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Kassye

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Messages : 129
Date d'inscription : 14/01/2012

Détails indiscrets
Age : 17 ans
Humeur : Ca ne te regarde pas!
Autre:

MessageSujet: Kassye Sam 14 Jan - 0:20














Nom : J’ai perdu le droit de le porter.
Prénom :Kassye
Age : 17 ans
Peuple : Humaine
Statut/




Sorcière débutante. Je suis empathe pour mon malheur
Ordre des autres dons pour le futur : Oracle, contrôle du temps, morphing, télékinésie, charme, télépathie, téléportation, invisibilité, possession.



Avant ou après l’apparition de ce fichu don ? Un don ? Même pas en rêve. C’est un cauchemar ce truc.
Avant…et toujours au fond de moi…Je suis gentille, douce, pleine de joie, serviable…un peu trop de tout ca d’ailleurs. J’ai toujours eu beaucoup de mal à m’affirmer laissant les autres être en avant ou parler à ma place ou abuser de ma gentillesse, enfin ca m’était égale tant que les gens autour de moi étaient heureux. De plus, ces qualités ont fait de moi une personne…un peu naïve. Pourtant je vous jure que j’essayais de faire attention…Mais franchement à se méfier de tout le monde on deviendrait fou non ?
Ah ! Je suis quelqu’un de très travailleur et persévérant !!
Puis tout à changer…tout ceci a été enfermé au fond de moi…A cause de ce don.
J’ai découvert l’amertume de la haine et de la solitude. J’ai enfermé tout ce qui me caractérisait au fond de mon cœur pour me protéger. Je suis devenue froide, méfiante, dure. Je …j’avoue que je suis même devenue…méchante…pour me défendre pour ne plus m’attacher à des gens qui me rejetteraient ensuite.
Mais je pense que si on creuse un peu trop, si l’on arrive à passer ca…A me redonner confiance en les gens…l’essence qui me compose ressortira. Enfin ca n’est pas prêt d’arriver.
Je suis quelqu’un qui a toujours été responsable et mature. La seule chose qui n’a pas changé chez moi.



Hum…la forêt. J’adore ca. Sentir l’odeur des arbres, des fleurs, le soleil perçant entre l’épais feuillage des arbres qui fait croire à un ciel d’or et de verts.
J’aime chanter. On m’a toujours dit que j’avais une jolie voix.
J’adore chevaucher. Mais mes par…enfin eux refusaient. Je devais devenir une jeune fermière tranquille. Pas une gamine intrépide qui chevauche comme un homme. Ils n’ont jamais compris que je n’avais pas l’intention de devenir intrépide et garçon manqué. Je voulais juste goûter au plaisir de chevaucher. Ce plaisir dont les garçons de ferme de mon âge évoquaient en souriant et riant.

Je déteste travailler dans les champs, apprendre à coudre.
Etant bel et bien une fille j’aime les vêtements, les jolis vêtements féminins. J’ai fais une croix dessus depuis très jeune. D’abord des habits de fermière pratiques et solides, et maintenant une tenue de voyage solide et confortable. Enfin ca n’est pas bien grave. Je ne suis pas superficielle à ce point.



Je suis menue, petite et fine. Donc du genre à passer inaperçu. Surtout si je souhaite vraiment m’effacer. Etre oubliée.

J’ai une taille fine qui marque mes hanches, des jambes fines et une poitrine…quand je regarde celle des autres filles je me sens un peu démunie, enfin ca commence enfin à changer.

Mon visage a, en grande partie, perdu les rondeurs de l’enfance même si quelques traces restent encore. Ce qui, d’ailleurs, contraste avec l’air dur que j’affiche en permanence.
J’ai les lèvres fines et rosées, un menton volontaire, la peau plutôt claire avec un teint de pêche malgré les années passées dans les champs.
J’ai aussi des tâches de rousseur. Elles viennent de mon père et constellent mes joues et mon nez ce qui me donne un air espiègle dont je me passerai bien. Ca ne va pas non plus avec mon air dur.
Mes cheveux bruns presque noirs se mèchent de châtain-roux en été avec le soleil. Rien de très flagrant mais cela donne de jolis reflets.
Ils m’arrivent juste en dessous des épaules.

Le plus marquant, ce que j’aime le plus chez moi, ce sont mes yeux verts de gris. Ils sont insondables et cette couleur est si particulière…

Niveau vêtement je me travestie pour limiter les ennuis ce qui implique une chemise, une tunique un peu large en cuir sur laquelle je mets une ceinture pour mon poignard et ma bourse, un pantalon et des bottes aux genoux. J’attache en catogan mes cheveux.
Ca c’est quand je suis sur la route. Quand je travaille en auberge je redeviens une fille. C’est plus simple pour trouver un travail de ce genre.
Ca me manque de ne plus m’habiller constamment de façon à peu près féminine, je n'irais pas jusqu'à me faire jolie puisque je n'ai jamais porté de jolies robes, mais c’est mieux que de se faire régulièrement agresser.



Je suis la troisième fille d’un couple de fermiers ayant eu cinq enfants. J’ai un grand frère, une grande sœur, un petit frère et une petite sœur. La place la plus délicate. Trop jeune pour être avec les grands, trop vieille pour être avec les petits. Au milieu donc sans les droits des aines ni des benjamins. Celle qui est toujours trop jeune ou trop vieille. Pas la place idéale en somme. Mais c’était ma place et ca ne changerait jamais.

C’est cette place qui a forgé mon caractère effacé, gentil, mature, responsable et serviable. Je suis devenue comme ca pour ne pas causer de soucis à mes parents, les aider au mieux avec mes petits frères et sœurs et surtout attirer un peu l’attention en étant la plus serviable de leurs enfants.
C’était peine perdue mais persévérante je n’avais jamais changé ma ligne de conduite au point que j’ai fini par devenir ce que je voulais être pour eux.

J’ai grandi dans la ferme familiale, faisant ma part de travail et allant à l’école quand les travaux de ferme le permettaient.

Par travaux de ferme j’entends tout ce qui concerne l’entretien des champs, du potager et du verger, s’occuper des animaux, cuisiner pour une famille nombreuse, rapiécer les vêtements, vendre les produits sur le marché.

Ma vie était plutôt agréable et heureuse malgré les taquineries inévitables d’une fratrie nombreuse.
Ma mère était douce toujours présente, mon père sévère mais juste.
Une famille classique de fermiers qui s’en sort sans soucis et s’aime.

Mais tout changea un jour.
Ca commença par des mots de tête affreux et répétés puis vint la compréhension : je sentais des émotions qui ne m’appartenaient pas. Je ne comprenais pas trop qu’est ce que s’était que ca ?
Puis ca devint plus fort. Ca devint constant. Je ressentais tout.
La fatigue des hommes revenant du travail, la joie de retrouver le foyer, la douleur lors d’une blessure physique ou moral, la peur, l’excitation.

Inquiète j’en parlais à ma mère. Ma mère toujours si compréhensive, si douce. Qui avait une solution à tout. Ma mère qui pâlit en même temps que je ressentis sa peur.
Elle appela mon père en hurlant et me demanda de répéter ce que je venais de dire. Avec incompréhension et le sentiment d'avoir fait une bêtise, je répétai timidement. Il pâlit aussi et je pus aussi sentir qu'il avait peur. De moi? Pourquoi??

Ils se regardèrent et partirent sans m’expliquer me laissant abasourdie par leur réaction avec juste cette phrase.

« Quitte cette maison, tu n’es plus notre fille.»

Le lendemain toute ma famille me tourna le dos. On m’ignorait, on quittait la pièce où j’entrais, on se taisait quand j’arrivais. Le soir mes parents mirent dehors devant la ferme toutes mes affaires. Soit peu de chose en vérité. Quelques vêtements et un livre.
Assommée, je regardais mes affaires depuis l'entrée de la maison. Je n'en sortis qu'en étant poussée. La porte claqua dans mon dos suivi du bruit du verrou. Un bruit qui résonna longtemps dans ma tête

Je partis m’installer dans la grange et je m’accrochais essayant de retrouver ma place dans la famille.
Je tentai de briser la glace, d’attirer leur attention me plantan devant eux, hurlant, pleurant, suppliant mais je ne reçus que de l’ignorance. Cela fait si mal l’ignorance. Je tentai de travailler dans les champs comme avant mais on me faisait fuir à coup de jets de cailloux. Du jour au lendemain toute ma famille me tournait le dos. Pourquoi ?? Pourquoi !!!??? Je ne maitrisais pas ce qui m'arrivait! Pourquoi?!

Pour manger je devais voler. J’avais tellement honte de ce geste, on m'avait toujours enseigné la morale. Mais ils ne me donnaient rien et je voulais rester près d’eux dans l’espoir probablement vain de retrouver ce bonheur familial perdu. Alors je volais pour survivre.

Je tentai d’aller voir mes oncles et tantes habitant tout proche de la ferme familiale…Mais ils savaient et me rejetèrent aussi. Le village entier me rejetait. Tous ces gens que je connaissais, que je croyais connaître m’abandonnaient, me laissaient faire face à ca seule, me privaient de tous mes repères.

Je détestai ce pouvoir, qui non content d’être la cause du chambardement de ma vie, me faisait en plus ressentir le rejet de toute ma famille comme une douleur lancinante et constamment présente au fond de mon cœur.

Je me suis mise à haïr la raison de toutes ces souffrances morales. Ce…pouvoir d’empathie. J’avais fini par trouver le mot qui décrivait ce qui m’arrivait. L’empathie. Ressentir les sentiments des autres. Je haissais ce pouvoir.

Un jour, je ne pus plus le supporter. Tout espoir de retour à la normal était vain sinon les choses auraient déjà changé en plus de deux mois. Alors je pris la fuite. Je rassemblais mes affaires. Mes maigres affaires. Je partis.
Je ne savais pas quoi faire ni où aller, j'avais quatorze ans, que pouvais-je faire?
Alors j’allais à la ville la plus proche.
Il me fallait un travail pour pouvoir vivre. Je devins serveuse dans une auberge ne trouvant que ca.
C’était dur, épuisant moralement. Notamment à cause de ma malédiction mais pas seulement.
Les clients étaient grossiers, aux mains baladeuses et les pourboires rares. J’étais cependant nourrie, logée et blanchie. Le patron m’offrait ca en échange d’horaires épuisantes et d’une absence de salaire. J’avais mes pourboires. C’était déjà bien.
Mais je voyais ma famille venir en ville pour le marché régulièrement. Alors qu’en j’eus assez d’argent je m’achetais un pantalon de cuir, une tunique, des bottes, une cape et un poignard ayant étudié les voyageurs. Puis je partis pour la ville suivante.

Pendant un moment je vécus dans cette nouvelle ville, retrouvant un travail de serveuse.
Arriva de nouveau un moment où je voulus repartir. Alors je partis pour recommencer ma vie ailleurs et ainsi de suite ne résistant jamais bien longtemps à ce que je ressentais autour de moi.

Je vivais sur les routes puis ne supportant la solitude bien longtemps je retournais en ville.
Je voyageais beaucoup ainsi, apprenant à chasser, à pêcher, à vivre dans la forêt, à me repérer. A me défendre contre les voleurs et brigands.
A me faire passer pour un garçon pour éviter les ennuis.
Vu ma poitrine qui restait…trop petite à mon goût même si elle n’était pas si petite que je le pensais, c’était relativement facile à cacher. Une bande, une tunique en cuir ample, les cheveux en catogan, faire attention à sa voix et le tour était joué.

Je finis par avoir assez d’argent pour acheter un cheval. J’achetai une jument crème famélique et destinée à la boucherie. Je proposai une somme de justesse au dessus de celle proposée par le boucher. Heureusement.
C’est ainsi qu’elle devint ma compagne de route.

Je l’ai baptisée Ombrelune.

Au début je ne la montai pas. D’abord je ne savais pas m’en occuper ensuite vu son état… Je dus rester six mois dans la même ville pour pouvoir la remplumer, travaillant dur pour payer sa pension. Quand enfin elle fut en état d’être monter et que nous eûmes tissées des liens forts puisque je venais la voir tous les jours pour lui parler, la nourrir, la faire sortir ou rentrer du box qui lui était alloué, je suppliais un client de l’auberge où je travaillai et que je savais être un bon cavalier aimant son cheval de m’apprendre ce que je devais savoir pour m’occuper d’elle.
A force d’insister il accepta. Entre mon travail et l’apprentissage de l’équitation, j’étais plus qu’épuisée mais je m’accrochais.
Je dus rester trois mois de plus dans cette ville avant qu’il n’estime que je m’y connaisse suffisamment pour partir sur les routes avec elle. Avec l’argent gagné durant ce temps supplémentaire en ville je pus acheter une selle, un filet et du matériel pour m’occuper d’elle. Avant c’était mon professeur qui me prêtait son matériel.

Je pus ainsi repartir sur les routes retrouvant enfin le calme et surtout la paix de l’esprit. Ca me fit du bien. Et j’étais moins seule avec Ombrelune.
Cependant la solitude revint me hanter de nouveau. Après tout j’avais toujours vécu entourée de ma famille nombreuse, de la famille de mes parents qui venaient régulièrement habitant dans les fermes voisines.
Alors j’allais en ville pour quelques temps avant de repartir quand les sentiments devenaient trop lourds à supporter.

J’ai voyagé comme je n’aurais jamais osé rêver voyager. J’ai vu des paysages plus somptueux les uns que les autres, des couchers et des levers de soleil tous différents. Cela avait le don d’apaiser un peu mon sentiment de tristesse constante.

J’appris à maitriser ma malédiction vaguement, juste de quoi ne pas devenir folle, et ceci en fermant encore plus mon cœur que j’avais déjà bien verrouillé après le rejet familial. D'autant plus que rapidement j’avais réalisé ma capacité à transmettre des émotions comme je recevais celle des autres lors d’un accident : folle de douleur à cause de cette fichue empathie, j’avais transmis cette douleur à une petite fille dans la chambre à côté de la mienne sans le vouloir. Elle s’était mise à hurler de douleur et j’avais sentis sa douleur…la reconnaissant comme la mienne. L'horreur me saisit.

Après la haine de ce pouvoir, j’en eus peur. Je comprenais vaguement mes parents. Mais vaguement…parce que j’étais leur fille…Ils auraient du m’accepter telle que j’étais non ?
Le problème...C’était…Que... J’étais…un monstre….Voila c’était dit. J’étais une monstruosité violant les sentiments des autres ou leur transférant les miens.

Voilà à quoi ressemble ma vie depuis…Trois ans. Trois ans de solitude, trois ans de rejet de ma famille.
Voilà comment je suis devenue dure et méfiante. Agressive et méchante. Seule et apeurée.



j’ai étoffé mon équipement. J’ai un arc et une dague en plus de mon poignard.

Je n’ai pas encore d’objet magique ou de perle de magie puisque je n’ai même pas conscience d’être une sorcière. Pour moi j’ai juste reçu une malédiction.


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Eil'liathan Tyan'Lirulin

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Localisation : Sur l'Océan...Enfin tranquilisée.

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Age : Hum...très polie... 313 ans. J'suis plutôt bien conservée hein? Normal abrutis, j'suis une elfe !!!
Humeur : J'aime jouer au jeu du chat et la souris et je suis le chat !!
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MessageSujet: Re: Kassye Sam 14 Jan - 0:51

C'est parfait !!! Littéralement parfait !!! Tu as vraiment bien rendu le personnage comme je la voyais !!!!
Je te valide bien sure !!!!!

Bon jeu :p





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Dernière édition par Eil'liathan Tyan'Lirulin le Lun 18 Juin - 13:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kassye Sam 14 Jan - 0:52

Merciiiiiiii ! Contente que ca te plaise!


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Cindara Tyl'Illian

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Humeur : Râleuse
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MessageSujet: Re: Kassye Dim 15 Jan - 20:05

Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuue et amuse toi bien ! ^o^



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MessageSujet: Re: Kassye

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Kassye

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