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Et ainsi commença le début de la fin...

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MessageSujet: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 15:01

Un peu sonnée, je quittais la demeure d'Ilmaes dans un état second, fermant doucement la porte derrière moi avant de prendre machinalement la direction de la plage, le cœur battant la chamade. Je pouvais encore revenir pour cette nuit... mais j'avais pris ma décision avant même de franchir le seuil - puisque je ne pouvais rester... autant apprendre à me débrouiller dès maintenant. Je ne pourrais revenir en sachant que ma présence n'était plus désirée... je ne pourrais pas m'offrir une dernière nuit là-bas en sachant que ce serait la dernière. Bon sang... mais qu'est-ce que j'allais devenir... qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire ???!!!... Arrivant sur le sable, je traversais la plage et me laissais finalement couler dans les eaux claires et tièdes - mes écailles recouvrirent mon corps, mes cheveux foncèrent enfin - où pouvais-je bien aller ?... La première adresse qui me vint à l'esprit fut l'Octopus - mais à cette heure-ci, alors que le jour n'allait pas tarder à tomber, la pire faune de Sanael devait commencer à s'y rassembler - ce n'était pas un endroit pour moi. Me laissant dériver au gré des courants, j'essayais de réfléchir sans laisser la panique me gagner. J'avais encore quelques perles - je pouvais me trouver une auberge potable et y passer la nuit... oui... c'était ce que j'allais faire. Chaque chose en son temps - et maintenant, il fallait d'abord que je me trouve un toit pour la nuit.

Revenant vers la plage, j'émergeais en m'étonnant toujours de me sentir si étrangement légère sans mes perles - elles étaient donc si lourdes ?... Je n'y avais jamais fait attention, mais j'avais l'impression d'avoir perdu dix kilos de poids sur mes hanches. Remontant les rues le long du port encore en pleine activité, je cherchais des yeux une enseigne prometteuse, et me figeais net au milieu de la rue en passant devant une boutique de tissu. Baissant les yeux sur ma robe au tissu fin et précieux, ornementée de volutes d'argent... je relevais les yeux, embrassais du regard la foule du port. Aucun des habitants de la ville ne portait sur le dos des vêtements si fins et au tissu si noble - peu de femmes du port étaient vêtues de blanc, la plupart s'habillant de teintes pastel allant du bleu au vert en passant par le rose et le violet, quant aux hommes, à l'image d'Ilmaes, ils portaient des teintes plus sobres, entre le gris et le marron plus ou moins clair.

A bien les regarder, dépourvue de mes perles, je leur ressemblais assez - comme la plupart d'entre eux, j'étais couverte de tatouages - mais en fait... non... je ne leur ressemblait pas tant que ça... Tous avaient la peau assez sombre, tannée par le soleil, alors que moi, native des profondeurs, je restais d'une carnation assez pâle malgré mes escapades terrestres. Les chevelures les plus longues tombaient dans le creux des reins, rarement plus bas que la taille, alors que les miens atteignaient presque mes genoux, et toutes sans exception les portaient tressés de diverses manières pour ne pas en être incommodées - leurs jupes étaient courtes, leurs poitrines couvertes par de simples brassières, et aucune n'arborait de bijoux précieux - malgré l'absence de mes perles, j'étais encore loin de me fondre dans la masse... alors, puisqu'il fallait bien commencer quelque part, je poussais la porte de la boutique, résignée.

Quelques heures plus tard, j'étais installée sur un lit petit mais confortable aux draps propres, entourée d'un rouleau de tissu que j'étais en train de découper à l'aide d'un ciseau créé avec mon pouvoir. Après avoir fait mes achats et réglé la chambre que je m'étais trouvé pour la nuit, j'étais restée à la fenêtre un petit moment pour observer discrètement les gens dans la rue, et plus particulièrement les femmes. Et encore plus particulièrement leurs vêtements... et après avoir vu quelques tenues qui me semblaient convenables, j'avais mixé diverses idées que j'étais en train d'essayer de mettre en application. Je savais coudre et broder, mais je n'avais jusque là réalisé que de petits ouvrages... mais j'étais douée de mes mains, et même si ça faisait longtemps que je n'avais pas accompli ce genre de taches, je savais que j'allais m'en sortir. Dehors, le soleil se noyait lentement dans l'océan, nimbant ma chambre d'une lumière dorée, et j'essayais de ne pas penser au lendemain. J'allais coudre mes vêtements, passer une bonne nuit... et demain... demain, je tenterais de trouver du travail...

***Deux mois plus tard***


Étendue de tout mon long sur mon lit, enroulée dans ma couverture, je fixais le plafond sans le voir, les yeux grands ouverts malgré l'état avancé de la nuit. Nue sous les draps froissés, nauséeuse, j'attendais que ma migraine et mes haut-le-cœur cessent définitivement pour me décider à bouger - il était tard, sûrement plus proche de l'aube que du crépuscule, mais j'éprouvais le besoin d'aller piquer une tête. La plage n'était pas loin de toute façon... Un rayon de Lune entrait par la fenêtre grande ouverte, illuminant d'une douce lueur argentée ce qui était finalement devenu ma chambre - suite à ma première nuit dans cette auberge, j'avais dès le lendemain matin demandé au gérant, à tout hasard, s'il ne savait si quelqu'un avait besoin d'aide pour un travail quelconque... et à mon grand étonnement, il m'avait immédiatement embauchée comme serveuse.

Les débuts avaient été difficiles - j'avais vite compris que malgré l'air innocent de l'établissement, passé une certaine heure la faune qui s'y retrouvait ne valait pas mieux que celle de l'Octopus - située dans une rue parallèle derrière le port, elle était à la fois proche de l'eau donc bien placée, et assez loin de l'allée centrale pour être délaissée des gardes, et beaucoup le savaient et avaient fait de l'endroit leur adresse de prédilection. Il m'était alors apparu que le patron ne m'avait embauchée que parce qu'il savait que j'attirerais la clientèle masculine déjà bien pourvue... alors avait commencé mon combat permanent contres les mains baladeuses et les remarques graveleuses des marins de plus en plus ivres alors que la soirée s'avançait. Un de leurs jeux favori était de s'amuser à attraper la longue tresse qui battait dans mon dos les premiers temps, aussi, par pure provocation, j'avais fini par couper mes cheveux assez court pour me prémunir de leurs jeux stupides.

Mais ils en avaient d'autres... et j'avais dû apprendre à faire avec. Ici, pas question de déclencher une bagarre ou de crier sur qui que ce soit... en bonne employée, je devais servir et me taire, ce que je faisais avec plus de facilité que je ne l'aurais cru. Impassible, stoïque, je n'entendais même plus leurs remarques et leurs rires, évitais d'un pas en avant ou d'un subtil décalé de hanches les mains qui auraient été tentées de trainer sur mes cuisses ou mon ventre nus, mon manque de réactivité totale me valant rapidement le surnom de "Méduse". Au final, même mon patron avait adopté le surnom, et j'en étais ravie - je n'avais pas besoin que quiconque ne prononce mon vrai prénom en ces lieux. Je ne comptais pas passer a vie ici, à servir cette bande d'incapable. La seule chose qui me motivait à supporter tout ça, à me lever tôt le matin et à tenir bond jusque tard le soir, c'était la perle hebdomadaire que me valait mon travail. J'aurais pu être payée plus... mais comme j'étais également nourrie et logée, Grax, le directeur de l'auberge, prélevait sur mon salaire mes repas et le prix de ma chambre, ne me laissant au final que bien peu de revenus...

A ce rythme là, j'étais pas prête d'avoir assez d'argent pour pouvoir survivre sur le continent. Car c'était mon objectif ultime - enfin quitter l'ile avec Féline, après tout ce temps, toutes ces années à attendre. Prise dans mon travail, je ne voyais pas vraiment le temps passer... mais cette nuit là en fixant le plafond, je réalisais que cela faisait bel et bien deux mois que je travaillais d'arrache-pied pour... pas grand chose. Enfin... presque...







Dernière édition par Arabyss Hale'Lake le Dim 17 Fév - 16:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 16:31

Le silence qui suivit le départ d'Arabyss dura un certain temps, jusqu'à ce que mon père vienne me voir pour me dire qu'il fallait changer mes bandages. Je me redressais difficilement, l'aidant à enlever mes bandages, avant de partir m'immerger dans l'eau. J'avais du mal à marcher, mes jambes me portaient difficilement, mais c'était un bon début. Laissant l'eau enlever les reste du baume, je soupirais de lassitude. J'allais devoir m'éloigner de la seule amie qui me restait... Alors que j'avais besoin de soutien, maintenant plus que jamais.

Durant le mois qui suivit, j'alternais des périodes de sommeil, de soins et de marche. Je ne voulais pas rester immobile, quitte à me fatiguer plus vite encore. Je faisais le tour du quartier en m'appuyant sur mon père, prenait le soleil devant la maison en attendant d'enfin pouvoir allez mieux. Je me sentais inutile, chose qui ne m'étais encore jamais arrivée, et j'avais une sainte horreur de ça. Quelle idée de débile j'avais eu d'essayer de voler cette statuette... J'aurais du m'en tenir à mon boulot et à quelques pièces volées de ci, de là. Mais non, j'avais visé trop gros et m'étais retrouvé enfermé, aux portes de la mort, avec pour seule bouée de sauvetage Arabyss, qui avait fini par me troubler tellement que je ne voulais plus la voir. J'avais trop perdu pour une simple statuette... Que ça me serve de leçon au moins.

Cela faisait à présent deux mois que j'étais sorti de prison, et j'allais enfin mieux. J'étais guéri, les dernières traces de mon passage en prison étaient les longues estafilades blanches qui couraient sur ma peau, ainsi que le A brûlé sur mon omoplate. J'étais encore un peu maigre malgré ce que je mangeais, et je m'étais mis à courir, soulever des charges légères pour m'étoffer de nouveau. Presque rien ne trahissait les sévices que j'avais subi à part ça... A part peut-être mon regard terne et parfois apeuré. Il m'arrivait encore de me perdre dans mes pensées, divaguant en plein milieu d'une rue... Avant de sursauter et de revenir à la réalité, le souffle courant et le regard terrifié. Je priais pour que cet état passe bientôt... Mais je ne pouvais rien y faire.

Le soleil s'était couché depuis longtemps sur le port quand je me baladais dans les rues. Je venais de voler quelques pièces à des riches, sans être trop gourmand. Je devais être surveillé et n'avais pas envie de refaire un séjour sous les verrous. Revenant chez nous, un peu fatigué, je ne m'aperçus qu'au dernier moment qu'un groupe me suivait depuis que j'étais arrivé dans le quartier pauvre. Voulant leur échapper, peu rassuré, je tournai à droite, avant de me retrouver dans une voie sans issue. Et m...


- Salut Ilmaes, balança le plus grand des Ondin, un habitant du port aussi jeune que moi.

Je le connaissais un peu, pour avoir traîné avec lui étant petit, mais j'avais vite délaissé cette bande de brutes qui préférait terroriser les gens pour avoir un peu d'argent.


- Tiens, tu te souviens de moi toi ? C'est bête, parce que ton nom m'a échappé, lui répondis-je avec un sourire provocateur.

Il n'en fut pas plus pour me retrouver immobilisé contre le mur, les bras tenus par deux autres Ondins alors que le chef, Kaïris, m'appuyait un couteau sous la gorge.


- Fais pas trop le malin crétin, c'est pas après toi qu'on en a mais on pourrait t'amocher un peu pour s'amuser... Dis, elle est où ta petite bourgeoise ? Je trouve qu'elle a un peu trop de perles autour d'elle, ça serait bien qu'on la déleste un peu... Indique moi où je peux la trouver et je te laisse tranquille.

Arabyss... L'idée qu'il veuille lui faire du mal me mettait dans une rage folle. Fronçant les sourcils, je me fis froid en le fixant.

- Je ne sais pas où elle est, tu peux continuer à chercher tout seul. Je l'ai pas vu depuis deux mois.

Je reçus immédiatement un coup de poing dans la mâchoire. Apparemment, ma réponse ne leur plut pas du tout. Pour une fois que j'étais sincère...

- Je réitère ma question : Où. Est. Elle ?

Comme si je le savais... Abruti.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 17:30

Soupirant doucement... je me décidais enfin à bouger, courbaturée et frissonnante, pour m'asseoir sur le bord du lit. Passant une main sur mon visage, je balayais ma chambre du regard une dernière fois - ma robe blanche posée sur le dossier de la chaise, le bureau encombré de quelques affaires, la bourse pleine de perles abandonnée dans l'angle. Ce soir, j'y avais encore ajouté presque un mois de salaire en une seule fois. Me forçant à ne pas y penser pour éviter un retour de nausée, je me levais en soupirant, passais par-dessus ma tête la courte brassière d'un beige saumon et enroulais ma jupe autour de ma taille avant de la nouer sur la hanche - j'avais d'abord eu du mal à me faire au tissus plus épais et moins fluide que celui auquel j'étais habituée... mais comme je l'avais récemment découvert, il était possible de s'habituer à absolument tout, même au pire.

Baillant à m'en décrocher la mâchoire, je traversais le couloir comme une ombre, grimaçant en passant devant une porte dont l'occupant ronflait particulièrement fort, puis descendis rapidement les escaliers du premier étage avant de filer droit aux cuisines. Désertes à cette heure, je piquais une pomme en passant, et gagnais la rue en passant par la porte de service. Croquant dans ma petite pomme, je descendis tranquillement les rues jusqu'à la mer - je savais quelles rues éviter à cette heure pour ne pas faire de mauvaise rencontre... mais visiblement cette fois j'aurais mieux fait de rester dans ma chambre. Entendant des éclats de voix, j'hésitais... mais, pas encore habituée à être vraiment prudente, la curiosité l'emporta, et j'abandonnais mon trognon dans le caniveau pour aller jeter un œil à ce qui se passait. Arrivée à l'angle de la rue, je restais dissimulée dans l'ombre... mais ma discrétion se retrouva reléguée au placard lorsqu'un rayon de lune illumina une chevelure d'un blanc luminescent.

- Ilmaes ?... échappais-je à haute voix sans même vraiment m'en rendre compte alors que mon cœur chutait dans ma poitrine.



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 18:48

Restant muet face à la question de Kaïris, je fixais l'Ondin en attendant la suite... Qui vint sous la forme d'un nouveau coup de poing dans la mâchoire. Je crachais un peu de sang par terre sans bouger, commençant à réfléchir à toute vitesse. Je ne pouvais pas rester à leur merci ainsi, je tiendrais un peu... J'étais trop afaibli encore pour encaisser les coups pendant longtemps. Mais que pouvais-je faire ? Je ne savais pas où était Arabyss et même si je le savais, jamais je ne la vendrais de la sorte. Et si...

Mon nom énoncé au coin de la rue me fis tourner la tête. Je connaissais cette voix... Elle avait les cheveux courts maintenant, elle semblait plus maigre, mais son regard nacré était le même quoi que surpris. Quand on parle de la louve... Mes yeux s’agrandirent légèrement, cherchant à lui dire de fuir, loin d'ici. Mais Kaïris avait remarqué mon changement de comportement et tourna le regard.


- Tiens tiens... Approche un peu toi, on te cherchait... Et ne cherche pas à désobéir, sinon je pourrais jouer un peu du couteau, enjoignit l'Ondin avec un sourire mauvais.

Non... Il ne fallait surtout pas qu'elle s'approche, d'autant plus que je ne voyais pas l'ombre d'une perle autour des hanches de la Sirène. Elle les aurait eu encore, ils l'auraient détroussé sans rien lui faire, mais là... Ils pourraient s'en prendre à elle.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 19:03

Impossible de ne pas le reconnaitre - la nuit était claire, et même si le cul de sac où une bande de rigolos l'avaient coincé était assez sombre, cette silhouette élancée, ce corps amaigri, et surtout, ces cheveux d'un blanc de neige... c'était bien lui, et je restais interdite quelques secondes sans plus réfléchir au danger potentiel que je courrais, seule et sans arme. Je ne l'avais pas revu une seule fois depuis mon départ - je l'avais cherché parfois non loin de chez lui où sur le port, mais il n'était nulle part, et je n'avais plus tout le temps libre d'autrefois. De plus j'étais très fatiguée ces derniers temps - moi qui n'avais jamais eu à travailler avant, je me retrouvais prise dans le rythme d'enfer des coups de feu sans y avoir été préparée, et lorsque je regagnais mon lit le soir je m'effondrais bien souvent pour dormir d'une traite jusqu'au lendemain matin. L'avantage était que je n'étais plus dérangée par la lumière... de toute façon, j'étais levée à l'aube pour aider à remettre la salle en état et commencer à servir les premiers clients qui venaient prendre leur petit déjeuné. Je n'étais plus non plus aussi bien nourrie qu'avant - tout n'était pas fameux au menu, et comme j'étais nourrie à coup de plats du jour, ce qui était parfois servit m'était difficile à avaler... mais je me forçais, pour garder des forces - de toute façon, c'était marche ou crève...

Ayant la confirmation que c'était bien lui... je sentis un élan de colère pure monter en moi, et je serrais les poings - ce salaud. Pas un mot, pas un signe, rien qui ne me laisse présager s'il était ne serait-ce qu'encore en vie. Il m'avait abandonnée au moment où j'en avais le plus besoin - les premiers jours, j'avais été persuadée que je croiserais tôt ou tard son père qui reviendrait me chercher, me disant qu'Ilmaes n'était pas d'accord, que je devais revenir, que je lui manquais... mais j'avais attendu en vain, et j'avais dû me résigner à me concentrer sur mon travail plutôt que d'attendre une chose qui n'arriverait jamais. Mais à le voir ainsi, en mauvaise posture, le couteau sous la gorge... je m'avançais d'une démarche décidée, le regard brulant, et me plantait devant le crétin qui m'avait abordée en croisant les bras, le toisant de toute ma hauteur.

- Si tu crois que ton épluche-légume me fait peur, crachais-je en le fusillant du regard. Alors comme ça, tu me cherche, c'est ça ?... beh je suis là tu vois. C'est quoi ton problème ?... demandais-je dans un savant mélange d'ironie et d'insolence.



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 19:25

En la regardant, je vis de la colère briller dans ses yeux. de la colère... Contre qui ? Kaïris, qui me menaçait... Ou moi ? Moi qui n'avait pas donné de nouvelles ? Je pouvais la comprendre, je n'avais pas cherché à la retrouver depuis que j'allais mieux, histoire de mettre de la distance entre nous. Mais rien n'y faisait, quand elle était loin de moi... Elle me manquait horriblement. Maintenant qu'elle était là, face à moi, c'était encore pire. J'avais envie de m'excuser de l'avoir abandonné, de la serrer dans mes bras... Mais elle était menacée, indirectement par ma faute, parce qu'elle venait chez moi avec sa richesse et ses perles...

Je baissais les yeux alors qu'elle s'approchait, retenant un sourire en coin à sa réponse sèche, je me retins pourtant. Elle ne devait pas réagir ainsi, elle aggravait notre cas... Kaïris, mécontent de voir qu'il n'intimidait pas la jeune femme, envoyait son coude dans la mâchoire d'Arabyss pour la faire tomber. Incitant l'un de ses bras droits à me lâcher pour venir tenir la Sirène, je me retrouver tenu par un seul homme, les mains derrière le dos. L'autre Ondin tenait fermement les bras d'Arabyss alors que Kaïris me délaissa pour prendre le menton de la Sirène et lui faire violemment relever la tête.


- Bon, on va faire vite avant que tu ne m'énerves de trop. Je veux tes perles, puis ensuite vous partez tous les deux, je suis dans un bon jour.

Rangeant son couteau, il fouilla Arabyss sans vergogne mais son examen se termina vite : elle n'avait pas grand chose sur elle et ses perles étaient introuvables. Fou de rage, il attrapa Arabyss par les cheveux et lui envoyait un coup de genou dans le ventre.

- Bien, apparemment tu ne les as pas sur toi. Donc tu vas me dire où je peux les trouver et on aurait fini de faire affaire ensemble, sinon... Tu reçois le double de coups.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 19:38

Déjà que je n'avais pas naturellement une grande notion du danger, lorsque j'étais en colère, je n'avais plus aucune notion de rien... et j'étais très, très, très en colère. Après Ilmaes, que je retrouvais par pur hasard au beau milieu de la nuit. A cause de ces crétins, qui venaient nous faire chier alors qu'on n'avait rien demandé. Cela faisait un moment que je réfrénais mon impulsivité, que je me contenait face à la tripotée de braillard vicieux qui fréquentaient l'auberge à la nuit tombé, parfois pour le simple plaisir de venir me reluquer les fesses... j'en avais assez. Alors, me plantant face à cet abruti en le toisant comme s'il n'était qu'un tas de fumier... je ne vis même pas le coup venir, et sa force m'envoya direct contre le mur avant que je ne glisse au sol. Sous la violence de l'impact, l'arrière de ma tête avait heurté le mur, et je me retrouvais sans comprendre par-terre à demi assommée, un filet de sang chatouillant mon menton alors que des élancements de douleur pulsaient à l'arrière de mon crâne. Sonnée, je me laissais relever sans comprendre, me crispais lorsque ses mains glissèrent sur mon corps...

- Me touche pas... bredouillais-je, faisant un effort pour essayer de rester lucide.


Les bras tirés en arrière, je ne pouvais pas faire grand chose... et j'avais du mal à aligner deux pensées cohérentes, et lorsqu'un second coup vint me cueillir en plein ventre, ma respiration se coupa sous le choc, et je cherchais désespérément de l'air... de l'air... mais même si mes oreilles sifflaient douloureusement, même si ma tête me donnait l'impression d'être sur le point d'exploser... Je me redressais, lentement, soutenue par le crétin qui me tenait les bras, et, relevant la tête dans un suprême effort de volonté, j'accrochais le regard du petit chef... et lui crachais au visage sans la plus petite once d'instinct de survie.



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 20:02

Bloqué par l'autre Ondin, je ne pus rien faire à part observer Arabyss tomber au sol, du sang coulant le long de son menton. Il s'en prenait à elle et moi j'étais bloqué, je ne pouvais pas l'aider... Je serrais les dents, frustré de me sentir aussi inutile. J'allais devoir observer Kaïris frapper la Sirène sans rien faire... Celui-ci, attendant la réponse à sa question, reçut le crachat sanglant d'Arabyss en plein visage et devint rouge de colère.

- Espèce de... maugréa-t-il en s'essuyant...

Avant de frapper de nouveau Arabyss. L'Ondin la lâcha et il continua à la bourrer de coups de pieds à l'aveugle, peu importe s'il touchait son visage ou non. Après s'être défoulé correctement sur la Sirène, il l'attrapa par le cou pour la plaquer contre le mur.


- Assez joué. Dis-moi où elles sont avant que je ne te torde le cou, sale petite garce, murmura-t-il, au bord de l'explosion.

Je l'avais toujours vu colérique, mais jamais autant... Je tentais de m'échapper à l'étreinte de l'autre Ondin mais il resserra sa prise sur mes bras, me forçant à rester immobile et impuissant face à la barbarie de Kaïris.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 20:16

Face au visage violacé de l'Ondin, un sourire mauvais étira mes lèvres fendues - prend ça dans ta face, gros con... mais je n'eu pas le temps de me réjouir d'avantage. S'essuyant rageusement, il s'employa ensuite à me faire regretter mon geste et mes paroles - l'ennui, c'était qu'il bourra tellement de coups que je n'étais plus vraiment en état de regretter grand chose lorsqu'il me plaqua finalement au mur, dans un état second. Pourtant toujours consciente, je ne comprenais plus ce qui se passait - pourquoi... pourquoi Ilmaes ne faisait-il rien ?... Il était encore trop faible ?... Peut-être avait-il été mis K.O. pendant que l'autre me tabassait... je sentais mes paupières papillonner, mais je ne voyais plus grand chose - un des coups m'avait ouvert l'arcade, m'aveuglant de sang, une de mes pommettes me lançait, mon nez n'était pas cassé mais c'était tout juste, je n'avais l'impression de n'être qu'une plaie béante... mais je n'avais pas proféré un son, pas un cri, pas un gémissement, encaissant les coups sans rien dire, déjà à moitié assommé à la base alors de toute façon, un peu plus un peu moins...

Mais malgré mon état proche de l'inconscience, j'avais au moins compris une chose : je n'en supporterais pas beaucoup plus... mes côtes me faisaient mal, ma respiration irrégulière était une torture, mais mon corps n'était pas ce qui me faisait souffrir le plus, non... c'était mon cœur... Je ne comprenais pas... Pourquoi Ilmaes ne m'avait pas défendue ?... Il ne m'avait pas adressé un regard, n'avait rien fait pour m'aider... Pourquoi ?... Toussant un peu de sang, je manquais m'étouffer avec, me sentis perdre pied... Si personne ne venait m'aider, j'étais... fichue...

- ... Il... maes... m'entendis-je murmurer d'une voix étranglée, une larme roulant sur ma joue traçant un sillon clair sur le sang frais la maculant.


Pourquoi m'abandonnait-il encore ?...



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 21:15

Je regardais, horrifié, Arabyss se faire tabasser de la sorte. J'étais bloqué par l'Ondin, obligé de supporter le sang de la Sirène qui s'écoulait de ses blessures. Il l'avait sacrément amoché... Je rageais de ne pas pouvoir bouger, quand j'entendis faiblement mon prénom. Regardant Arabyss, je vis une trace claire le long de sa joue. Une larme... Comment ?! Fronçant les sourcils, je bouillonnais de rage et reculai le plus fort possible. Mon tortionnaire, se frappant contre le mur, fut assommé sur le coup. Libéré de son emprise, je me jetai sur l'Ondin qui avait tenu Arabyss, posant la main sur son visage et le poussant de toutes mes forces pour l'assommer lui aussi, avant de me précipiter sur Kaïris, lui frappant le coude pour qu'il lâche Arabyss.

Une fois qu'il eut lâché prise, je le tirai par les épaules pour le faire tomber, puis me retrouvai sur lui pour le bourrer de coups de poings dans le visage, froid. Après l'avoir roué de coups, je m’arrêtai et pris le couteau rangé dans la poche de Kaïris pour le plaquer contre son cou.


- Ecoute moi bien. Jamais plus tu ne t'approche pas d'elle, tu ne la regarde pas, tu ne pense même pas à elle. Sinon... Je te retrouve et je te fais la peau. C'est bien clair ? sifflai-je, hargneux.

Kaïris grogna, la mâchoire à moitié cassée. Quand je me relevai, il tenta un coup mais le couteau se planta dans sa cuisse sans hésitation. Il retint un cri, avant de se lever et de partir en boitant. J'attendis un peu pour être sûr qu'il ne reviendrait pas et me retournai pour m'accroupir en face d'Arabyss. J'étais toujours hors de moi, malgré les coups que j'avais envoyé à Kaïris et la simple vue des blessures qu'il lui avait infligé me donnait envie de recommencer à le frapper.


- Arabyss... Tu m'entends ? demandai-je, inquiet, alors que je lui faisait doucement relever le menton.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 21:30

J'avais l'impression que mes sens étaient décuplés par la douleur - je sentais chaque sillon de sang sur ma peau, l'odeur de fer dans mes narines, mes oreilles bourdonnaient, ma tête allait certainement pas tarder à exploser, ma langue pâteuse était imprégnée d'un liquide tiède au goût de rouille, des étoiles scintillaient dans mon champ de vision... et petit à petit, chaque lumière s'éteignit une à une à mesure que je perdais pied - j'allais... mourir ?... Quand même pas... ce serait trop bête... J'aurais pu ajouter qu'Ilmaes ne me laisserait pas mourir comme ça... mais après ce qui venait de se passer, j'en étais plus si sûre... Peut-être m'en voulait-il pour une raison quelconque... peut-être estimait-il que j'avais bien mérité ce qui m'arrivait... et... peut-être qu'il n'avait pas totalement tord...

Sentant soudain que plus rien ne me maintenait debout, je glissais contre le mur en m'écrasant lourdement au sol - me pliant en deux, l'air entra soudain dans mes poumons, et je crachais du sang avant de tousser pour chercher de l'air - le renouvellement d'oxygène clarifia légèrement ma vue et mes sens, et je vis, tremblante, Ilmaes à cheval sur l'autre en train de le bourrer de coups - ou bien était-ce mon imagination qui me jouait des tours ?... Trop sonnée pour réfléchir plus avant... je me laissais finalement glisser dans l'inconscience, laissant un voile noir tomber sur deux iris métallique que je cru reconnaitre comme étant ceux d'Ilmaes.



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 21:46

Alors que Kaïris nous avez enfin laissé seuls, je cherchais à savoir comment allait Arabyss... Avant qu'elle ne s'effondre devant moi, perdant connaissance. Affolé, je restai immobile un instant, avant de remarquer ses cheveux clairs. Il fallait qu'elle nage un peu... La prenant dans mes bras, je reculais un peu en me redressant. Elle n'était pas très lourde, mais j'étais encore un peu faible et le combat m'avait épuisé... Mais je devais l'amener jusqu'à l'eau. Descendant les rues en longeant les murs, j'arrivais finalement à la plage et m'immergeai avec elle, l'emmenant dans les profondeurs. Je m'arrêtais avant que l'obscurité ne nous enveloppe totalement, puis attendis de voir ses cheveux s'assombrir assez. Le sang qui avait coulé sur son visage fut nettoyé par l'eau de mer et, quand je fus certain qu'elle était réhydratée, je remontais à la surface.

Traversant les rues du port, Arabyss dans mes bras de nouveau, j'arrivais chez moi et la portais directement à ma chambre. L'allongeant sur mon lit, je pris une serviette et nettoyai de nouveau ses plaies qui saignaient, sans savoir quoi faire pour les calmer. La blessure à l'arcade m'inquiétait beaucoup, mais j'étais incapable d'y faire quelque chose. Quel abruti... Tout ça par ma faute... J'avais l'impression de ne lui avoir apporté que des malheurs et, au final, cette période d'éloignement n'avait servi à rien. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser à elle, elle me manquait trop pour que je renonce à la voir. Soupirant, je posais mon menton sur mon bras alors que de l'autre, j'essuyais doucement le sang qui coulait de son arcade.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 22:01

J'avais l'impression de flotter sur un nuage tiède - luttant contre l'inconscience, je ne vis pourtant rien lorsque j'ouvris les yeux, aveuglée par le sang sur mon visage, et un sursaut me renvoya dans l'inconscience. Puis soudain, un changement brutal de température et d'élément me renvoya un petit coup de jus - entrouvrant les yeux... je sentis mes branchies s'ouvrir, l'eau saler bruler mes plaies, entrer dans ma gorge, rapper ma langue en emportant toute trace de sang dans les courants. La baignade m'avait incontestablement retapée un peu, comme en témoignaient mes cheveux à nouveau sombres, mas j'avais pris trop cher pour arriver à me reprendre si vite - jamais je n'avais été tabassée de la sorte, les coups que m'avait infligé ce crétin faisant passer les quelques gifles administrées par mon père pour d'agréables caresses.

Finalement, après un temps totalement indéterminé, je sentis que je revenais à moi - j'avais l'impression d'être allongée dans une barque sur une mer déchainée... Le monde tanguait désagréablement, et battant des paupières, je ne compris d'abord pas ce qui s'était passé. Mais une chose était sûre : c'était pas le plafond de ma chambre ça... bon sang... J'avais l'impression d'avoir été passée à la moulinette - tout mon corps me faisait mal, et une de mes paupière était gonflée et refusait de s'ouvrir entièrement - qu'est-ce qui s'est passé ?... tentant le tout pour le tout, je tournais lentement la tête, relançant ma migraine... mais je l'oubliais bien vite en croisant le regard... d'Ilmaes. Tout me revint alors brutalement en mémoire, et la colère enflamma de nouveau ma raison.

- TOI !! aboyais-je en me redressant brusquement. Espèce d'enfoiré, j'arrive pas à le croire, des semaines sans nouvelles, et quand par pur hasard je te recroise tu fais comme si !!!...


Je me coupais net dans mon élan, me pliant en deux dans un élancement de douleur particulièrement brutal venant de ms côtes, le souffle coupé. La... vache... les larmes aux yeux, je cherchais mon souffle alors que la pièce tournait - bon sang... il m'a pas loupée l'autre...



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 22:18

Alors que la blessure à l'arcade d'Arabyss arrêtait de couler, je vis ses yeux -enfin, son oeil- s'ouvrir un peu. Me redressant, je m'apprêtais à dire quelque chose... Quand son regard croisa le mien. D'abord surpris, puis totalement dépourvu de la parole, je sursautais brusquement en la voyant se redresser et me hurler dessus. Mon coeur accélérait sa course alors que je tentais de me raisonner : elle n'était pas un ennemi. J'avais toujours peur lorsqu'un mot était plus haut que l'autre, revivant les moments où les gardes nous frappaient, nous insultaient pour se calmer les nerfs. Mais alors qu'elle était en plein élan, me criant des reproches, elle s'arrêta brusquement et se plia en deux, visiblement rattrapée par ses blessures.

Me rapprochant, je la pris par les épaules doucement pour la faire se rallonger, me mordillant la lèvre alors qu'elle était douloureuse et gonflée.


- Je suis désolé Arabyss... Vraiment désolé. Je ne voulais pas t'attirer d'ennuis alors j'ai voulu... Je ne sais pas, j'ai fait l'idiot, j'étais immobilisé par l'autre et puis... Excuse-moi... Il... Il faut que je te soigne. Je dois faire quoi pour ton arcade ?...

Me levant, je l'observai. Son oeil était gonflé et elle devait avoir une ou deux côtes de bien amochées. Il ne fallait pas qu'elle bouge en attendant qu'elle aille mieux...




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 22:33

J'avais noté son brutal mouvement de recul lorsque je me mis à lui brailler dessus, mais franchement, il croyait quoi ?... Que j'allais le frapper ??... J'aurais adoré, mais j'étais pas en état. Bon sang... que ça faisait mal... Les diverses coupures sur mon visage me piquaient désagréablement, mes lèvres me tiraient douloureusement - j'ose même pas imaginer de quoi j'ai l'air... je dois avoir autant de sex-appeal qu'un calmar là... Frissonnant en sentant ses mains sur mes épaules, mes vertiges redoublèrent lorsque je basculais en arrière, et je soupirais de dépit - même ça ça fait mal... Entendant ses excuses pataudes, je fus secouée d'un rire douloureux et ironique, et cessait bien vite - j'ai mal...

- C'est réussit, sifflais-je, ne parvenant pas à me départir de ma colère. Fiche moi la paix, t'as très bien su faire comme si j'existais pas jusque là, grommelais-je, me redressant en me tenant les côtes, la respiration sifflante.


Fallait que je rentre... je devais me lever tôt après... je devais dormir un peu...



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 22:46

Alors que je tentais je ne sais quoi pour la calmer, son rire amer me coupa dans mon élan et je la regardais, désemparé et à genoux à côté du lit, alors qu'elle se redressais pour s'en aller. Elle avait raison... Je n'avais donné aucune nouvelle, j'avais décidé d'être égoïste et l'avait éloigné, sans lui donner de nouvelles, juste parce que je devais réfléchir. Pour ma défense, je pensais qu'elle allait rentrer dans les profondeurs, dans son immense maison, à l'abri... Mais au vue de ses cheveux courts, de sa maigreur... Elle avait du sacrifier son rang pour me sauver, je m'en rendais compte et cela me mettais encore plus mal à l'aise. Quel idiot j'avais fait... Mais je ne devais pas y penser pour le moment. Fermant les yeux pour souffler, je les rouvris quand je fus sûr que mon regard était dur.

Je me levais et me mis face à elle, la fixant sans ciller. La vision de son visage habituellement fin et agréable aussi ravagé me donnait envie de tuer Kaïris.


- Je te fiche la paix ? Et tu vas aller où ? T'échouer dans un taudis, en espérant déjà que tu puisse y arriver ? J'ai remarqué que tes perles avaient disparues, et ta robe n'est pas d'une étoffe assez riche pour toi. Je sais pourquoi tu ne porte plus ces choses, j'ai encore assez de jugeote pour le deviner. C'est de ma faute, je m'en veux horriblement, et que ça te plaise ou non, j'ai une dette envers toi. Et je commence à la rembourser maintenant, en te soignant du mieux que je peux. Et si t'es pas contente tu finis attachée à ce lit, clair ? ajoutai-je alors que j'avais passé mes mains sous ses genoux pour la faire se rallonger.

Ça suffit maintenant. Je vais la faire hurler encore plus fort qu'avant mais qu'à cela ne tienne, je n'arriverais à rien en me confondant en excuses.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 23:03

Ah, tu l'avais pas vue venir celle là hein, sale mollusque !!! Ragaillardie par ma colère, je me relevais tant bien que mal, ignorant la douleur en serrant les dents - mon regard embrassa la pièce d'un coup d’œil, et je reconnu la chambre d'Ilmaes - il m'avait ramenée chez lui... tant mieux, je n'étais pas trop trop loin de l'auberge comme ça. Essuyant rageusement une goutte de sang qui coulait de mon arcade en me chatouillant la joue, je tenais mes côtes de l'autre, l'ignorant consciencieusement, lui et son air de chien battu - j'ai pas besoin de lui d'abord. Je me suis très bien débrouillée toute seule jusque là, il a pas à se sentir responsable, ça l'avait pas dérangé jusque là !! Mais alors que j'allais de nouveau lui crier dessus tendit qu'il me barrait la route... ses paroles me laissèrent interdite un instant. Il... il savait pas ?... son père lui avait pas dit ???...

- ... C'est marrant que soudain ça te préoccupes, où je vais "m'échouer", persifflais-je, la rancune tenace. J'ai pas besoin de ta pitié, laisse moi sor... mmmhhh...


La fin de ma tirade fut étouffée dans un gémissement de douleur alors qu'il me soulevait pour m'obliger à me rallonger - il fallait que j'arrête de m'agiter... mais je refusais catégoriquement de laisser ce crétin jouer au bon samaritain. Je n'avais pas besoin d'aide, j'étais assez forte pour rentrer seule !!! Et surtout, surtout... il m'avait abandonné... ça m'avait fait... si mal... que je peinais à seulement supporter son regard. J'avais essayé de l'oublier... et maintenant, je me retrouvais à nouveau chez lui...

- Je te déteste... parvins-je à dire d'une voix tremblante, levant un bras sur mes yeux pour masquer mes larmes naissantes.


Je voulais qu'il me fiche la paix...



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 23:17

Je ne répondis pas à ses piques, me contentant de la rallonger sur mon lit. Elle m'en voulais et elle était parfaitement en droit de le faire, mais ça n'allais pas m'empêcher de la soigner du mieux que je pouvais. Ca n'était pas de la pitié, loin de là, c'était de l'inquiétude, mais je jugeais bon de ne pas répliquer. Je ne ferrais que rentrer dans son jeu et ça serait tout sauf productif. Une fois qu'elle fut allongée, je courus presque à la cuisine pour prendre une petite bassine d'eau et revint au chevet d'Arabyss... Pour l'entendre me dire qu'elle me détestait. Baissant les yeux, je m'appliquais à tamponner doucement ses lèvres pour en enlever le sang.

- Moi aussi... Moi aussi je me déteste, soufflai-je sans oser la regarder.

Je me détestais, mais un sentiment plus fort à son égard m'empêchait de la laisser partir, comme elle le voulait. Je ne voulais plus la fuir à présent... Mais, comme je l'avais prédit, c'était elle qui voulait me fuir sauf que cette fois, c'était entièrement de ma faute. Je me sentais tellement con, je me serrais frappé tiens.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 23:29

Je restais immobile, percluse de douleur et complètement épuisée - j'allais être fraiche demain pour le coup de feu... à supposer que j'arrive seulement à rentrer à temps. Silencieuse, mon bras sur les yeux, je tentais de ravaler mes larmes sans grand succès - pourquoi s'obstinait-il comme ça ??... Il m'avait parfaitement fait comprendre ce que je valais à ses yeux en me laissant me débrouiller toute seule... alors... c'était bien le moment de jouer au garçon prévenant et attentionné... Comme si ça allait changer quoi que ce soit maintenant...

- Arrêtes... soufflais-je, fatiguée. J'ai pas besoin que tu t'occupes de moi. Laisse moi tranquille, répétais-je en repoussant sa main, me redressant précautionneusement pour m'asseoir sur le bord du lit.


Je n'avais que quelques rues à remonter, ce serait facile. Et au pire demain matin je demanderais un jour de congé. Et tant pis pour ma perle hebdomadaire... mais quelque chose me soufflait que je ne serais pas en état de travailler tout de suite. Pour l'instant, je n'avais plus qu'une envie : dormir dans mon lit...



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Dim 17 Fév - 23:47

J'avais l'impression que ce que je faisais était totalement inutile et voir quelques larmes dévaler ses joues malgré elle ne faisait qu'augmenter ma culpabilité. J'étais juste un sombre imbécile, je l'avais perdu et je ne pouvais rien y faire à présent. Alors pourquoi m'obstiner ?... Je devrais peut-être la laisser tranquille, c'était trop tard pour récupérer quoi que ce soit, malgré tous les efforts que je pourrais fournir...

- Bien, je te laisse tranquille, je ne te touche plus, annonçai en la regardant se lever lentement, mais en contrepartie tu reste dormir cette nuit ici.

Je la forçais une nouvelle fois à se coucher, avant de partir m’asseoir devant l'entrée de ma chambre pour l'empêcher de s'en aller. Je ne voulais pas qu'elle reparte dans cet état, elle n'était pas assez forte. Et si elle avait quelque chose de plus grave, quelque chose d'interne et qui se déclencherait un peu plus tard ? Personne ne sera là pour le voir et, même si je ne pourrais pas faire grand chose pour l'aider, j'agirais à temps pour trouver quelqu'un de compétant.

- Je sais que j'ai déconné, que tu m'en veux, et j'ai bien l'impression que plus je me battrais pour arranger ça, moins tu voudras me pardonner. Je ne peux même pas te fournir d'explication pour que tu me pardonne... Alors même si ce n'est vraiment pas ce dont j'ai envie, je te laisserais partir... Demain, et je ne chercherais plus à te voir, pour que tu puisse m'oublier.

Même si j'en souffrirais.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Lun 18 Fév - 0:00

Il me fatigue avec sa tête de merlan frit et sa manie de vouloir me tripoter !! Et c'est reparti pour le couplet de l'hospitalité... je ne supporterais pas de passer une minute de plus dans cette chambre, dans ce ce lit où je l'avais veillé pendant plusieurs jours, craignant de le perdre à chaque seconde... mais visiblement, nous n'avions pas du tout le même type de crainte. Finalement, les mecs étaient tous les mêmes - aucun ne volait plus haut que ce salopard d'Oberoth. Aucun d'entre eux ne pouvait se soucier réellement de quelqu'un d'autre... mais ce n'était pas grave, j'avais compris maintenant. J'étais assez grande pour m'occuper de moi toute seule de toute façon. Je n'avais besoin de personne. Voilà ce que je me martelais toutes les heures depuis près de deux mois... pour un peu, je serais presque parvenue à me convaincre toute seule...

De nouveau allongée de force, je m'assis une nouvelle fois, le regard mauvais teinté de douleur - mes côtes me faisaient tellement mal... Mais ses paroles me mettaient encore plus mal que les coups que j'avais reçu. Je ne comprenais plus rien... il parlait comme si... comme si je pouvais valoir quoi que ce soit à ses yeux... j'avais mal à la tête et envie de vomir...

- ... Mais pourquoi tu dis ça... gémis-je en passant nerveusement ma main dans mes cheveux. Tu m'as déjà laissée partir, tu m'as déjà... abandonnée...


Sentant une vive douleur en passant ma main à l'arrière de mon crâne, je m'interrompis une seconde, ramenais ma main devant mes yeux - elle était trempée de sang frais. Le choc me laissa interdite une seconde... puis un voile noir tomba devant mes yeux alors que mes oreilles sifflaient.



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Lun 18 Fév - 0:10

Assis en tailleur face à elle, je la regardais alors qu'elle se relevait, une troisième fois. J'allais devoir la maintenir allongée jusqu'à ce qu'elle s'endorme à ce rythme... Face à son regard mauvais, je baissai les yeux, avant de me crisper à son gémissement.

- Parce que je me suis rendu compte, trop tard, que c'était une erreur et que...

Je m’arrêtai au milieu de ma phrase en voyant le sang qui tachait sa main. Me relevant brusquement, je me précipitai vers elle pour la tenir par les épaules, regardant l'arrière de son crâne ; Ses cheveux courts étaient collés par le sang, où une méchante plaie saignait abondement. Je cédais enfin à la panique alors que j'appuyais le tissu déjà sale de sang contre sa tête.

- Papa !! PAPA ! Hurlai-je en espérant qu'il m'entende.

Quelques secondes après, mon père débarqua en trombe dans ma chambre, avisant la situation. Il regarda la plaie d'Arabyss, avant de repartir aussi sec dans la cuisine. Il avait gardé les ingrédients de son baume cicatrisant et se rappelait encore de comment le préparer. Il fallait faire vite... Fébrile, il fit des allers-retours entre ma chambre et le grand récipient d'eau qui chauffait trop lentement, passant de l'eau sur la blessure pour la laver, alors que je tenais Arabyss contre moi.


- Arabyss... Reste avec moi Arabyss... répétai-je inlassablement, complètement paniqué.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Lun 18 Fév - 0:20

J'avais tellement mal partout, que encore sous le choc de mon agression, je ne m'étais même pas rendue compte que la douleur de mon crâne provenait d'une plaie ouverte. Sonnée, j'avais palis à la vue du sang et perdu conscience presque immédiatement... mais un nouvel éclair de douleur me ranima un peu lorsqu'Ilmaes compressa la blessure. Je l'entendis crier, de loin... Je reconnu son odeur alors qu'il me tenait contre lui, poupée de chiffon entre ses bras... J'avais mal quand je respirais, et l'odeur du sang semblait s'infiltrer sournoisement en moi, comme pour m'en imprégner pour toujours... C'était trop pour moi, trop pour une seule nuit... alors je me laissais définitivement sombrer dans une inconscience noire et lourde, terrassée par le choc et la douleur.



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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Lun 18 Fév - 14:50

Je tentais de nettoyer la plaie d'Arabyss alors que mon père préparer de quoi la soigner dans la cuisine. Je tremblais de peur en voyant tout ce sang, mais ne défaillis pas pour autant. Il fallait la soigner et vite, je n'avais pas de temps à perdre à réfléchir. Après un petit moment, mon père revint avec le baume prêt et des bandages. Il finit de nettoyer correctement la blessure, avant d'appliquer le baume cicatrisant. Je tenais toujours Arabyss contre moi, refusant de la lâcher un seul instant. J'aidai ensuite mon père à lui bander la tête grossièrement. Il fallait que ça tienne pour cette nuit, on avisera demain... Une fois qu'elle fut soignée, je la rallongeai sur le lit, avant de la border et de m'asseoir à côté d'elle. Petit à petit, alors que les heures avançaient, je piquai du nez et fini par m'endormir, le visage enfoui dans les draps et le bras passé autour de la taille d'Arabyss.




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MessageSujet: Re: Et ainsi commença le début de la fin... Lun 18 Fév - 22:54

Un rayon de soleil entra par la fenêtre, caressant ma joue en chauffant désagréablement ma peau claire. Non... maudite lumière... lumière... lumière... lumière. J'ouvris les yeux. désorientée, il me fallut une bonne poignée de secondes pour faire le point sur les événements de cette nuit - ah oui... c'est vrai. J'ai mal. Grimaçant, je levais lentement une main que je posais sur ma tête qui pulsait douloureusement - la vache... tient ?... je sentais une étoffe plutôt douce sous mes doigts... et je compris que j'avais la tête bandée. Ce plafond m'était familier... et en tournant lentement la tête... mon regard tomba sur une chevelure d'un blanc tirant sur l'argenté. Ilmaes. Qu'est-ce qu'il faisait là ?... Question idiote, nous étions dans sa chambre. Qu'est-ce qui c'était passé ?... je me rappelais que je voulais partir, on était en train de parler... et puis le trou noir...



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» Frère... puis-je t'appeler ainsi? Tant de temps s'st écoulé..
» "Ainsi, font, font, font, trois p'tits tours et puis s'en vont." (Avec Isa)
» Ainsi, tout commença par une glissade...[PV Ashenie]
» Le destin en a voulu ainsi... [poste unique]

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Les Royaumes de Quisaraedis ::  :: -