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La grande Ourse dans le pif ! [Luna]

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MessageSujet: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Sam 8 Déc - 22:07

7ème phase de l’étoile Ouranos, 4ème orbite du satellite, 11ème tour.
Porteur Thyrias Brénégalf, premier cycle.


Léasis.. Je m’étais un peu renseigné sur cette terre, car y mettre les pieds sans la moindre information eut été dangereux. Bon.. En même temps, rien dans l’avenir ne semblait dicter un réel danger ici, du moins, c’est ce que ma chronologie semblait dévoiler. La prochaine fourche capitale me concernant suivait une série d’évènements indubitables qui ne semblaient pas s’être produit. Selon toute probabilité, j’avais encore du temps.

Pourtant, pour observer les étoiles, il fallait être préparé. Matériel, géographie.. J’avais bien passé une heure à essayer de comprendre une carte terrestre, et puis.. Bon ben j’avais finis par l’envoyer paitre, parce que je n’y comprenais définitivement rien. Quelle idée de diviser la terre hein ? Est-ce qu’on collait des frontières dans le ciel ? Non ? Bon ben voilà. C’était définitivement idiot.
Bref, bilan des renseignements : elfes, forêt. Et des elfes plutôt pacifistes tant qu’on ne venait pas leur souffler dans les bronches, or je ne venais pas avec d’autre intentions sinon observer les étoiles.
Ce que j’avais déjà commencé d’ailleurs.

Après une journée particulièrement pénible, la 3ème consécutive à marcher dans ces bois, j’avais monté le camp. Un camp minime bien sur qui consistait en un télescope monté sur les branches d’un arbre pour dépasser le toit feuillu de la forêt. La première nuit à véritablement profiter du ciel de cet endroit.. Hélas, le poids du voyage sur un rythme de vie décalé.. Très vite la fatigue me pris et après avoir tapé dans mes réserve de pain et de mie, je m’étais assoupis avec tout mon fatras vaguement rangé au pied de l’arbre qui m’avait servis d’observatoire.
Comment parler de fatras rangé sans évoquer Cataclop, ce brave âne qui semblait s’être remarquablement attaché à moi malgré les 3 télescopes et divers objets que je lui collais sur le dos. Ou bien peut-être était-ce le fait qu’il était très intelligent et qu’il avait compris que j’étais l seul à pouvoir lui donner la nourriture qu’il avait de chargée sur son dos.
En fait, cet âne m’échappait. Mais je crois que.. Ouais.. Si l’affection devait avoir un sens pour moi, je dirais que je l’aimais bien en retour.

Bref, tout ça pour dire que mon âne broutait paisiblement pendant que moi je roupillais profondément lorsque vint le jour naissant. Hélas, l’aube ne vint pas seule. En effet, végétarien que j’étais, j’avais très tôt apprécié le miel. Mais moi qui planait ailleurs, j’avais totalement oublié que je n’étais pas le seul dans ce cas, et qu’il fallait bien prendre soin et garde à certaine détail. Par exemple, ne pas en faire tomber sur l’arbre depuis lequel j’observais.. Ou du moins, le nettoyer.

Parce que ce qui me réveilla, ce matin-là, ce n’était pas un soleil agressif qui venait comme chaque jour, briser mes nuits trop courtes et massacrer mes yeux.. Mais bien un ours. Un bel et grand gros ours bien noir qui était en train de me renifler avec curiosité. Je ne l’intéressais pas vraiment d’ailleurs, ce qu’il confirma en s’élevant. Tandis que sa patte se posait sur mon épaule, écrasant allègrement cette dernière au passage, il était venir renifler par la suite l’écorce de mon arbre.

Bon.. Je vous dis ça avec un certain recul.. Mais imaginez donc.. Moi, déconnecté de toute réalité qui ne sait rien des ours sinon leur nom.. Voilà qu’une bête poilue vient reposer la moitié de son poids pachydermique sur mon épaule.. Non content d’être sur le point de me briser un os ou deux, voilà qu’elle montre les dents et ouvre la gueule. Ne sachant pas de quoi il retourne, il est logique que je saisisse lentement mon bâton, et que d’un coup, je gigote, je crie, et je m’apprête à frapper. Du moins à essayer.
Sauf que voilà.. Cette grosse bête était beaucoup plus froussarde que moi, et elle fila en quatrième vitesse.. En oubliant cependant de retirer le pied du harnais qui maintenait mon télescope dans mon dos.

Je me retrouve lié à un ours en pleine course, littéralement trainé à bonne vitesse, suspendu à ce dernier par une lanière de télescope. Le pire étant que le bruit de mes instruments, de ma sacoche et moi qui en était à péniblement pester car sachant à peine parler, effrayait encore la grosse peluche trouillarde d’une demi tonne, qui continuait sa course sans fatiguer.
Moi, de mon côté, j’essayais de défaire le harnais, ou de le passer sous sa patte. J’essayais donc de me relever avant que mes jambes, à trop heurter des cailloux ou des inégalités de sol, soient définitivement fichues.
Je tire sur mes abdos, cherchant à me plier le plus possible, me concentrant tout entier sur cette lanière de cuir… Et je ne vois pas venir la branche basse.
Passé ce cap.. C’est flou. J’ai mal.. C’est la seule chose certaine, j’ai l’impression d’avoir un angle dans l’os sensé tenir mon nez. Le sang coule droit de ce dernier jusqu’à mes lèvres, ou descend directement dans ma gorge. Je.. Je vois flou je crois. J’ai de moins en moins mal.. Mais je souffre toujours.. C’était un peu comme si je regardais la douleur.. Mais de plus en plus loin. Je ne comprend plus grand-chose.. L’environnement se couvre.. Je n’entends que le bruit de sabot de Cataclop qui cherche à rattraper la course effrénée de l’ours. Puis.. Plus rien.


Lorsque je me réveille.. Une nécessité première me prend.. J’incline immédiatement la tête sur le côté, et je crache le sang qui me prend la gorge et la bouche. Ma main vient chercher la comissure de mes lèvre et essuie de façon totalement inutile mon menton.. Sans retirer la pourpre de mon visage, je viens seulement de salir ma chemise..
Mes doigts remontent et suivent la piste poisseuse du liquide vermeille, identifiant un large nombre de coupures le long de mes joues et sur mon front.
Puis un gémissement, un juron étouffé par ma maitrise néophyte du langage oral. J’avais vraiment un angle dans le nez.. Il était au moins cassé.. Moi j'y voyais plus un puzzle qu’autre chose. M’enfin, j’arrivais encore à respirer avec.. Ca faisait mal, mais ça prouvait que je pouvais encore e faire quelque chose.
Me redressant sur les coudes, j’écartais ma toge et ouvrais fébrilement ma chemise. Les déchirures aux niveau de l’épaule et du flanc faisaient échos à deux trainées rouges ou la peau avait été arrachée par le frottement de la lanière.. Rien de grave, mais pas spécialement agréable non plus.. Continuant mon examen, j’en arrivais aux jambes..
Déjà, je pouvais constater que mon pantalon ressemblait désormais à un short. Ensuite, mon pied droit tenait un angle assez improbable. Et ne pouvant pas sentir mes doigts de pieds, je pouvais conclure qu’il était cassé.
Bref, j’avais mal partout, le nez et le pied cassé, deux brûlures au niveau de l’épaule et du flanc..

Bon.. Ce n’est pas tout ça, mais un état des lieux s’imposait. Car oui, j’étais capable de faire abstraction de mes blessures qui, au demeurant, n’avaient rien de mortelles. Je remarquais que mon baton était pas ma droite, et que la main correspondante était blanche encore de m’y être agrippée. Je remarquais également que Cataclop qui broutait (Diantre, il avait toujours faim celui-là !) s’approchait à présent de moi, et me collait affectueusement ses naseaux dans les côtes.. Enfin, je remarquais que j’étais au beau milieu d’un bordel ambulant.. Ma sacoche avait volée, le télescope que j’avais sur moi était démonté, il y avait des verres d’ajustement partout, des libres ouverts jonchaient le sol, j’avais bien deux cartes déchirées et une demi tonne de parchemins divers en vrac qui n’étaient encore là que parce que la forêt était protégée du vent.


-Non.. Non, non, non et NON ! FAS POFFIBLE.. NOM DE.. !

Phrases simples et intuitives, même moi j’arrivais à jurer de la sorte et d’une voix forte. Chaque son nasal faisait siffler et vibrer mes narines, m’envoyant des signaux continus de douleur et du sang sur les lèvres qui déformaient mes mots.
Posant mon bâton à la vertical, j’entrepris de me lever. Chacune de mes articulation se plaignait.. J’avais vraiment été malmené.. Mon autre main vint s’accrocher à la crinière de Cataclop qui, docilement, se coucha, m’apportant un appui supplémentaire. Puis, d’une poussée, je remontais. Me tenais uniquement sur un pied, je jonglais entre l’âne et le bâton pour tenir debout.. La chose étant remarquablement compliquée puisque ma tête tournait, se plaignant d’un tel changement d’altitude.
A nouveau je crachais du sang, dégageant cet abject goût de ma bouche.

Balayant la zone du regard, je pris le temps de chercher un livre en particulier. Trouvant finalement ce dernier, je poussais un soupire lorsqu’après un combat improbable, je réussi à me baisser pour m’en emparer, puis à remonter péniblement.

Puis un bruit.. Ça, je n’avais pas été fou, j’avais entendu un bruit. Je fourrais rapidement le Livre des Etoiles dans la besace de mon âne et m’appuyais avec poids sur ce dernier pour lever mon bâton. J’avais perdu le sens du temps, et je n’avais plus en tête mes chronologie.. Je savais que cet incident avec l’ours, je l’avais prévu.. Qu’est-ce qui devais venir après.. Allez, Thyrias.. Souviens-toi.. Souviens-toi enfin !
Ce n’était pas la mort, j’en étais sûr, donc je n’étais pas plus inquiet que ça.. Mais quoi ?!
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Luna Ab'Alinuë

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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Mar 11 Déc - 18:56

Aujourd'hui, et ce depuis une petite semaine à peine, mon entrainement avec Spyke était remplacé par des leçons d'Histoire que lui donnait Noria. Loin de m'en plaindre, je me réjouissais plutôt de voir que le sorcier supportait enfin la présence de son élève à ses côtés, acceptant jusqu'à lui donner lui même des cours. Leur relation s'améliorait, en partie grâce à la jeune femme. Elle était d'une assiduité remarquable et apprenait vite, très curieuse de ce pouvoir qu'elle voulait contrôler. Elle était également dotée d'un humour qui égayait nos journées et qui me faisait beaucoup rire. Sans m'en rendre compte, je m'étais vraiment rapproché de Spyke, et ça n'était pas pour me déplaire... Elle était ce qui se rapprochait le plus d'une amie pour moi.

Ainsi, en cette froide matinée d'Hivrë, je sortis d'Eadj pour rejoindre Estë qui m'attendait. Mes balades avec se faisait de plus en plus rares, en majorité à cause de la présence d'Anarion qui ne me lâchait pas d'une semelle. Chaque fois qu'il s'approchait d'elle, elle disparaissait avec une vitesse impressionnante, ce qui n'était qu'une raison de plus pour moi de me méfier de lui. Quelque chose me dérangeait en lui, en plus de son sourire charmeur et son regard qui me regardait avec provocation. Il avait le don de me désarmer et me déstabiliser, se comportant comme si je n'étais pas une Princesse... Ce que personne n'avait jamais fait avant.

Perdue dans mes pensées, je recouvrait mes esprits lorsque Estë s'arrêta pour regarder vers la droite. Intriguée, je descendis de son dos et tirai mon arc et une flèche, me préparant en cas de danger. Suivie de la licorne, je m'approchai en silence, jusqu'à entendre des jurons. Me redressant, je baissai ma garde et m'avançai un peu plus, jusqu'à découvrir un jeune homme ensanglanté au milieu d'un joyeux bazar. Que s'était-il passé ?! Rangeant mes armes, je m'approchais en courant presque, me retrouvant en face du brun, qui me... Menaçait ? de son bâton. En équilibre sur une jambe, il s'appuyait sur son âne pour ne pas tomber. Il était bien plus grand que moi et semblait être un humain, même si je ne saurais en être sûre. Il était aussi élancé qu'un Ondin...


- Que vous est-il arrivé ?! Laissez moi vous soigner ! m'exclamai-je en fixant son regard gris, levant les mains pour lui montrer que je ne lui voulait aucun mal.

Un rapide diagnostic m'indiquait qu'il avait le nez cassé et la cheville en mauvais état, avec d'autres contusions un peu partout et des brûlures. Il donnait l'impression d'avoir essuyé une tornade...


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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Ven 14 Déc - 11:31

Une jeune femme.. Une elfe peut-être. Elle ne ressemblait pas à un maître pourtant.. D’ailleurs.. jeune, c’était relatif.. Disons que pour une elfe, elle était physiquement bien conservée.
Mais de là à la laisser s’approcher..

Trop peu social, je me méfiais, d’office. Même si les elfes de cette forêt étaient censés être des guérisseurs, j’avais face à moi un être potentiellement doué de ma magie, armé (et mieux que moi) et j’en passe et des meilleurs.. Non, il était hors de question qu’elle m’approche sans montrer patte blanche..
C’était dans ces moments-là que mon esprit savait se focaliser sur un point qui n’était pas moi.. Pensais-je à ce moment-là que j’avais le nez éclaté, le pied luxé et que je ressemblais plus à une belle pièce de viande qu’a un homme ? Evidemment non.. J’avais totalement fais abstraction de moi pour mon but..
Je n’avais pas la moindre notion de frontière, ni de beauté et de pas mal de chose.. Mais j’étais remarquablement bon en ce qui concernait la prudence et l’évaluation d’un danger.

A ce propos, si prudence était mère de sûreté, je devais admettre que cette elfe-là était passablement menue, bien plus petite que moi, et ne présentais pas directement la moindre velléité de combat.. Pouvais-je baisser ma garde ?
Alors même que la question restait encore en suspens, elle s’avança toujours plus avant, assurant son envie de me soigner, sa curiosité.. Et enfin, levant les mains, elle affirmait surtout le fait qu’a priori, elle n’entrainait pas le moindre grief à mon égard.. Au contraire.
La point de mon bâton trouva le sol tandis que de signe de la main, je lui faisais signe d’approcher si elle voulait.

Détournant la tête, je crachais une fois encore le sang qui me descendait dans la gorge. Puis je désignais mon nez et passais un doigt sur mes lèvres avant de signifier « Non » de la main. Le procédé n’avait pas pour but de rendre mon doigt ocre de sang, mais bel et bien de signifier que mon nez m’empêchait de parler sans souffrir. Déjà que ma respiration était sifflante, alors la moduler pour parler.. Niet.
Et puis bon.. C’était pas comme si j’adorais ça, parler.. Je pouvais toujours lui passer l’amulette si communiquer devenait un besoin impératif..

A présent rassuré, je tapotais le sommet du crâne de Cataclop, le lâchant progressivement. M’appuyant avec force sur mon bâton, je me laissais lentement tomber. Fidèle, mon compagnon s’agenouilla, m’offrant sa panse comme dossier.
Cependant, si mon brave âne semblait m’avoir définitivement adopté et qu’il m’était d’une fidélité –voir d’un amour- à toute épreuve, sa tête restait tournée vers la licorne, comme s’il en avait peur, du moins comme si sa présence le rendait anxieux.

Une licorne.. Tien, oui, j’en avais tellement étudié les constellations qu’en voir une en vraie était pour moi tout à fait naturel. Ce n’était pas censé être des bêtes rares, ça ? Moi, j’en voyais tous les jours..
Fichtre le ciel.. Foutue journée.. A présent que j’étais assis, la fatigue semblait me terrasser, me nommant à comparaitre devant mon mode de vie généralement nocturne.. La perte d’une quantité de sang (laquelle continuait d’ailleurs) devenue préoccupante, mon manque de sommeil.. S’ajoutait à ça le jour, qui à présent devenait clairement prononcé, qui me brûlait les yeux..

Allez, courage Thyrias, plus vite elle te soignera, plus vite tu pourras trouver l’ombre et l’étude.. Car il fallait le dire, si la fatigue me gagnait, je semblais de plus en plus agité, cherchant à gauche et à droite un moyen de ranger mes affaires qui avaient essuyé une véritable tempête..
Finalement mon regard vint se poser sur la jeune femme.. Sa vue et sa présence me rendait à un calme étrange que je n’étais pas sûr d’apprécier.. D’une voix mal assurée au fort accent provoqué par la douleur de mon nez, je fis le minimum d’usage qu’on m’avait enseigné, la notion de politesse n’étant plus du tout innée ou conçue chez moi :


-Thyfias.. Brefégalf.. M.. Mefci…

Le N était exclu, le R m’était compliqué et si j’avais réussi à produire un M, c’était avec peine et douleur. Si on conjuguait ces sonorités à ma façon de parler hachée qui indiquait que le langage oral m’était peu ou prou inconnu, je pouvais sincèrement me demander si j’avais été compris.. La seule chose aisément interprétable, c’était la série de sifflements de douleurs engendrés par ma tentative vocale.
Du reste, j'avais bien pris soin de mettre mes deux amulettes sous les lambeau de ma chemise, protégeant cette dernier en serrant ma toge contre mon ventre de ma main libre, l'autre étant occupée à me tenir droit à l'aide du bâton



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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Sam 22 Déc - 7:07

Attendant patiemment, je le laissais m'évaluer, même si l'heure n'était plus à ça. Je n'avais aucune intention de l'attaquer, mais ça sautait aux yeux que j'aurais pu faire ce que je voulais de cet homme, bien qu'il soit plus grand que moi. Souriant de nouveau quand son bâton retrouva sa place sur le sol, je m'avançai alors qu'il était en train de s'asseoir Estë, regardant l'âne avec intérêt, penchait la tête pour le saluer. Un bon point pour le blessé, elle n'était pas partie en l'apercevant, il devait être de confiance...

Je m'agenouillai devant le brun, comprenant qu'il n'arrivait pas à parler à cause de son nez... Avant de tendre doucement la main quand il tenta quand même.


- Nous ferons les présentations plus tard.

Pour le moment, je devais le soigner. Avisant sa respiration douloureuse, je soignais son nez en premier, me concentrant pour ne pas lui faire trop mal. Ma maitrise de la Guérison était bonne, mais je ne pouvais pas empêcher quelques blessures de piquer un peu... Les fractures étaient plus délicates par exemple. Mais après une minute à peine, son nez était comme neuf, alors que je passais à sa cheville tordue elle aussi dans un angle qui n'était pas vraiment engagent. Autant faire le plus douloureux en premier, le reste viendra ensuite.

Une fois sa cheville rétablie, je passais à ses brulures et ses contusions. Si quelqu'un était passé à cet instant, il aurait seulement vu une jeune Guérisseuse s'occuper d'un homme, pas une princesse... Mon comportement aurait de quoi choquer certains, mais je n'étais pas partisane d'une vie de château où je laissais les autres tout faire à ma place. J'avais un Don, des capacités, autant m'en servir au lieu de les laisser dormir...

Quelques minutes me suffirent pour le soigner entièrement, le laissant avec des tâches de sang un peu partout, mais indemne. Je saisis mon sac en bandoulière pour lui tendre ensuite un mouchoir et quelques fruits secs. Il avait perdu beaucoup de sang et devait manger rapidement... Je remarquais ensuite sa tunique complètement déchirée. Il pourrait mourir d'hypothermie s'il restait ainsi ! Détachant ma cape en lin, je la lui tendis également. Je sentis la morsure du froid un peu plus intensément, mais j'étais suffisamment emmitouflée, sous mon pantalon et ma veste longue faite avec de la laine et du lin, pour ne pas frissonner. Mes cheveux, attachés jusqu'alors dans une tresse, commençaient à s'échapper pour tomber en longues mèches qui trainaient sur le sol.


- Prenez ceci pour vous réchauffer. Je m'appelle Luna Ab'Alinuë. Et vous ?

J'avais saisi qu'il avait cherché à se présenter tout à l'heure, mais n'étais pas sûre que son état lui permettait de se présenter correctement...


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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Mer 26 Déc - 19:01

Une jeune femme.. Une elfe peut-être. Elle ne ressemblait pas à mon maître pourtant.. D’ailleurs.. jeune, c’était relatif.. Disons que pour une elfe, elle était physiquement bien conservée.
Mais de là à la laisser s’approcher..

Trop peu social, je me méfiais, d’office. Même si les elfes de cette forêt étaient censés être des guérisseurs, j’avais face à moi un être potentiellement doué de ma magie, armé (et mieux que moi) et j’en passe et des meilleurs.. Non, il était hors de question qu’elle m’approche sans montrer patte blanche..
C’était dans ces moments-là que mon esprit savait se focaliser sur un point qui n’était pas moi.. Pensais-je à ce moment-là que j’avais le nez éclaté, le pied luxé et que je ressemblais plus à une belle pièce de viande qu’a un homme ? Evidemment non.. J’avais totalement fais abstraction de moi pour mon but..
Je n’avais pas la moindre notion de frontière, ni de beauté et de pas mal de chose.. Mais j’étais remarquablement bon en ce qui concernait la prudence et l’évaluation d’un danger.

A ce propos, si prudence était mère de sûreté, je devais admettre que cette elfe-là était passablement menue, bien plus petite que moi, et ne présentait pas directement la moindre velléité de combat.. Pouvais-je baisser ma garde ?
Alors même que la question restait encore en suspens, elle s’avança toujours plus avant, assurant son envie de me soigner, sa curiosité.. Et enfin, levant les mains, elle affirmait surtout le fait qu’a priori, elle n’entrainait pas le moindre grief à mon égard.. Au contraire.
La point de mon bâton trouva le sol tandis que d'un signe de la main, je lui faisais signe d’approcher si elle voulait.

Détournant la tête, je crachais une fois encore le sang qui me descendait dans la gorge. Puis je désignais mon nez et passais un doigt sur mes lèvres avant de signifier « Non ». Le procédé n’avait pas pour but de rendre mon doigt ocre de sang, mais bel et bien de signifier que mon nez m’empêchait de parler sans souffrir. Déjà que ma respiration était sifflante, alors la moduler pour parler.. Niet.
Et puis bon.. C’était pas comme si j’adorais ça, parler.. Je pouvais toujours lui passer l’amulette si communiquer devenais un besoin impératif..


Du reste, je la regardais œuvrer. La voilà qui jouait de ses mains, l’air concentrée.. Puis vint la douleur. Mon nez m’était un endroit sensible. Et là, j’avais l’impression qu’elle lui offrait une douche de braise. Ca, pour « picoter » ça picotait, oui ! Ca arrachait, surtout ! Grmbl !
Mais il fallait bien admettre que lorsque cette douleur-là eu disparu, il ne restait bien rien de l’ancienne fêlure. Passant un doigt sur mon nez, mes yeux s’arrondirent de surprise tandis que je n’y sentais plus la moindre bosse, pas même un résidu de mal. Juste mon nez poisseux d’un sang qui séchait.
Moindrement, les picotements suivirent dans ma cheville, puis sur mes contusions et blessures les plus graves.. J’étais stupéfait. Simplement stupéfait. En quelques minutes à peine, j’étais à nouveau frais et dispo ! Peut-être aurais-je du porter mon œil sur ce monde plus souvent et ne pas ignorer que de tels miracles fussent possibles..

Jusqu’à son analyse, même.. A présent que j’étais en bonne forme, elle me tendais nourriture et mouchoir.. C’était vrai.. Maintenant qu’elle mettait le doigt dessus, j’étais bien forcé d’écouter ce corps dont je faisais d’habitude abstraction.. Ma tête tournait dangereusement, signe que je devais me mettre quelque chose sous la dent.
La remerciant de ses présents d’un hochement de tête, j’avalais d’une façon mécanique les fruits, puis je tirais de l’eau dans ma propre besace. Malgré les dégâts récents de mon sac, mon outre était indemne. J’en pris une première rasade avant d’en imbiber le mouchoir, et de débarbouiller comme je pouvais mon visage, laissant le corps à une douche ultérieur. Je posais ensuite l’outre devant elle, l’engageant d’un geste de la main à se servir si elle le voulait.

Son ample mouvement de bras avait achevé de détacher sa natte, laissant doucement une cascade de cheveux tomber au sol. J’étais absorbé par ce spectacle-là, à la fois pensif et contemplatif, si bien que je pris un moment à voir que son geste premier avait été de me tendre sa cape.
Hors de question.. Je dépliais la cape et d’un geste tout aussi large, entourait l’elfe de mes bras avant de reposer l’atout de lin sur ses épaules. Au moment même ou un sourire presque doux éclairait mon visage, l’un de mes deux pendentif avait frôlé l’épaule de ma guérisseuse, fugitif. Durant la maigre seconde qui définissait ce contact, ma voix avait cependant résonné dans l’esprit de l’elfe, fantome rassurant et presque agréable, trahissant cette capacité que j’avais d’être ce tendre rêveur a moitié ailleurs :

« -Gardez-vous du froid et n’ayez crainte pour moi.. »

La pensée avait été si fugace, si courte, qu’elle aurait pu croire n’avoir rêvé, comme si mon sourire l’avait poussé à interpréter une parole pour accompagner e geste. Bref, une fantaisie issue de son esprit, et non pas le fruit d’une conversation télépathique. C’est vrai, pouvait-elle se douter que j’avais deux talismans capables de joindre les esprits de deux vivants ? Au fond.. Peut-être, ne présumons pas de son intelligence..
Du reste, j’avais trop l’habitude du froid pour la laisser l’endurer pour moi. Combien de nuit avais-je passé à regarder les étoiles, dans un froid bien plus mordant ? Suffisamment pour tolérer la morsure de la bise aujourd’hui. Retirant mes bras d’autour d’elle, en ayant bien pris garde de ne pas la toucher, je me levais et m’inclinais, cherchant à la remercier tout en voulant m’étirer.

Ma voix tomba alors en réponse, rauque et hésitante, trahissant bien cette fois, ma difficulté à parler.


-Je.. être Thyrias Brénégalf. Grande merci.. Dame Ab’Alinuë.

Je comprenais, lisais et écrivais 5 langues différentes.. Pas foutu d’en parler une correctement.. Pfft.. Debout, je commençais à essayer de mettre de l’ordre dans mes affaires, ramassant de ci de là les lunettes de mon télescope, vérifiant leur état, avant de les ranger dans cette boite-étui qui, si elle s’était ouverte, restait intacte. Je fermais d’un geste du pied les livres, pensant les ramasser par la suite. La poignée de secondes que cela me pris s’acheva lorsque je ramassais ma canne à souffler le verre. Je me retournais vers mon elfe, achevant d’essayer de traduire ma toute dernière pensée :

-Je.. être votre obligé.. Débiteur..

Pas d’idée de galanterie ni rien.. Simplement un système de valeur basé sur la dette : elle m’avait aidé, je ne serais soulagé de mes devoirs envers elle que lorsque je lui aurais rendu la pareil. Pouvais-je alors dire qu’en plus, sa douce compagnie m’était agréable ? Si c’était vrai, je ne pouvais pas m’en apercevoir en tout cas..



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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Sam 29 Déc - 23:28

Alors que je le soignais, je remarquais son étonnement en retrouvant son nez tel qu'il était avant son accident. Je ne m'arrêtais cependant pas à cette constatation, habituée de la surprise que provoquait mon Don. Même si les nombreuses personnes qui venaient demander de l'aide connaissaient son existence, la démonstration de la Guérison surprenait toujours la première fois qu'on le voyait. Aussi, je ne m'étendis pas en explication et passai tout de suite à sa cheville.

Une fois ses blessures soignées entièrement, je le laissai manger un peu, sans le quitter des yeux. Il devrait aller mieux maintenant, mais il n'était pas à l'abri d'un étourdissement... Le sang qu'il avait perdu était assez important tout de même. Rassurée de le voir reprendre quelques couleurs, j'avisai sa gourde un instant, avant de regarder Estë qui reniflait les affaires du jeune homme. Je ne voulais pas puiser dans ses réserves, non seulement je n'avais pas soif mais en plus je savais que les denrées étaient rares pour un voyageur... Ce qu'il était, à n'en pas douter. Pour ma part, je rentrerais avant la nuit dans le palais royal, je n'avais pas à me soucier de mes réserves de nourriture, je pouvais lui en faire cadeau. Comme de ma cape d'ailleurs, que je lui tendais en le priant silencieusement d'accepter.

Alors qu'il prenait mon présent, je m'apprêtais à me détourner pour me recoiffer un peu, quand ses bras m'entourèrent et je me retournais, surprise. Il s'était rapproché sans que je l'entende, me surplombant alors qu'il s'était légèrement redressé. Fixant ses yeux d'un doux gris avec désarroi, je ne remarquais qu'à peine ma cape qu'il reposait sur mes épaules, tout à ma contemplation de son visage où reflétait une douce rêverie, comme j'en avais rarement vu. J'étais tellement absorbée par ce spectacle que l'effleurement contre mon épaule n'attira pas mon attention et une voix résonna dans mon esprit sans que je sache d'où elle vienne. Elle était elle aussi calme, apaisante... Etait-il Sorcier, pour maitriser la Télépathie ? Je n'en savais strictement rien et ne cherchais même pas à le savoir, me contentant de revenir sur terre alors qu'il s'éloignait de moi. Je me levais à mon tour, époussetant ma tunique, avant de m'incliner à mon tour, amusée sans le montrer de sa difficulté à parler. Loin de m'en moquer, je trouvais juste cette particularité attendrissante.


- Vous n'êtes obligé de rien Sieur Brénégalf, je ne réclame aucune contrepartie lorsque je fais usage de mon Don.

Je n'étais pas sur cette terre pour faire payer les autres lorsque je les soignais, ou pour qu'ils se sentent redevables. C'était surement mon rang de princesse qui me donnait ce tempérament, mais je voulais à tout prix me rendre utile, sans qu'on ne me propose rien en échange. Le seul fait de voir mon patient en bonne santé m'était suffisant.

Je regardais les livres encore par terre, n'y touchant cependant pas. Ce n'étaient pas mes affaires et je ne voulais pas m'immiscer dans ce qui ne me regardais pas... Je relevais juste le regard vers Thyrias avec un sourire.


- Où alliez-vous avant votre accident ? Et que vous est-il arrivé ?

Je ne le savais toujours pas... Et la curiosité commençait à se faire sentir.


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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Dim 30 Déc - 13:16

Je ne pouvais pas m’attarder sur ce qu’était une dette et la raison profonde qui me poussais à me sentir débiteur. Une chose m’étais sure : il ne s’agissait pas d’un commerce, d’un prêté pour un rendu. J’étais bien au-dessus de ça. Je ne tenais ni à monnayer son don, ni à monnayer mes actions. Et quoiqu’elle en pense, je me sentais redevable.
Si j’étais content de la voir s’incliner, montrant qu’elle ne s’estimais pas au dessus des autres comme certains avaient l’étrange habitude de le croire, je tiquais à un mot qu’elle employa que je ne compris pas :


-Sieur ? … Qu’être.. sieur ?

Brénégalf, c’était moi. Mais Sieur Brénégalf ? Moi c’était Thyrias, je lui avais bien dis.. Je serais un sieur sans le savoir ? C’était surement un compliment, parce que son timbre de voix et le contexte ne lui donnaient aucune raisons ni volonté de m’insulter..
En tout cas, elle n’avait pas rejeté sa cape, je n’aurais pas à me battre sur ce point-là. J’aurai bien dis que je n’aurais pas non plus à me battre quant à la télépathie, qui semblait être passée sans qu’elle juge bon de s’interroger.. Hélas, ses questions demandaient un récit.. Un récit que je n’étais pas en mesure de faire au vue de mon aptitude lamentable à parler.

Je restais un moment dans le mutisme à ordonner mes affaires, outre comprise : le refus ne m’avait absolument pas vexé. Bientôt, le sol ne fut plus jonché que de mon sang. D’ailleurs, je le sentais bien. J’étais las.. Extraordinairement las.. Mais au moins, mes objets et livres étaient à présent tous bien rangés dans les sacs de Cataclop… Que je défis pour les poser à terre et soulager mon camarade.
Non, je n’étais pas en mesure de voyager. Et comme il était exclus que mon âne me porte moi et mes affaires, je n’étais pas en mesure de bouger de cet endroit. Comprenant cela, Cataclop allant contre un arbre et s’appuya sur ce dernier, la tête basse, comme s’il commençait à somnoler, battant paresseusement de la queue.

Quant à moi.. Toujours muet, réfléchissant comme je pouvais, je tirais difficilement les sacs au pied de cet arbre. Cet effort me coutait. Bien plus qu’il ne l’aurait dû. Mais au moins c’était achevé
.

-Un.. Un instant.

Lui tournant dos, je retirais les restes de ma chemise. J’eu un très léger frisson, et mes doigts passèrent un moment sur les sévères brûlures que m’avaient occasionné les lanières de ma sacoche.. Il n’y avait plus rien… C’était véritablement une guérisseuse de talent. Collant ma ruine de tissus à cté de mes sacs, je m’étirais l’espace d’un instant, laissant voir un dos parfaitement aligné, preuve d’un homme en excellente santé et forme physique, ainsi que les liens des deux amulettes, sur ma nuque. Enfin, saisissant un habit de rechange, j’enfilais une autre chemise, tout aussi simple que la première, d’un vert sombre, puis pris mes amulettes, comme pour les cacher..

Je m’arrêtais en plein geste, et au lieu de les cacher, j’en retirais une de mon cou et me retournais. Bon, mon pantalon était encore taché de sang et en lambeau, mais ça, je m’en occuperai plus tard. Avançant vers l’elfe, je lui tendis l’amulette, estimant à ce moment-là que je n’avais plus spécialement le choix si je voulais assouvir une curiosité qui se lisait dans ses yeux. C’en était presque amusant, d’ailleurs.


-Mettez.. Ca.. Pouvoir parler.. Mieux avec.. Rien.. Craindre.

Le coin de ma lèvres se tordit d’agacement : au fond, c’était énervant de pas savoir parler. Surtout quand il fallait ajourner des explications que j’aurai été ravis de lui donner.



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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Dim 30 Déc - 21:43

Je relevais les yeux, en plein salut, à sa question, regardant Thyrias avec étonnement... Pour finalement sourire avec douceur. Vu les difficultés qu'il avait avec le langage, il devait vivre en ermite, ce qui correspondait assez bien à l'attirail qui s'était éparpillé un peu partout. Je me sentais un peu envieuse. Il devait observer les étoiles... Ce devait être fascinant, d'étudier la Voie Lactée...

- C'est une marque de respect, au même titre que "Dame", répondis-je en me redressant complètement.

Le voyant détacher les sacs sur le dos de l'âne, je m'avançais un peu pour l'aider... Mais m'arrêtai vite. Il n'avait apparemment pas besoin de mon aide et tira avec peine ses bagages contre l'arbre où s'était appuyé son compagnon. Ils étaient tous les deux épuisés... Je l'inviterais à faire une escale à Eadj, il y sera plus à l'aise et au chaud, et lui et son âne pourront prendre un repos bien mérité. Attendant patiemment comme il me l'avait indiqué, j'ouvris alors de grands yeux en le voyant se découvrir, dos à moi. Ma pudeur me rattrapa et je me détournai rapidement en rougissant alors qu'Estë, renâclant, se précipita pour se placer entre Thyrias et moi.

Ma réaction était un peu disproportionnée, sachant que sa chemise, dans l'état où elle était, ne couvrait plus grand chose... Mais je n'avais pu m'en empêcher, préférant attendre que le jeune homme soit de nouveau décent pour me retourner.

Quand se fut le cas, je me retournai, les joues encore un peu rougies, et passai sous l'encolure de la licorne pour pouvoir me rapprocher du collier que me tendait Thyrias. J'écoutai son explication, avant de tournais mon regard vers l'intérieur de son poignet gauche. J'y distinguais une marque, signe que ce pendentif était un Objet magique, tout comme la dague que je portais à ma ceinture. Cette constatation ajouté à son explication, et je relevai la tête vers mon interlocuteur avec un éclair de compréhension dans les yeux. Voilà comment il avait réussi à communiquer avec moi tout à l'heure... Même si je ne portais pas ce collier, mais ce mystère n'était pas au programme de l'instant. Je passais le pendentif autour de mon cou et sourit ensuite au brun qui n'avait pas bougé.


- Je vous écoute, dis-je, ma curiosité brûlant dans mes prunelles d'un bleu éclairci par la neige alentours.


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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Mar 1 Jan - 2:53

Lorsque je me retournais, réalisant la réaction de l’elfe et de la licorne, j’haussais les sourcils. Non, je n’avais pas jugé bon de répondre à son explications, préférant laisser cela à quand elle aurait accepté l’amulette, si jamais elle l’acceptait.
Ben quoi ? Pourquoi cette rougeur et cette agitation ? La chemise était une arme chez les elfes ? Je lui avais fait peur ? Bah, peu importe, elle semblait s’en être remise. Elle s’approchait à nouveau d’ailleurs, pour prendre enfin l’amulette que je lui tendais.

Il suffisait de voir ses yeux pour comprendre que peu à peu, elle comprenait la situation, moi, ce que je pouvais être, l’amulette, la magie, la voix dans sa tête.. Mais dès lors qu’elle eut accepté l’objet, je me devais rapidement de la mettre en garde.
Aussi ma voix résonna une fois encore dans son esprit, légère et aérienne, rêveuse et mélodieuse :

« Ces amulettes me permettent de communiquer par la pensée.. Comme vous avez pu le constater, camarade, j’ai du mal à parler.. En revanche, ne vous risquez pas à la télépathie sans être sure de vous.. Je ne voudrais pas que vous communiquez des pensées que vous préféreriez garder pour vous par mégarde.. »

Je n’étais coutumier ni de l’hypocrisie, ni de la gêne. Je m’étais changé devant elle, elle devait donc en avoir conscience. Mon maigre contact avec les Hommes me rendais maladroit et inconscient dans les contacts.. Et les maigres rencontres que j’avais faites m’avais appris que certaines choses étaient propres à mettre mal à l’aise.. Je l’avais compris, de là à savoir pourquoi..
Non, je n’avais pas de véritable notion de ce que « intimité » voulait dire.. Surtout quand, chez moi, faire le tri dans mes pensées était devenu élémentaire. Une fois, donc, ce point clarifié, je continuais.

« Je suppose que je dois donc vous remercier pour ce respect.. Et m’excuser de vous avoir nommé « Camarade » pour vous appeler à présent « Dame Ab’Alinuë » ? Coutume intéressante.. Bien que je n’en comprennent pas le fondement.. Un nom et un prénom devraient pourtant suffire, est-ce irrespectueux de vous parler en usant uniquement de votre prénom ? »

Cette coutume-là me rendait perplexe.. Elle renvoyait à des notions d’usages et de politesse.. Bref, de vie en société, autant de choses dont je n’avais pas la moindre conscience. Après une courte pause ou je pris soin de m’installer à l’ombre, protégeant mes yeux d’un soleil qui semblait m’indisposer de façon évidente, je repris, tout à fait sérieux :

« Au fait, je vous présente Sieur Cataclop. Mon compagnon de voyage » J’agitais la main, désignant l’âne qui se reposait paisiblement à présent « Une très agréable compagnie. La seule que j’ai eu jusqu’à vous, et votre licorne, tout aussi charmante que vous … Dame.»

Je tirais une pipe d’un de mes sac et pris le temps de bourrer cette dernière avant de l’allumer d’un geste expert, produisant une étincelle suffisante sans la moindre flamme. Dès que je commençais à tirer dessus, une douce odeur vint s’élever, rien à voir avec du tabac, mais bien des assortiments d’herbes de ma composition. Le parfum semblait apaisant.. Somme toute, nous pouvions dire que je fumais ma tisane. Crachant quelques ronds de fumée, j’étudiais les yeux de l’elfe tout en plissant les miens.. Cette difficulté me fit amorcer un geste qui s’acheva dans un soupire lorsque je sortis de ma manche une paire de lunette.. Cassée. Bah, tant pis.

« Ou j’allais.. Je ne sais pas vraiment en vérité. Je suis un chemin tracé par les étoiles.. Chaque jour j’observe le ciel et autour de moi, et je devine du meilleur point d’observation pour le lendemain.. »
Une façon comme une autre de dire que je n’avais ni famille, ni foyer, ni.. En fait j’avais pas grand-chose a part un âne, deux sacs pleins et ce que ma vie m’avait donné comme connaissance. Comparé aux ¾ des gens c’était rien en fait. Pourtant ma voix ne trahissait pas le moindre regret, puisque j’ignorais jusqu’à l’existence de ce que je n’avais pas. Contemplant la curiosité dans les yeux de mon interlocutrice, que j’avais invité à ‘asseoir un moment, je continuais bien vite :
« Quant à ce qu’il m’est arrivé.. Je prenais un repas à base d’un excellent miel que j’ai échangé contre ce que je peux trouver dans mes voyages, miséreux que je suis. Et j’ai dû en laisser quelques gouttes autour de moi.. C’est très bon mais assez salissant et collant le miel.. Un pot mal rebouché et on en met partout.. Bref, l’ours à été attiré par l’odeur, et s’est approché, posant la patte dans le harnais de ma sacoche.. J’ai perdu mon sang froid et je lui ai fait peur.. Je ne sais pas combien de temps ni sur quelle distance j’ai été traîné.. Trop de soleil.. Je ne sais ni ou, ni quand nous sommes.. »

Nerveusement, je levais les yeux avant de grogner, les yeux incendiés. L’absence d’étoile au plein jour m’agaçait vraiment, et parfois, même, me faisait peur. Mais après un bref clignement des yeux, ma propre curiosité prit le dessus.

« Vous autres avez souvent des coutumes étrange,s et mes questions en deviennent assez malséantes parfois.. J’espère que vous ne prendrez pas ombrage si je vous demande si ma chemise vous a fait peur, tout à l’heure ? Votre licorne semblait vouloir vous protéger de moi.. »




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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Dim 20 Jan - 18:15

Peu après avoir enfilé l'amulette, je n'attendis pas longtemps pour entendre la voix de Thyrias résonner dans mon esprit. Surprise malgré tout, je fixai avec surprise mon compagnon qui pourtant ne bougeait pas les lèvres. C'était une chose intéressante, cette communication. Surprenante, mais intéressante... Écoutant attentivement, je haussais cependant un sourcil. "Camarade" ?... Moi qui était princesse, je n'avait pas l'habitude qu'on m'appelle ainsi... Oups, j'espère qu'il ne m'aura pas entendu ! Je m'étais échappée de la ville et ne voulais pas vraiment retrouver la déférence du peuple Dissael... Même si, comme le faisait remarquer le jeune homme, il n'était pas habitué à ce genre de coutume.

"Appelez moi seulement Luna, cela est amplement suffisant."

Je me décidais à tenter la télépathie à mon tour, après tout je n'avais pas grand chose à cacher au cas où je n'arrivais pas à maitriser mes pensées... Me tournant vers ledit Cataclop, je souris un peu en voyant l'âne se reposer contre un arbre. Il avait l'air épuisé lui aussi... Surement avait-il tenter d'aider Thyrias dans sa mésaventure... Je souris à la mention de notre compagnie, avant de caresser les naseaux d'Estë qui s'était avancée. Avait-elle deviné que l'on parlait d'elle ? Je baissais la tête en signe de modestie, acceptant le compliment sans en dire plus.

M'asseyant face à lui, je l'observai alors qu'il allumait sa pipe, l'arôme était étrange mais pas aussi agressif que je ne le croyais. Je le laissais parler de son voyage, remarquant l'absence d'émotion dans sa voix. Il avait l'air de bien vivre sa solitude... Je savais que, pour ma part, je ne pourrais pas vivre plus de quelques jours seule, même avec la compagnie d'un animal comme Estë par exemple.

Souriant légèrement, j'écoutais avec attention sa mésaventure. Pauvre Thyrias... Et pauvre ours par la même occasion, la bête a du être totalement apeurée par le bruit. Le voyant regarder le soleil avant de vite baisser les yeux, je cherchais à me repérer à mon tour avant de revenir à mon interlocuteur.


"Nous sommes au milieu de la journée environ, quant à votre localisation... Vous êtes à quelques minutes à pied d'Eadj, la capitale Dissael. Vous devriez y passer d'ailleurs, afin de faire réparer vos lunettes et de faire le plein de provisions, j'imagine que l'ours s'est régalé à vos dépends..."

Je rougis ensuite un peu à sa question, baissant les yeux.

"Elle ne m'a pas vraiment fait peur... C'est seulement que voir quelqu'un me changer face à moi... M'a un peu gêné."

Mon éducation de princesse n'était peut-être pas stricte, mais elle comportait certains éléments qui ne changeraient surement jamais.


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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Jeu 24 Jan - 10:23

Soufflant cette fois une forme que Luna devait ignorer si elle n’avait pas un minimum de connaissance en astrologie, j’eu l’une de ces.. Absence.
Je regardais mon nuage de fumée qui gardait encore de la cohésion, flottant dans les airs.. J’avais formé là un amas d’étoile, une galaxie aux formes assez précises.. Voyant la configuration des étoiles, mes yeux se mirent à briller, voyant déjà en cela des théories multiples..
J’avais donc posé un silence d’une ou deux minutes, comme si j’avais réellement été absent de cet endroit, occupé à étudier cette bête forme.. Jusqu’à ce qu’elle se dissipe et que je secoue la tête, comme si je sortais d’un songe étrange.

Parfaitement discipliné, mon esprit n’avait télépathiquement rien communiqué de ce savoir secret, de cette science de l’astrologie portée jusqu’à percer les voiles du Temps.. En revanche j’avais, de mon côté, loupé tous ce que son corps aurait pu me dire, son haussement de sourcil par exemple.
Mais ses répliques me parvinrent et me revirent bien assez vite, de sorte que j’eu tout le loisir d’y répondre. Et si j’avais très simplement répondu un :
« Soit, ce sera Luna, selon votre bon plaisir » quand à ces formes nominales avant de « perdre conscience », je mis plus de temps à me mettre à jour concernant la géoposition..

Je visualisais assez mal ce qu’elle me disait.. Encore qu’Eadj fut assez importante pour que je sache à peu prêts ou ça se trouve, je ne me repérais pas vraiment selon les installations civilisée.. Mais selon les étoiles, ou des données de longitude et de latitude.. Du reste, je méditais mon possible passage en cette agglomération.
Cette fois, la réflexion était visible sur mon visage, et ma pipe oscillait doucement au rythme de mes ruminations, puisque ces dernières, par toc, me faisaient jouer avec ce bout de bois coincé entre les dents qui respirait la tisane.

« Vers Midi, donc.. Quant à Eadj.. Bah, aucune importance, je me repérerai une fois la bas. »

Ma décision était prise, si je voulais reprendre mon périple, j’avais besoin de savoir où j’étais, et surtout ou j’en étais. La forêt n’était pas un lieu d’observation excellent pour une vue globale du ciel.. Aussi je pouvais espérer qu’Eadj me révèle sans problème ma prochaine étape, en ayant tout le luxe d’y observer les étoiles dans leur ensemble. Et me reposer jusqu’à la tombée de la nuit ne serait, au demeurant, pas un luxe. Et aussi peu coutumier que je fus de la civilisation, je savais encore apprécier un lit moelleux et une agréable couverture.
Quant à l’abondance de gens.. Je n’aurai qu’à ne pas desserrer les lèvres et raser les murs jusqu’à mon départ, rendant simplement hommage et dû a celui qui me vendrait un toit.
En revanche, une chose me surprennait.

« Si une étape ne serait certes pas de trop.. J’ai surprise à entendre qu’Eadj possède les artisans spécialisés en matière de verrerie et d’optique.. Grande et puissante ville ? »

Généralement, cette science n’était que l’apanage d’une élite en ce temps encore, comme si le monde était trop jeune encore pour comprendre qu’un œil pouvait ne pas suffire. Mais si c’était vrai, alors mon passage en la cité serait surement très productif, et je pourrais, en plus de rencontrer des confrères, user de ma propre maitrise du verre pour rénover mon équipement.

« Votre ville doit être plein de surprise. Abuserais-je en vous demandant si je peux me joindre à vous, dans l’espoir que vos pérégrinations finissent par vous mener, ou ramener vers cette cité ? Je ne suis pas pressé ni même pressant, vous auriez tout votre temps.. »

Oui, oui, j’étais vraiment perdu..
Du reste, je me penchais, l’étudiant ouvertement.. Tête baissée et rougissant, j’essayais de comprendre ces expressions faciales. J’aurai pu dire que le rouge aux joues lui donnait un charme tout à fait mignon, mais j’étais plus intrigué que fasciné. Pourquoi ? Comment ? Par quoi ? Qu’est-ce que cela voulait dire ?
Avais-je gaffé ?
Et sa réponse me laissa dans la même perplexité.. Chez moi la pudeur était un dogme qui ne se justifiait pas, on m’avait élevé en me disant d’être pudique sans me dire pourquoi.. Donc j’étais pudique au minimum. Bref, je gardais les dessous. Donc sa réaction, produit d’une éducation royale, je ne la concevais pas.

Un peu gêné à mon tour , je produisis une pensée d’excuse, ne sachant dès lors pas trop comment prendre cette situation.

« Je.. Je vous demande pardon. Je ne voulais pas…»




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MessageSujet: Re: La grande Ourse dans le pif ! [Luna] Lun 28 Jan - 22:33

Alors que je lui parlais, je vis Thyrias se plonger dans la contemplation de la fumée qu'il venait de souffler. M'arrêtant à mon tour, je regardais un instant la forme, fronçant les sourcils... Avant d'abandonner. Je ne voyais rien de spécial dans ce nuage de fumée, aussi préférais-je continuer de parler en attendant qu'il revienne parmi nous... Ce qu'il fit plus ou moins rapidement. Il semblait perplexe quant à notre localisation et je le laissais réfléchir, sans savoir quoi lui dire pour lui donner plus d'indications. Nous étions proches de l'entrée de la ville, bien que celle-ci était invisible à qui ne connaissait pas les lieux.

Je hochai la tête à sa réponse, lui souriant. Je lui servirais de guide pour qu'il se rende à la capitale, je n'avais rien prévu de plus dans la journée de toute manière.


"Je vous accompagnerais avec plaisir. Nous avons un artisan qui travaille le verre pour la famille royale, afin que les quelques érudits d'astronomie que nous comptons puissant observer les constellations... Et également pour que notre bibliothécaire puisse lire ses ouvrages malgré ses yeux fatigués."

Nous n'étions pas de grands astronomes et nos maigres connaissances des étoiles nous servaient exclusivement à tracer des cartes afin de permettre à nos Guérisseurs de traverser les royaumes sans se perdre lors de leurs missions. Je me laissais parfois aller à demander quelques indications sur les constellations qui nous surplombaient lors des nuits sans nuage, plus par curiosité que par réelle passion.

Après lui avoir expliqué mon comportement d'il y a quelques minutes, je fermais un instant les yeux pour calmer mes rougeurs, avant de rouvrir les yeux et de les lever vers Thyrias... Pour le trouver en pleine contemplation de mon état, ce qui eut le don de me refaire rougir, plus légèrement cette fois. Je lui souris, me voulant rassurante.


"Ne vous en faites pas, ce n'est pas grave !... Vous êtes assez reposé ? Je peux vous emmenez jusqu'au fleuve d'Or si vous le souhaitez, avant de nous rendre à Eadj."


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