraire, je les rejoindrais. Et contre toute attente, je ne fus pas obligé de faire demi tour et attendis la Princesse et son escorte à l'entrée du Port de Quinda, préférant ne pas me montrer.
A peine deux heures plus tard, le reste de l'escorte nous rejoignis et je repris ma place dans la colonne alors que nous pénétrions dans la ville.


Une ville aux mains des Nains. La journée promettait d'être mouvementé et j'étais curieux de savoir quel genre de Nain avait bien pu accepter de prendre à bord de son bateau tout un bataillon d'elfe...


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Eil'liathan Tyan'Lirulin

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Ven 24 Aoû - 21:56

Tournant les yeux vers Emea, contente d'avoir pu la prendre de vitesse, je haussais un sourcil devant sa réponse. Expliqué comme ça. Il n'empêche que ça m'agace !! A la base, moi, j'ai rien demandé à personne, je pensais que ce lâcheur de Sorcier userait d'un tour de passe passe pour m'amener jusqu'à l'Ile du Peuple de l'Eau, d'un autre tour pour que je rejoigne le temple de Surmae et d'encore un autre pour me renvoyer d'où je venais. C'était peut être égoïste, peut être que finalement, j'imaginais que mon rang me donnait quelques privilèges, puisqu'il était le Sorcier du Treizième Cercle, il devait avoir bien d'autres choses à faire que s'occuper de moi.
Mais sur ce coup là, il n'avait pas mis que ma vie en jeu, et je n'arrivais pas à ne pas lui en vouloir, surtout maintenant que j'avais croisé Syl'adran. J'aurais donné à peu près n'importe quoi pour ne pas prendre conscience de ce fossé qu'il y avait à présent entre nous. Et je ne pensais pas qu'à sa corruption, mais plutôt à sa puissance nouvellement acquise.
Il avait toujours été fort, mais à ce point là... au point de développer des Dons auquel il n'aurait jamais du pouvoir accéder... C'était trop.

Ruminant aux côtés d'Emea, j'attendis que le reste du groupe soit prêt à partir, pestant encore en constatant que je devais bien être la seule et unique elfe de notre groupe à ne pas avoir une seule égratignure. J'étais indemne, ou presque et ce constat me hérissait. J'aurais dû me battre, ne pas laisser Syl'adran mener la danse, j'aurais dû être son adversaire...
Sautant un peu trop souplement à mon gout sur le dos de ma jument, je décidais de rester bien sage, je devais bien ça à tout les soldats qui m'accompagnaient et même si ça me faisait mal de l'avouer... à Wylian aussi.

Trop de constat affligeant en une journée !!

Nous chevauchâmes plus lentement qu'à l'accoutumée, contraints de laisser repartir quatre blessés grave et je les regardais s'éloigner un peu inquiète à l'idée qu'ils ne puissent rallier Kalier en sécurité, mais puisque Wylian semblait le croire et que personne ne protesta, j'imaginais qu'ils devaient tous avoir l'habitude d'agir ainsi.
La nuit tomba avant que nous puissions atteindre Quinda et Nabilac revint un peu avant qu'il ne fasse nuit noire pour nous conduire sur notre lieu de campement, où encore une fois, malgré l'effectif brutalement réduit, je fus placée au rang de potiche observatrice, regardant chacun des soldats restant assumer la tache de deux pour palier aux... absences.
La nuit se passa sans encombre et nous partîmes au matin, sans laisser la moindre trace, comme nous en avions pris l'habitude et sans que je n'ai rien d'autre à faire qu'à m'occuper de ma jument.

j'avais été intransigeante sur ce point et personne ne m'avait contredit, ma jument pouvant se montrer très... peste avec les autres.
C'est pas ma jument pour rien !!!
Quinda fut rapidement en vue et je grinçais des dents à l'idée d'entrer dans la ville. Quelle idée complétement idiote de mener une compagnie d'elfe dans une ville Naine, nous allions passer pour des bêtes de foires.
Et je n'étais pas certaine de pouvoir supporter l'arrogance des Nains, je n'avais pas encore réellement pu passer mes nerfs et j'avais dans l'idée que quelques occasions se présenteraient.

Je vais étriper Dirpk, y a pas moyen !!!

Pénétrant dans la ville, Wylian en tête, notre groupe ne passa évidement pas inaperçu. Malgré l'heure, la ville était déjà en effervescence, bruyante et très peuplée. Partout, des étals proposant toutes sortes de produits divers et variés et totalement improbables pour certains occupaient chaque rue, laissant à peine la place pour des cavaliers, et les marchands rivalisaient de hurlements en tout genre pour surpasser son voisin et attirer les clients. A mon grand étonnement, il y avait autant d'Humains que de Nains et je pensais reconnaitre quelques Sirènes et Ondins.
Fixant le dos des soldats devant moi, je me faisait violence pour ignorer les regards dont on nous gratifiait. Surpris pour beaucoup, les elfes sortaient rarement de leur forêt, dédaigneux pour d'autres, carrément hostiles en ce qui concernait les Nains, mais chacun des soldats m'accompagnant s'appliquaient à les ignorer royalement, ce qui semblait les irriter plus qu'autre chose.
Mais contre toute attente, nous pûmes traverser la ville sans trop d'encombre, ignorant les quelques insultes que des Nains plus téméraire et certainement plus saoul que d'autre pouvait nous cracher au visage... ou presque, ils n'étaient pas assez haut pour nous atteindre.
Dans tous les sens du terme.

Le port en lui même fut bientôt en vue et je m’émerveillais devant tous les navires qui l'occupait. Du frêle esquif au puissant navire marchant en passant par de fines galères taillées pour la vitesse, voiles blanches, noires, rouges, courbes élégantes et raffinées ou brutes et sévères, il y avait de tout. Je me demandais quel genre de capitaine avait pu nous dégoter Dirpk.

Pas un Nain, ou alors, un sacrément atteint qui n'avait plus besoin de se saouler pour boire s'il était capable d'accepter un escadron d'elfe à bord de son bâtiment.
Wylian nous fit nous immobiliser au beau milieu des quais, nous attirant quelques insultes de plus, pour la forme. J'aurais bien fait rôtir un Nains, mais je préférais m'extasier sur les merveilles que renfermais le port.
Je ne savais pas vraiment qui cherchaer et je n'étais pas certaine que Wylian en sache plus que moi, mais de toute façon, à Quinda, nous n'aurions pas à chercher, ce serait notre capitaine qui viendrait à nous. Nous étions facilement reconnaissable.

Les seuls elfes assez tarés pour rentrer par dizaine à Quinda... c'était nous.
L'idée me fit sourire et je redescendis rapidement sur terre quand on nous interpella.

"Wylian Tyl'Illian... je présume."

J'écarquillais légèrement les yeux, poussant Itarrilë en avant en comprenant que notre interlocuteur était une femme.

"Vous êtes plus beau que ce qu'on m'avait laissé entendre, la rumeur ne vous rend pas justice."

Immobilisant ma monture près de celle de Wylian, je haussais un sourcil. Elle tient pas à sa tête celle là.
Pourtant, je ne pus retenir un sourire devant l'apparence de la jeune femme. Certainement plus grande que moi (oui, on sait, c'est pas difficile !!!), fine et élancée, elle l'était cependant moins qu'une elfe, mais elle n'avait rien à envier à notre race. Humaine de toute évidence, ses mensurations auraient fait baver d'envie une Sirène lambda. Blonde, elle tenait ses longs cheveux mêlés de quelques tresses fines retenus par un bandeau d'un rouge foncé, presque rouge sang assorti à sa ceinture, à son écharpe... de circonstance et surtout, aussi étrange que cela puisse paraitre, à ses yeux.
Vêtue d'une chemise blanche et d'un simple pantalon de lin sur lequel remontaient des bottes en cuir, un long manteau noir doublé de rouge sur les épaules, elle nous faisait face une main sur les hanches et je sus tout de suite que nous nous entendrions.
Elle avait l'air au moins aussi garce que moi et l'assurance qu'elle dégageait me fit sourire.

Spoiler:
 

"Et Eil'liathan Tyan'Lirulin. Décidément, les rumeurs naines ne sont pas vraiment fiable..."

Haussant un sourcil, un peu surprise, j'esquissais un sourire.

"Ça vous étonne ?" demandais-je sur le même ton qu'elle.

Elle se contenta de hausser les épaules, un sourire identique au mien étirant ses lèvres.

"Je suis Yavana et c'est mon bâtiment qui vous mènera à Sanael. Dirpk avait laissé entendre que vous seriez plus nombreux... Nous aurons plus de place.
Je suppose que vos bestioles embarquent avec nous ?"


L'idée ne semblait pas vraiment l'enchanter, mais pour moi, il était hors de question de laisser Itarillë au milieu de tant de Nains. Je n'avais absolument pas confiance.
Mais lui imposer un si long voyage en Mer alors que nous n'étions pas certain d'avoir besoin de nos montures à Sanael... Je n'avais pas pensé à ce détail !
Alors, me tournant vers Wylian, je l’interrogeais du regard.

J'espère qu'il ont un bon médecin sur leur bateau, parce que je dois être sacrément malade là...





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Nerwen Lythandas

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Sam 25 Aoû - 19:55

Après mon échange avec Nabilac, je partis aider certains soldats qui avaient besoin d'Elementaires avant de finalement partir m'occuper des chevaux. Le camp était plongé dans un état un peu léthargique alors que nous tentions de réparer les dégâts causés par l'attaque. Les quatre soldats trop blessés pour nous accompagner se préparaient à rentrer, nous envoyant des renforts pour remplacer les pertes. Finalement, le Général donna l'ordre du départ et je grimpai sur Ligie, m'aidant de l'Air pour ne pas trop faire travailler ma jambe.

Le lendemain, le port de Quinda était en vue, et nous l'avions rallié alors que le soleil se levait paresseusement. J'avais remarqué que Nabilac était parti plus tôt et nous attendait à l'entrée, l'air encore plus impassible qu'à son habitude. Une fois dans la ville, je parcourus des yeux les échoppes de Nains, Humains ou autres Sirènes sans grand intérêt. Je remarquais que les Nains nous regardaient d'un mauvais œil, ce qui ne m'étonnais pas. Les Nains et les Elfes n'étaient pas très amis, c'était un fait. Mais peut-être qu'en les ignorant profondément comme nous le faisions, ça n'arrangerait rien... Mais je préférais pour le moment me limiter à ça, trouvant que ce n'était ni le lieu ni l'endroit pour tenter une réconciliation -ratée vu l'état d'ébriété des seuls Nains qui daignaient nous "adresser la parole"- entre nos deux espèces.

Nous étions arrêtés en plein milieu du port lorsqu'une femme blonde s'adressa à notre Général. Haussant un sourcil, je m'abstins cependant de tout commentaire sur le ton qu'elle employait. Elle s'adressa ensuite à la Princesse avant de demander si nous emportions nos chevaux. Baissant les yeux sur Ligie, je lui caressais doucement l'encolure alors qu'elle renâclait. Je n'avais pas spécialement envie de laisser mon cheval au port, même si je n'étais pas sûre que Ligie ait le pied marin...




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Wylian Tyl'Illian

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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Dim 26 Aoû - 15:32

Plus nous nous approchions de notre destination, plus l'air s'adoucissait, et lorsque nous arrivâmes au port en fin de matinée, l'air marin qui fouettait la côte était frais, mais le soleil haut et clair tapait dur, et j'écartais un peu les pans de ma cape pour profiter de la brise nordique rafraîchissante. Apercevant enfin Alaëstra qui nous attendait un peu avant l'entrée de la ville portuaire, je fus soulagé lorsqu'il revint vers nous, ses éclaireurs et lui réintégrant les rangs - on m'avait prouvé la veille que l'union faisait la force, et dans une ville presque exclusivement Naine, nous aurions besoin de compter les uns sur les autres pour ne pas craquer. J'avais confiance en mes soldats, espérais que les nouveaux prendraient exemple sur les anciens, mais je craignais surtout la verve de la Princesse - elle et sa langue trop bien pendue pourraient vite ne pas manquer de nous attirer quelques ennuis face aux nains, et j'aimerais autant éviter l'incident diplomatique avant même que nous ayons le temps d'atteindre le port.

Toujours aussi impassible bien que réellement tendu et éprouvé par la douleur qui ne cessait de me torturer, nous entrâmes en rangs serrés dans la ville sous les regards outrés et courroucés des premiers nains que nous croisâmes, obligés de démonter un peu la formation pour pouvoir passer dans les rues sans rien renverser ni bousculer personne - il ne manquerait plus que ça. Nous arrivions en plein marché, et les rues étaient encombrées par un nombre incalculable d'étals mais aussi de passants de toutes races - des Nains bien sûr pour la plus grande majorité, petits de taille (et d'esprit), trapus et à la pilosité prononcée, mais aussi des Sirènes et des Ondins, grands, minces, engoncés dans des vêtements chauds dont ils devaient avoir horreur et aux chevelures et iris criards, et au milieu de tout ça quelques Humains, qui dépassaient les Nains, mais n'arrivaient que très rarement à l'épaule des Ondins, aux peaux souvent sombres et d'apparence relativement sobre. Et bien sûr, pas un seul elfe à l'horizon... en même temps, j'en arrivais au stade où je me demandais sincèrement quelle idée j'avais eu là d'accepter une mission aussi stupide que suicidaire par bien des points. Nous venions d'échapper à un Corrompu élémentaire et sorcier complètement fêlé, et nous avions maintenant toutes nos chances de finir lapidés avant la fin de la matinée - que Cyliea nous vienne en aide...

Droit sur ma selle, le regard porté au loin, j'ignorais les messes basses des passants assez sot pour oublier la finesse de notre ouïe, ainsi que l'éventail de regards, de l'admiratif au plus hostile en passant par le mépris ou la crainte, que je sentais peser sur nous et notre groupe. Maeglin me faisant le plaisir de pour une fois éviter de jouer au plus malin en public, nous traversâmes pour mon plus grand soulagement la ville assez facilement, les gens nous dévisageant ayant également la jugeote de s'écarter sur notre passage, alors que nous ignorions les insultes lancées par les Nains les plus saouls de bon matin - à chacune d'entre elles je me tendais pourtant un peu plus, craignant que la Princesse ne finisse par craquer et répliquer - aussi, lorsque nous arrivâmes sur les docks entiers et sans la moindre anicroche, je réfrénais ma surprise et mon soulagement - nous n'étions pas encore en mer...

Balayant la foule du regard, peu désireux de mettre pied à terre avant de nous avoir dégoté notre capitaine, je baissais finalement les yeux sur une femme qui nous interpella en approchant - indéniablement humaine... j'étouffais un soupir, priant pour que la Princesse qui venait de pousser sa monture au niveau de Maeglin se passe de commentaires, et plongeais mon regard dans le sien. Son apparence et son sexe m'importaient peu, tant que je lisais en elle les capacités nécessaires pour nous mener à bon port, puisque je n'aurais d'autre choix que la laisser gérer son navire... Ma méfiance naturelle se ralluma lorsque je vis la couleur de ses iris - si, de loin et pour un observateur inattentif, ils auraient pu avoir l'air noisette, même du haut de mon cheval je notais qu'ils n'étais pas bruns mais rouges - foncé certes, et elle n'avait rien d'une Corrompue, mais... bon, ça suffit. Il était temps que j'essaye de me reposer un peu, je crois...

- Eux-même, répondis-je en descendant enfin de cheval, gardant une main sur l'épaule de Maeglin pour la forme - il avait repéré un étal de fruits et légumes, et c'était pas le moment qu'il m'échappe pour aller se gaver, parce qu'il en était capable en plus, je le savais.


Uns fois n'est pas coutume, je fus plus que ravi de ma grande taille, presque anormale pour un elfe, mais au moins, je restais de taille moyenne par rapport un un Homme, et j'étais légèrement plus grand que notre capitaine - je n'aurais jamais supporté d'avoir à sans cesse lever les yeux pour lui parler. Déjà que lui reléguer mon rôle sur les mers me pesait...

- Vous supposez bien. Nous ne pouvons laisser nos chevaux aux mains de purs étrangers sur une si longue période, et puisque nous arrivons moins nombreux que prévu, ils n'auront que plus de place à bord, même si je dois avouer que leur imposer une si longue immobilité risque de les rendre insupportables... A moins que vous n'ayez une solution à nous proposer ?... demandais-je, à tout hasard.


Elle semblait fantasque et caractérielle au premier abord, mais elle respirait également la droiture et l'honnêteté - si elle nous conseillait une bonne écurie, je me sentirais moins coupable de laisser Maeglin.


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Eil'liathan Tyan'Lirulin

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Humeur : J'aime jouer au jeu du chat et la souris et je suis le chat !!
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MessageSujet: Re: Jour J... tant attendu... peut être. Dim 26 Aoû - 16:38

Laissant Wylian mettre pied à terre, je préférais rester juchée sur ma jument. Si les elfes étaient connus pour sembler frêles, de par leur constitution fine et leur petite taille (toujours plus grande que celle des Nains, mais nous dépassons les Nains dans beaucoup de domaines, presque tous...), moi, j'étais connue pour être une digne représentante de ma race et l'une des elfes les plus petite de l’Histoire.
Et je ne savais toujours pas si je devais en être vexée ou plutôt en jouer. Toujours est-il que j'étais bien mieux sur le dos de ma jument que face à la jeune femme et surtout Wylian, bien trop grand pour un elfe, il n'aurait pas été difficile de me perdre entre ces deux là.
Je retins un soupir, déçue que Wylian ne relève pas les paroles de la jeune femme, ça aurait pu être drôle, avant de finalement me concentrer sur la question qui venait d'être posée.

J'étais partagée. L'idée de laisser Itarillë derrière moi, aux mains d'inconnus et dans une ville naine ne me plaisait absolument pas, mais celle de lui imposer un si long voyage en mer non plus.
Déjà qu'elle ne me plaisait que moyennement en ce qui me concernait.

"Ce sont plus les Nains que les étrangers qui m'inquiètent." relevais-je, haussant un sourcil en dévisageant la jeune femme pour jauger sa réaction.

Comme à ma première remarque, elle se contenta de me renvoyer mon sourire. Je n'aurais su dire si elle portait une quelconque affection aux Nains, et franchement, je voyais mal comment on pouvait les aimer, mais si mes paroles la vexèrent ou lui déplurent, elle n'en laissa rien paraitre.
Et cette attitude ne me déplaisait pas. Elle se concentrait sur l'essentiel et j'aimais ça.

"S'il ne s'agit que de cela... Altesses, il vous suffira de les mener à ma demeure, à quelques minutes après Quinda, sur la côte, aucun Nain ne s'aventure jusque là et ce seront mes hommes qui entretiendront vos bestioles. Elles seront bien mieux là-bas que dans la cale de mon navire si vous voulez mon avis... elles y feront certainement moins de dégâts."

Tournant les yeux vers Wylian, je tentais de savoir ce qu'il pensait de cette proposition. Faire confiance à une étrangère n'était pas dans mes habitudes, mais l'alternative qu'elle nous proposait semblait intéressante. Et puis, elle avait mentionné Dirpk comme si elle le connaissait bien, pour moi, c'était une preuve de sa fiabilité.

"Nous lèveront l'ancre en fin d'après midi, quand les vents nous seront plus favorable, ça vous laisse largement le temps d'installer vos bestioles et de revenir... faire un peu de tourisme avant le départ ?"

Le ton qu'elle employa pour finir sa phrase manqua de me faire éclater de rire tant il était emplit de sous entendus.
Étouffant un léger rire, je lançais un rapide coup d’œil aux alentours. Le tourisme pourrait avoir un côté très récréatif qui n'était pas pour me déplaire.

"C'est une proposition relativement alléchante... surtout en ce qui concerne le tourisme."
remarquais-je, retenant à grand peine un sourire proprement carnassier.





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Jour J... tant attendu... peut être.

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