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Blackout (Privé)

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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Jeu 14 Fév - 18:37

A deux doigts de m'endormir pour de bon sur mon bol de soupe, la voix grave et caverneuse du père d'Ilmaes me ramena soudain à la réalité, et je sursautais brutalement en relevant la tête - quoi, quoi ??!! Ah... oui. Pas une seule fois je n'avais esquissé un geste depuis mon retour - j'avais vaguement entendu l'Ondin venir manger un peu, des bruits feutrés dans la pièce à côté, mais je n'avais pas bougé, profitant de mon état léthargique qui ne durerait pas. Pour l'instant, mon bannissement, mon titre déchut, tout cela me passait encore bien au-dessus de la tête... mais la dure réalité ne tarderait pas à me tomber dessus, et en attendant, si je pouvais encore profiter d'un peu de calme intérieur sans réfléchir à ce que j'allais faire, je préférais en profiter un peu. Mais je ne pouvais non plus me laisser aller de trop - Ilmaes avait besoin de moi.

Me levant avec difficulté, j'embarquais mon panier avec moi et trouvais Ilmaes étendu sur son lit, ses plaies à l'air libre - ses cheveux humides étaient un peu plus clairs encore, et la vision de ses plaies nettoyées et de ses cheveux attestant d'une légère amélioration me redonna un peu d'espoir. Sans un mot, je m'installais et repris mes soins avec autant de douceur que dans l'après-midi, n'oubliant aucune blessure, pas même la brulure sur son omoplate, avant d'enrouler la fine bande propre. L'opération me pris néanmoins un bon bout de temps, et lorsque je me relevais enfin, enveloppée dans l'odeur capiteuse et entêtante des plantes médicinales, je récupérais les bandes souillées pour les laver et retournais dans la cuisine. Remettant une nouvelle fois de l'eau à chauffer pour préparer une autre infusion, vu sa fièvre il ne fallait surtout pas le laisser se déshydrater de l'intérieur, j'en profitais pour tenter d'avaler un peu de soupe - elle était vraiment bonne, et je parvins à terminer mon bol, et je mis les bandages sanglants à tremper dans l'eau et le savon pour la nuit le temps que la tisane refroidisse, avant de l'apporter avec moi dans la chambre pour la faire boire à Ilmaes. Le recouvrant de son châle, je reculais pour m'installer dans le fauteuil - une nouvelle fois, il ne me restait pas grand chose à faire... alors, ramenant mes jambes contre moi, je le veillais aussi longtemps que je pu, avant de finalement définitivement sombrer.



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Jeu 14 Fév - 19:13

Après avoir sorti Arabyss de sa torpeur, mon père s'éclipsa dans sa chambre, me laissant aux soins de la jeune Sirène. Dans mon sommeil, je sentis à peine que mes plaies étaient nettoyées et soignées, fronçant à peine les sourcils quand Arabyss me redressa pour soigner mon dos. Le tiraillement de mes plaies me fit sortir de mon sommeil profond sans me réveiller pour autant. Retrouvant, quelques instants après, la douceur du châle de ma mère, j'avalais dans m'en rendre compte la tasse d'infusion et replongeais aussitôt dans mon sommeil lourd, à peine troublé par ma fièvre qui baissait pour le moment.

Plusieurs fois dans la nuit, mon père se leva pour rafraîchir le tissu sur mon front. Il avait récupéré la couverture au passage, pour couvrir Arabyss qui avait fini par s'endormir. Le lendemain fut à l'image des dernières heures, calme, troublé par des montées de fièvre où je m'agitais fébrilement pour échapper aux monstres et rejoindre ma mère, par des bains d'eau fraîche et des repas légers mais qui me donnaient assez de forces pour lutter contre l'infection de mes plaies. Trois jours passèrent ainsi et ma fièvre baissait progressivement, mes cheveux avaient retrouvé leur blancheur neigeuse et mes plaies commençaient enfin à cicatriser.

A l'aube du quatrième jour, alors que le soleil peinait à percer les nuages qui envahissaient le ciel, j'ouvris grand les yeux. Je me sentais mieux, calme et enfin guéri. Surpris, je regardais autour de moi, retrouvant ma chambre, mon lit, le châle de ma mère me couvrant. Tout ça n'était pas une illusion... J'étais vraiment hors de prison ! Un sourire soulagé naquit sur mes lèvres alors que je m'apprêtais à appeler mon père... Qui se trouvait déjà sur le pas de ma porte. Il me fixait intensément, cherchant dans mes yeux si j'avais retrouvé la raison, avant de me sourire et de partir vers la cuisinière. Hier, il avait sorti une énorme prise de l'eau, qui lui avait valu une paralysie temporaire de son bras, mais au lieu de la ramener chez nous, il était parti la vendre pour acheter du lait, met rare et très cher sur cette île. Il s'était dit que ça ne pouvait me faire que du bien... Et maintenant que j'étais réveillé, la boisson sera parfaite pour célébrer l'évènement.




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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Jeu 14 Fév - 19:35

Un rayon de soleil matinal perça par la fenêtre de la chambre et me réveilla immédiatement - ouvrant un œil dépité, je songeais que je ne m'y habituerais jamais... j'avais passé une mauvaise nuit, entre mes cauchemars sur ma famille, ma position inconfortable dans le fauteuil et la nuit trop claire à mon goût, et j'aurais volontiers dormi d'avantage... mais c'était peine perdue, et je me levais en grimaçant pour aller me pencher sur Ilmaes. La peau moite, les sourcils froncés, la respiration hachée, ses cheveux s'étaient de nouveau assombris, et je soupirais en caressant doucement son visage. Tout était à recommencer... mais il restait malgré tout dans un état déjà moins alarmant qu'hier.

Les jours suivant s'enchainèrent finalement sans que je ne les vois vraiment passer - la fièvre montait, puis descendais, perdant Ilmaes dans des crises de délire que je laissais à son père le soin de gérer, me cantonnant au nettoyage de ses plaies et de ses bandages, piochant généreusement dans la marmite d'onguent pour l'en tartiner jusqu'à saturation. Durant trois journées à la fois brèves et interminables, nous nous relayâmes dans les soins avec son père, lui se chargeant de le baigner régulièrement et de le tenir lorsqu'il s'agitait, moi de le gaver de tisane et de changer régulièrement ses bandages. Je laissais à son père le soin de le nourrir - c'était lui qui se chargeait des repas après tout, et je découvris non sans une certaine surprise que le père d'Ilmaes était un excellent cuisinier. Visiblement, ma présence permanente ne le dérangeais pas plus que ça, ce qui me soulageait au plus haut point - je n'aurais eu nulle part où aller sinon... et je tenais de toute façon à rester près d'Ilmaes.

Durant les périodes les plus calmes, je m'attelais à redonner un peu de vie à la maison - à présent, le ménage était impeccable, les pièces rangées, les bougies changées, la vaisselle toujours propre, bref, je tenais la maison de mon mieux pour m'occuper et m'éviter de penser pendant qu'Ilmaes reprenait doucement des forces. Il était toujours maigre à faire peur, mais ses cheveux étaient enfin à nouveau immaculés, sa fièvre baissait, et il avait repris quelques couleurs alors que ses plaies assainies commençaient enfin à cicatriser normalement. Avachie dans mon fauteuil, je m'étais finalement enfin endormie peu avant l'aube du quatrième jour, épuisée au point que même la lumière ne me gênait plus - mais, sentant dans mon sommeil léger un regard peser sur moi, j'ouvris rapidement les yeux... accrochais un reflet d'argent. Ne réagissant pas immédiatement, encore un peu dans le coaltar, je soutins son regard quelques secondes... bondis soudain sur mes pieds.

- Ilmaes !!! m'exclamais-je en me précipitant à son chevet, me penchant sur lui en passant mes doigts dans une mèche de ses cheveux comme j'en avais pris l'habitude. Comment tu te sens ?... demandais-je, l'inquiétude perçant dans ma voix.



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Jeu 14 Fév - 20:21

Après que mon père soit parti préparer quelque chose à manger, je regardais autour de moi... Et mon regard se posa sur Arabyss. Surpris, je ne la lâchais pas des yeux, alors qu'elle dormait, me demandant ce qu'elle faisait là. Elle s'était occupée de moi ?... Je devinais aisément, en sentant mes deux mains toujours opérationnelles, que c'était grâce à elle que j'avais survécu. Elle avait surement payé ma caution, mais elle ne m'avait pas abandonné ainsi, elle m'avait soigné, veillé... J'avais du mal à y croire, parce que j'étais persuadé que je l'insupportais au plus haut point. Et pourtant...

En la voyant bouger, j'essayais un peu de me redresser, mais n'en eut pas le temps. Elle fut plus rapide que moi et je fus presque surpris de la trouver aussi près de moi, sa main glissant dans une mèche de mes cheveux. Je fermais un instant les yeux pour les rouvrir doucement, priant pour que ce ne soit pas un rêve... Et quand je me perdis dans le regard clair de la Sirène, je souris légèrement. Je réussis à bouger légèrement pour poser ma main sur son bras, grimaçant un peu sous la douleur. Mes blessures s'étaient résorbées, mais elles n'étaient pas encore totalement guéries...


- Je me sens... Bien, répondis-je, la voix un peu rauque, étonné de cette constatation.

Je n'avais pas envie de faire de mauvaises blagues, pas encore en tout cas. Je me sentais déjà suffisamment chanceux d'être encore en vie.




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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Jeu 14 Fév - 20:50

Finalement, après plus d'un mois à moisir abandonné en prison, je le retrouvais enfin après trois jours de galère - il était certainement encore très affaibli, et lorsque je récupérais le linge sur son front je sentis sa peau toujours chaude, mais la fièvre, si elle était toujours présente, avait suffisamment baissé pour lui permettre de reprendre conscience, et même de nous reconnaitre. Le couvant d'un regard doux, je trempais le linge dans la bassine d'eau qui avait élu domicile sur sa table de chevet et le replaçais sur son front, poursuivant machinalement mes caresses dans ses cheveux, assise sur le bord de son lit en prenant garde à ne pas toucher ses bandages - les blessures étaient soignées, mais loin d'être guéries...

Mais il allait mieux... il avait repris conscience... il était vivant. Libre. Lui rendant d'abord son sourire, le mien se fana alors que la pression de ces derniers jours retombaient enfin - il était tiré d'affaire... il allait s'en sortir, cette fois c'était certain. Grâce à nos bons soins, il se relèverait... ce dont j'avais plusieurs fois douté durant ces trois jours, et particulièrement lorsque la fièvre l'emportait au point de le faire délirer en hurlant. Me laissant doucement pencher en avant, mes épaules s’affaissèrent alors que mon front touchait mes genoux... il était... enfin sauf...

- ... Espèce... d'imbécile... lâchais-je finalement, cachant mon visage dans mes bras sans plus pouvoir retenir mes sanglots.



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Jeu 14 Fév - 21:16

Je me laissais faire quand Arabyss me rafraîchit le front, presque bercé par ses caresses dans mes cheveux. Je me sentais un peu patraque, surement à cause de la fièvre encore présente, mais plus aussi forte que ces derniers jours. J'observais la Sirène sans rien dire, rassuré par son sourire... Quand celui-ci s'évapora peu à peu alors qu'elle commençait à s'affaisser doucement. Eh, elle me fait quoi là ?! Je me forçais à me redresser en grimaçant, quitte à rouvrir quelques blessures, pour tenter de la rattraper... Avant de hausser un magistral sourcil. Ah beh ok...

- Drôle de façon de me souhaiter la bienvenue quand même...

Mais au vu de ses sanglots soulevant ses épaules, je laissais rapidement tomber l'ironie pour passer mes bras autour de sa taille, posant mon menton sur son épaule.

- Je suis désolé de t'avoir inquiété... répondis-je doucement, avant d'embrasser son épaule de manière tout à fait naturelle.

Alors que je tentais de la réconforter, mon père arriva dans ma chambre avec trois tasses de lait fumant où fondait une cuillère de miel. Il attendit, debout, qu'Arabyss ait repris ses esprits sans dire un mot.




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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Jeu 14 Fév - 21:47

Pliée en deux, masquant mon visage pour essayer de dissimuler mes larmes, je n'arrivais plus à me contenir et me laissais aller pour la seconde fois en trois jours - j'avais l'impression de n'avoir jamais autant pleuré de toute ma vie... et surtout pas devant témoins, mais les derniers jours avaient été fatiguant et très éprouvant. Et puis, j'avais eu tellement peur pour lui... plusieurs fois j'avais été réveillée en sursaut par des cauchemars de la prison, où il mourrait enchainé au mur, seul et abandonné de tous dans sa douleur et sa misère... Je m'en voulais tellement de ne pas l'avoir cherché plus tôt, de ne pas m'être inquiétée plus que ça de sa disparition... de ne pas être venu chez lui avant. Si j'avais réagi plus tôt... il n'aurait pas été dans un tel état...

- Dé... solée... répondis-je entre deux sanglots, essayant de reprendre le contrôle de mes émotions.

Mais bon sang... que c'était bon d'entendre à nouveau sa voix, certes affaiblie et cassée par sa longue maladie... mais il s'en sortirait... Frissonnant en sentant ses bras s'enrouler autour de ma taille... je ne le repoussais pas, curieusement apaisée par la sensation de son corps chaud contre le mien - il avait pourtant encore de la fièvre, c'était indéniable, et je sentais ses côtes contre les miennes... mais il avait même repris assez de forces pour bouger un peu. Forçant le flot de mes larmes à se tarir, rassurée par l'étreinte d'Ilmaes, j'arrivais finalement à me calmer - temporairement, certainement... mais c'était déjà mieux que rien. Me redressant doucement, j'essuyais rapidement mes joues du dos de la main - j'étais pitoyable... me laisser aller à pleurer comme ça, devant lui en plus... il fallait que je me reprenne non d'un chien !!

- Tu ne devrais pas bouger, dis-je doucement en le repoussant délicatement en arrière, m'essayant à sourire.



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Ven 15 Fév - 23:17

Cherchant à la réconforter, je serrais doucement la taille d'Arabyss pour qu'elle ne pleure plus, ma tête contre son épaule. Je fonçais les sourcils quand elle s'excusa. Pourquoi le faisait-elle ? Elle m'avait sorti de là, je ne savais pas encore à quel pris mais il était certain qu'il y en avait un, elle m'avait veillé, soigné... Et elle s'excusait ? Je souris légèrement.

- Je ne pense pas que ce soit à toi de t'excuser...

Non, c'était plutôt à moi, pauvre idiot, de m'excuser. Je m'étais mis en danger, j'étais passé pas loin de la mort, tout ça... Pour une bête statuette en or. Je me sentais sacrément imbécile d'en être arrivé là pour une telle chose. J'aurais du me remettre au vol "léger", comme d'habitude, au lieu de tenter un coup impossible à réaliser seul. Ça me servira de leçon au moins... Me reculant quand elle me repoussant, je faillis protester quand mon père s'approcha et me fourra une tasse dans les mains comme pour appuyer ses propos. Bon, ok... Je bus un peu de la boisson alors que mon père en donna une à Arabyss et je m'apprêtais à poser quelques questions, quand je fronçais les sourcils. J'avais enfin remarqué les cernes qu'Arabyss avaient sous les yeux, ce qui rendait assez étrangement. Jamais je ne l'avais vu aussi fatiguée.

- Mais moi je vais bien, me mis-je tout de même à protester, je suis plus fatigué !... Toi t'es pâle comme un fantôme, tu dois dormir...

Je fronçais les sourcils d'inquiétude. Je l'avais tant préoccupé que ça ?... Je m'en voulais encore plus du coup.




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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Ven 15 Fév - 23:32

Libérée de son étreinte, je frissonnais lorsque son corps réchauffé par la fièvre se détacha du mien tendit que je le repoussais - il ne faisait pas chaud en fait... mais la fatigue me rendait certainement aussi un peu frileuse. L'obligeant à se rallonger, un éclat de contrariété commença à poindre dans mon regard - ah non, il ne va pas commencer ! - mais l'approche de son père qui lui fourra une tasse fumante dans la main lui cloua le bec, et mon regard se teinta de satisfaction alors qu'il laissait tomber. Non mais !!! Ça agonise pendant trois jours, et ça veut faire sa loi dès le réveil !! Acceptant à mon tour la tasse avec un sourire reconnaissant, je serrais mes mains autour, sa chaleur remplaçant artificiellement celle d'Ilmaes - du lait... j'avais déjà eu l'occasion d'en boire sur la terre ferme, mais les nobles des plus hautes lignées se refusaient à consommer des produits de la terre, estimant supérieur de ne vivre que de ce qu'offrait la Remea... et les poissons ne faisaient pas de lait.

Pourtant, c'était si bon, doux et crémeux, et je me sentis définitivement calmée en en avalant quelques gorgées tant qu'il était encore bien chaud. Soupirant de lassitude, je relevais les yeux sur Ilmaes... esquissais malgré moi un sourire fatigué. Nos efforts combinés avec le père d'Ilmaes avaient payé - il n'était pas au mieux de sa forme... mais au moins était-il conscient... et il recommence !! Haussant un sourcil plus que blasé, e songeais qu'il s'était pas regardé dans un miroir pour proférer pareille connerie...

- Ah ça, t'as pioncé comme un mort pendant des jours, j'espère bien, que t'es moins fatigué, raillais-je, en attendant, t'as toujours l'air d'un squelette, tes blessures sont loin d'être guéries et tu as toujours de la fièvre - alors si tu veux nous rendre service, tient toi tranquille, assénais-je tranquillement, avant de remettre le nez dans ma tasse.


Non mais.



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Sam 16 Fév - 11:22

Vas-y, mon père s'y met en plus ! Ils sont tous les deux de mèches ou quoi ?! Je me mis un peu à bouder, prenant la tasse dans mes mains... Avant de regarder, surpris, ce qui se trouvait à l'intérieur. Je n'avais jamais goûté à cette boisson... Le liquide était blanc, je reconnaissais l'odeur du miel, mais quelque chose d'autre derrière. Approchant doucement mes lèvres... Je goûtais un peu de la boisson, avant de boire entièrement ma tasse. C'était délicieux, doux et crémeux... Je n'avais jamais goûté ça avant, mais j'en voulais encore ! Je regardais mon père, un peu de la boisson restant sur mes lèvres.

- C'est du lait, ce sont les vaches qui en produisent, me répondit-il avec un léger sourire.

Du lait.. J'adore ! Posant ma tasse sur ma table de chevet, je me sentis à nouveau un peu fatigué. Je m'épuisais vite mine de rien... Mais quand Arabyss me répliqua, je la regardai en haussant un sourcil. Mais je parlais pas de moi, oh ! Je suis pas prêt de me lever, je le sais bien et c'est loin de m'arranger, mais elle aussi doit se reposer !... Mais ce qui était bien, c'est qu'elle ne me râlait plus autant dessus. Je pense que je vais bien profiter de ma convalescence...


- Ilmaes a raison, vous semblez exténuée. Il va mieux pour le moment et ses blessures n'ont pas besoin d'être nettoyées pour le moment. Reposez-vous un peu, appuya mon père, stoïque... Alors que lui aussi arborait des cernes noires sous les yeux.

Ah ah ! Elle en dit quoi la petit maintenant !




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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Sam 16 Fév - 22:00

Au moins le père d'Ilmaes était de mon avis - après quelques jours à le fréquenter, je commençais à comprendre son mode de communication plutôt sommaire et discret, mais il savait néanmoins parfaitement se faire comprendre d'un regard, et je trouvais ça tellement plus reposant. Mon père ne s'adressait à moi que par des discours grandiloquents suintants de colère et de mépris... et si l'Ondin n'était certes manifestement pas beaucoup plus affectueux à mon égard, au moins, j'avais compris que dans son cas, ce n'était pas un comportement qu'il me réservait spécifiquement. Il était juste comme ça... et d'ailleurs, il faudrait que je redemande son nom à Ilmaes. Ça me mettait mal à l'aise de ne pas m'en rappeler... mais comme il ne m'avait pas non plus appelée une seule fois par mon prénom depuis que j'étais rentrée avec son fils, j'en avais déduit qu'il ne se rappelait pas du mien non plus, ce qui me faisait me sentir à peine moins pitoyable...

Le nez dans ma tasse, je fixais un point dans le vide - le réveil d'Ilmaes m'avait ôté un sacré poids des épaules... mais en entendant la voix de son père, je me redressais, me retournais pour regarder Ilmaes... et éclatais de rire en voyant ses moustaches. Tendant la main sans réfléchir, je les essuyais avec mon pouce, un reste de sourire sur les lèvres, et me désintéressais de lui pour finir ma propre tasse. Les chèvres aussi faisaient du lait, mais il était nettement moins bon à mon goût. Les vaches étaient des créatures étranges, mais elles avaient au moins ça pour elles... Relevant les yeux sur le père d'Ilmaes lorsqu'il m'adressa la parole... je tournais un regard inquiet vers Ilmaes, le jaugeais d'un coup d'oeil expert - oui, c'était vrai qu'il semblait aller mieux. Et en effet, il était encore très tôt, le soleil se levait à peine, ses bandages pouvaient tenir encore quelques heures...

- Je vais dormir un peu alors, approuvais-je en posant ma tasse à côté de celle d'Ilmaes. Toi aussi, profite un peu pour continuer à te reposer, tu en as besoin, ne pu-je m'empêcher de rajouter à l'attention d'Ilmaes.


Me levant en m'étirant, je retournais me lover dans le fauteuil sans plus me préoccuper d'eux, remontant la couverture jusque sur ma tête. Soleil de misère... si j'arrive à fermer l’œil, ce sera un miracle...



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Sam 16 Fév - 23:02

J'écoutais attentivement l'explication de mon père. Des vaches ?... J'avais du en voir, de loin, quand j'allais rendre visite à mes amis de l'intérieur des terres. C'étaient des animaux énormes ! J'avais refusé de m'en approcher, mais peut-être que j'aurais du, j'aurais goûté du lait plus tôt... Alors que j'allais demander une autre tasse à mon père, l'éclat de rire d'Arabyss me fit tourner la tête vers elle. Hein ?... Surpris, je la laissai essuyer mes lèvres, un sourire léger flottant sur ses lèvres. Elle semblait tellement belle malgré sa fatigue, soulagée et heureuse... J'étais fasciné par son expression et revins sur terre quand elle approuva ENFIN ma remarque. C'est pas trop tôt !

La laissant s'installer dans le fauteuil, faute de mieux, je regardais ensuite mon père partir après qu'il m'ait demande ce que je voulais manger. Je commençais à avoir faim et je ne voulais plus de soupe ! Non mais. Soupirant une fois seul, mon regard retomba rapidement sur la Sirène. Installée comme elle l'avait pu sur le fauteuil, elle semblait mal à l'aise. Elle aurait du rentrer chez elle, ici elle ne dormira jamais bien... Pourtant, malgré le léger froncement de sourcil qui indiquait son inconfort, elle semblait apaisée. Je détaillais sa peau pâle, légèrement dorée par le soleil sans être tannée comme les habitants du port, avec ses tatouages qui couraient le long de son corps, lui donnant une allure rebelle et sensuelle à la fois. Je devinais plus que je ne voyais ses courbes généreuses cachées sous les couvertures, mises en valeur par sa longue robe transparente et légère. Relevant légèrement le nez de sa main fine qui avait glissée de sous la couverture, je fis courir mon regard le long de son épaisse et longue chevelure bleutée, de ses paupières closes, de son nez droit pour m'arrêter enfin, fasciné, sur ses lèvres pleines et pulpeuses, que j'avais déjà embrassé par deux fois. Et, en cet instant même, j'avais envie de réitérer la chose, pour le simple plaisir de goûter à ses baisers colériques. Je n'avais à présent qu'une envie : me lover contre elle, cacher mon visage dans son cou alors que mes mains se perdraient dans ses cheveux. Mon désir brutal emballa mon coeur alors que je m'imaginais découvrir son corps, entendre ses murmures languissants...

Je me fis violence pour revenir à la réalité, effrayé de voir où j'en étais. Que... Qu'est-ce qui se passait, pourquoi je la désirais autant ?... Je sentais au plus profond de moi que je ne voulais pour rien au monde la laisser s'éloigner de moi, se détourner de moi, voir un autre homme que moi lui faire des avances... Et je connaissais ce sentiment. Je ne le connaissais que trop bien. Melissandre... Mon émoi se teinta d'une douleur sourde. Je ne voulais plus quitter Arabyss, et pourtant... Je souffrirais trop quand ce sera elle qui le fera. Plus encore que Melissandre, cette fille que j'aimais et qui m'avait simplement abandonné sans un mot pour s'enfuir avec un marchand qui lui promettait une vie de luxe, Arabyss et moi n'étions pas du même monde... Un jour, elle se réveillera de sa petite rébellion, elle ne pourra plus supporter de vivre à la dure, sans argent, à se rationner pour manger et elle rentrera aussi sec chez elle, dans la cité souterraine... Me laissant là, comme un idiot au coeur brisé. Hoquetant de douleur, je respirais plus mal alors que mon père revenait. Il s'inquiéta immédiatement et je lui expliqua rapidement la situation. Il savait pourquoi j'étais dans un tel état. Il avait vu mon désespoir quand je m'étais fait jeté et la seule chose qui le retenait de me donner raison, c'est l'immense reconnaissance qu'il avait pour la jeune femme. Il tenta de me raisonner pendant un moment et réussit à relativiser la situation. Il était accordé alors que j'allais me tenir loin d'Arabyss pendant un temps, pour me remettre de mes blessures ainsi que pour réfléchir, loin de son influence et de son regard qui m'aurait fait chavirer à coups sûrs..
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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Sam 16 Fév - 23:19

En fait, soleil ou pas soleil, j'étais tellement crevée et soulagée que ça n'avait strictement plus aucune importance, et sitôt calée dans le fauteuil, je ne sentis même pas la couverture glisser un peu des mes épaules, sombrant dans un profond sommeil que je ne m'étais pas accordé depuis des jours. Recroquevillée dans le fauteuil, j'allais encore avoir des courbatures partout, mais j'étais trop fatiguée pour m'en soucier - et puis, face à l'état encore précaire d'Ilmaes, je n'envisageais même pas de me plaindre pour trois courbatures. Sans compter qu'au moins, pour l'instant, j'avais encore un semblant de toit... Je n'avais absolument pas réfléchit à ce que j'allais bien pouvoir faire après, et je préférais ne pas y penser pour l'instant - chaque chose en son temps...

Je dormis plusieurs longues heures malgré la lumière et les quelques mots échangés entre Ilmaes et son père qui ne me dérangèrent pas le moins du monde - mais finalement, lorsqu'un rayon du soleil qui avait tourné illumina directement mon visage, je grimaçais, réveillée alors que j'avais enchainé presque trois nuits blanches de suite. J'aurais besoin de dormir beaucoup plus pour rattraper tout ça... mais avec toute cette fichue lumière, c'était tout bonnement impossible...Vaseuse et un peu désorientée, je songeais que piquer une tête me ferait du bien... et j'avais un peu faim aussi. Ouvrant un œil vitreux, je soupirais de dépit... me redressais pour m'asseoir correctement, m'accoudant à mes genoux pour me frotter les yeux, mes cheveux retombant sur moi me couvrant plus que ne le faisait ma robe. Quel heure était-il ?... Relevant la tête, je songeais qu'il faudrait aussi changer les bandages d'Ilmaes - il dormait lui aussi, ou bien ?...



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Sam 16 Fév - 23:40

Après la discussion avec mon père, je me sentais encore plus fatigué. Je me sentais mal, d'être aussi bouleversé par Arabyss et par ce qu'elle éveillait en moi, de ne plus vouloir la voir après tout ce qu'elle avait fait pour moi. Mais je devais être sûr de ce que je ressentais. Etait-ce de la simple reconnaissance, parce qu'elle m'avait sauvé la vie, ou était-ce un sentiment plus fort que ça encore ?... Je n'en savais rien, et l'avoir sous les yeux ne m'aidait pas à faire la part des choses. si, à chaque fois que je la voyais, je voulais la serrer contre moi, jamais je ne saurais où en sont mes sentiments ! Soupirant légèrement, je mangeais l'assiette que m'avait emmené mon père entre temps, l'appétit coupé à présent.

Après mon repas, je me rallongeai difficilement pour tenter de dormir... Mais rien n'y faisait, dès que je fermais les yeux, je voyais Arabyss qui se mêlait à l'image de Melissandre, m'abandonnant comme elle... Après un moment où je dus m'assoupir un peu, j'entendis la Sirène bouger, mais n'esquissai pas un geste. Mon père m'avait dit qu'il s'en chargeait et je l'avais laissé faire, me sentant affreusement lâche. Dans la salle à manger, une assiette fumante attendait la Sirène alors que mon père était assis à sa place habituelle, regardant ailleurs en attendant le moment où il allait annoncer à Arabyss qu'elle devait quitter cette maison.




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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Sam 16 Fév - 23:51

Relevant la tête, fatiguée, ma nuque craqua et je grimaçais - pff... bref. Mon regard tomba sur un Ilmaes endormit, et j'esquissais un sourire - bon... plus tard pour les bandages. Me levant à regret, je ramenais mes cheveux sur mon épaules et commençais à les tresser en m'avançant à son chevet - paisible, il semblait enfin dormir d'un sommeil sans rêve, et je libérais une de mes mains pour la passer sur son front. Mmmhhh... la fièvre était peut-être un peu remontée... il lui fallait une tisane, hors de question que la fièvre gagne ne serait-ce qu'un millimètre de terrain. Mais avant toute chose, vu la couleur de mes cheveux, il était temps que j'aille sur la plage, j'avais envie de nager un peu, ça me ferait du bien de me rafraichir correctement. Me détournant d'Ilmaes endormit, je m'arrêtais une seconde à la fenêtre en plissant les yeux - fin d'après midi, j'avais dormis presque toute la journée... pathétique.

Soupirant de dépit, je quittais la pièce et trouvais le père d'Ilmaes dans la cuisine. J'avais appris que les assiettes posées ailleurs que devant lui étaient en fait pour moi, aussi en voyant le poisson grillé encore fumant, je reportais ma baignade et m'assis sur le banc pour commencer à manger en silence, sans chercher à engager la conversation - il n'était pas de ce bord là... alors je respectais son silence, et je devais avouer qu'en fait cette facette de son caractère avait un côté reposant. Pour la peine, il ne m'effrayait presque plus... presque. Terminant mon assiette sans en laisser une miette, je jetais les arrêtes, lavais l'assiette et la mis à égoutter, ravie à la simple vue du plan de travail impeccable - je m'étais bien amusée à tout nettoyer... et ça avait quand même une autre allure. Me dirigeant vers la porte, je ne jugeais pas utile de dire à l'Ondin où j'allais - vu la couleur de mes cheveux, il devait s'en douter de toute façon... et puis, où pouvais-je bien aller d'autre de toute façon.



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Dim 17 Fév - 0:15

Je restais immobile alors que j'entendais Arabyss s'approcher, manquant de sursauter quand elle posait sa main sur mon front Ce simple geste, uniquement pour contrôler ma fièvre, éveilla pourtant en moi des frissons incontrôlables. Une fois qu'elle fut sortie de ma chambre, je soupirais de soulagement, laissant à mon père tout le travail.

Celui-ci regarda Arabyss s'installer face à son assiette, la laissant manger en silence. Vu la couleur de ses cheveux, elle irait surement à la plage ensuite... C'était le bon moment pour lui parler, elle pourrait réfléchir pendant son trajet et aviser de ce qu'elle pourra faire ensuite. Alors qu'elle allait ouvrir la porte, mon père s'éclaircit la gorge.


- Arabyss, attendez un instant. J'ai à vous parler, annonça-t-il, mal à l'aise.

Il se sentait coupable, autant que moi, mais c'était mon état qui importait le mieux, et je ne récupérerais jamais si j'étais contrarié par quelque chose.


- Maintenant qu'Ilmaes a repris connaissance, je pense qu'il serait bon de lui laisser un peu d'espace. Il a besoin de repos et de calme pour guérir plus vite. Je saurais m'occuper de ses blessures après vous avoir vu faire.

Il releva enfin le regard vers les yeux nacrés de la jeune Sirène.

- Bien sûr, vous pouvez revenir ici pour cette nuit, le temps de vous trouver de quoi vous retourner, ajouta-t-il, conscient de sa situation. Mais pour le reste de sa convalescence, il serait préférable que vous ne veniez plus ici.

Il avait asséné cette phrase en s'efforçant d'être neutre, sans laisser transparaître la culpabilité qu'il ressentait... Et dans la pièce voisine, je devais me faire violence pour ne pas hurler à Arabyss de revenir près de moi.




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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Dim 17 Fév - 10:50

Entendant mon prénom dans mon dos, je me figeais sur le seuil de la maison en frémissant - et merde... en fait, il se rappelait de mon prénom. Il faudrait que je demande discrétos à Ilmaes celui de son père dès qu'il serait réveillé... ça l'affichait mal quand même, que lui ait retenu mon prénom après tout ce temps, alors que moi... même en faisant un effort... je ne me rappelais vraiment pas. Je me rappelais celui de sa mère - Sélène... mais c'était certainement aussi parce que lui l'avait évoqué lors de mon arrivée avec Ilmaes... bon, il allait falloir que je m'entraine à retenir du premier coup les prénoms des gens maintenant. Ça me sera sûrement utile comme compétence... pfff... Un peu surprise malgré tout, je me figeais donc, avant de faire volte-face - que me voulait-il ?...

- Oui ?... répondis-je poliment en réavançant un peu dans la pièce.


Il avait les yeux détourné, tranquillement installé à la table, et je restais sagement à attendre qu'il reprenne la parole - ça devait être important pour qu'il se donne la peine de l’énoncer à voix haute, et même de m'appeler pour être certain d'avoir toute mon attention... D'habitude, il se contentait de parler, et comme j'étais la seule personne présente consciente avec lui, il était évident qu'il s'adressait à moi... enfin bref. Un peu curieuse malgré moi de savoir ce qu'il avait à me dire de si particulier... en entendant la suite, je déchantais un peu... pas sûre d'avoir bien compris. De l'espace ?... Il releva alors son regard métallisé sur moi, et la vérité tomba lorsqu'il poursuivit.

J'avais bien compris... il voulait... il voulait que je m'en aille. Après tout... je m'étais imposée ici durant trois jours... je savais que ça ne pourrait durer éternellement... qu'est-ce que j'avais cru ?... Je ne pouvais pas m'imposer chez eux comme ça... mais je ne pouvais empêcher malgré tout les battements de mon cœur de s'affoler. Parce qu'une fois que j'aurais franchis le seuil de cette pièce pour la dernière fois avant longtemps... je serais définitivement à la rue. Où irais-je ?... Que pourrais-je bien faire, ensuite ?... Je m'étais interdite d'y penser jusque là, pensant que j'aurais le temps de m'en préoccuper plus tard... mais plus tard venait plus vite que prévu. L'estomac noué, j'attendis quelques secondes d'être certaine que ma voix ne tremblerait pas pour prendre la parole.

- Très bien, répondis-je à ma grande fierté d'une voix assurée. Je vous remercie de votre hospitalité, ajoutais-je en m'inclinant, mes cheveux retombant devant mon visage.


Puis, sans un regard en arrière, je quittais la maison, refermant la porte doucement derrière moi.



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MessageSujet: Re: Blackout (Privé) Dim 17 Fév - 14:32

Après l'explication de mon père, le silence tomba dans la pièce alors qu'Arabyss assimilait qu'elle n'était plus la bienvenue ici. Attendant sans rien dire, je fermais les yeux quand sa voix s'élevait, forte, répondant à mon père sans trembler. Ainsi, ça ne lui faisait rien ?... Ou bien elle était trop fière pour le montrer ? Après tout, c'était peut-être mieux ainsi. Ce sera plus simple comme ça.

- Merci de m'avoir aidé à le soigner, répondit mon père en s'inclinant à son tour.

J'entendis la porte se fermer en sachant qu'elle ne reviendrait pas. Crispant mes mains dans le châle de ma mère, je regrettais déjà ma décision. Imaginer qu'Arabyss était loin de moi m'était insupportable, mon coeur se serrait déjà à l'idée de ne plus la voir... Et cette constatation renforça mon choix. Je souffrais maintenant, mais c'était nécessaire. La douleur qu'elle m'aurait infligé en me quittant ou me repoussant aurait été pire. Bien pire.




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